Constitution

Par Gilbert HEIM

evolution.jpgLe corps de lumière au complet

L'aura humaine est entièrement contenue dans un autre champ magnétique qui, lui, est de forme ovoïdale et entoure complètement le corps humain. Hors de cette forme s'expriment des centaines d'images géométriques d'une très grande précision. Elles sont de nature électromagnétique (du moins dans notre dimension d'existence actuelle) et on peut très bien les discerner sur l'écran d'un ordinateur branché en parallèle sur des appareils de détection adéquats. En fait, ces géométries sont très difficiles à distinguer sans l'aide de ces instruments très sensibles. On peut aussi les « voir avec les yeux de l'esprit », ce qu'on appelle encore la clairvoyance, et les « sentir » grâce à l'intuition, mais elles sont très difficiles à discerner avec les yeux physiques parce que l'énergie dont elles sont composées est très subtile. Dès que notre Mer-Ka-Ba est réactivé, c'est beaucoup plus facile à entrevoir, car celui-ci est un champ électromagnétique très puissant. Nous allons poursuivre l'investigation de ces géométries dans le chapitre « MERKABA »et nous nous efforcerons de rendre le sujet facile à comprendre. Dès qu'on a pu les contempler, on sait qu'elles offrent l'opportunité de faire l'ascension dans les mondes de lumière, vers l'immortalité et la réalisation de ce qu'on appelle « Dieu ».

Chez l’être humain la science et la médecine occidentale  ne retiennent que le côté physique, la plupart des causes de maladies sont recherchés dans le physique alors que le déséquilibre énergétique du corps et de l’esprit ne peuvent être dissociés. Presque toutes les anciennes civilisations parlent des centres énergétiques du corps (ou chakras) comme étant les moteurs des différentes régions du corps.
Dans l’étude du Corps de Lumière que je vais vous proposer il me faut tout d’abord revenir sur ce qui est le plus connus, les 7 chakras du corps Physique. Nos chakras correspondaient à cette description dans l’ancienne énergie. Mais lorsqu’ils sont entièrement développés, nos chakras forment un grand chakra unique– ou champ d’énergie – dont le centre est le coeur. Nos manuels concernant les chakras doivent être réécrits, car ils décrivent les chakras comme des tourbillons en forme d’entonnoir séparés les uns des autres. Cependant cela n’a été leur état naturel que pendant la grande séparation, c’est-à-dire pendant les douze mille ans passés. Toutes les descriptions contenues jusqu’à présent dans les livres ne prenaient nos chakras en compte que dans leur état réduit des millénaires passés, ce qui était alors tout à fait approprié. Depuis l’activation du processus de lumière à la fin des années quatre-vingts, les chakras sont en train de se développer de manière à retrouver leur état initial. C’est un processus progressif et nous vivrons plusieurs périodes intermédiaires. Mais plus le processus du corps de lumière avance chez un être humain, et plus les chakras fusionnent.

Dans mon étude j’appellerai ces centres énergétiques par « Sphère de Lumière » car leurs relations ne se cantonnent pas seulement à notre corps, mais ils sont reliés à notre A.D.N. (L’acide désoxyribonucléique est une molécule, présente dans toutes les cellules vivantes, qui renferme l'ensemble des informations nécessaires au développement et au fonctionnement d'un organisme. C'est aussi le support de l'hérédité car il est transmis lors de la reproduction, de manière intégrale ou non. Il porte donc l'information génétique et constitue le génome des êtres vivants) et à l’Univers dans lequel nous existons.

adn-helice.jpgChaque brins d'ADN est relié à une Sphère de Lumière. Lorsque nos 12 brins d'ADN sont activés notre Corps de Lumière est reconstitué et nous sommes en état d'Ascension.
L’équilibre énergétique de ces centres est primordial pour aller plus loin dans l’évolution de notre Corps de Lumière constitué de 12 sphères de Lumière. Dont 7 se trouvent dans notre corps et 5 à l’extérieur.

LA CONSTITUTION DE NOS CORPS ENERGETIQUES.

Avant d’entamer ce nouveau chapitre il est important d’expliquer certains termes.

 La démonstration de la Création suis un certain processus que je vais tenter d’éclaircir ici.

1)     A l’origine de la création il y a l’Energie Créatrice que j’ai appelé Le Flux Energétique Divin. Il se déplace à travers l’Univers porté par la lumière.

2)    Lorsque ce flux, traversant l’Espace ne rencontre plus de Matière il se fixe, et de par sa polarité Père (+) et sa polarité Mère (-), il crée le Fils (la matière). C’est ce que nous appellerons la TRINITE ou Triade.

3)    La création de cette matière, et toutes les autres créations, seront nommées Manifestations.

4)    Nous distinguerons du Microcosme vers le Macrocosme (de l’Homme vers le Cosmos) :

-        La Manifestation Humaine : L’Homme est contenu dans la Manifestation Planétaire représenté par un Archange.

-        La Manifestation Planétaire, ou Logos Planétaire est contenu dans la Manifestation Solaire ou Christ Solaire.

-        La Manifestation Solaire, ou Logos Solaire est contenu dans la Manifestation Cosmique ou Métatron, Seigneur de la création de notre Univers.

-        La Manifestation Cosmique, ou Logos Cosmique est contenu dans la Création du tout par l’intermédiaire de La Manifestation du Flux Divin.

5)    Lorsque la Création est passée par toutes les Manifestations et arrive à la Manifestation de l’Homme, L'Esprit, Le Père entre en contact avec la matière, La Mère le résultat de ce contact est la naissance du Fils, L’Ego, l'aspect conscience. Ce processus va créer ce que nous appellerons le Corps Egoïque.

CONSTITUTION DE NOS CORPS SUBTILS

corps-subtil-2.jpg

"La matière physique forme sept subdivisions, qu'on peut distinguer les unes des autres, et dont chacune produit, entre ses propres limites, des combinaisons infiniment diverses. Ces subdivisions sont : le solide, le liquide, le gaz, puis l'éther sous quatre états aussi distincts les uns les autres que sont distincts entre eux le solide, le liquide et le gaz. Le corps physique de l'Homme se compose de matière physique en ces sept états, – son corps grossier consistant en solides, liquides et gaz, et son double éthérique se composant des quatre subdivisions de l'éther, respectivement désignées par éther I, éther II, éther III et éther IV. Les fonctions du corps astral proprement dit a souvent été attribuées au double éthérique. Le double éthérique se compose des éthers physiques seulement, et que, s'il est extériorisé, il ne peut ni quitter le plan physique, ni s'éloigner notablement de sa doublure" (Annie Besant, L'homme et ses corps, 1911).

Les divers centres énergétiques sont :

tableau-corps-subtils.jpg

Le corps Physique.

Sous la dénomination de "corps physique", il faut comprendre les deux principes inférieurs de l'Homme, y compris le corps éthérique que nous traiterons séparément. Le corps physique dense est le véhicule qui permet à l’âme tout au long de son évolution dans notre incarnation d’agir et de réagir, de vivre des expériences, d’expérimenter et donc d’évoluer sur le plan physique. Sur la courbe évolutive, à travers les fonctions que le corps physique possède, il offre à l’âme la possibilité de s’exprimer et de rayonner sur le plan physique.

Nous appelons aussi ce corps "véhicule" physique tant que nous sommes incapables de nous dégager du monde (ou du plan physique). Avec notre corps éthérique le corps physique se rattachent au dernier plan de l'Univers par les matériaux qui les composent, et ils ne peuvent quitter ce plan. La conscience, tant qu'elle opère en eux, est esclave de leurs limitations physiques et sujette aux lois ordinaires de temps et d'espace. Quoique partiellement séparables, rarement ils sont séparés pendant la vie terrestre. Une telle séparation n'est d'ailleurs pas à conseiller et dénote toujours chez le sujet un état morbide, ou une constitution déséquilibrée.

Le corps physique dans sa partie la plus dense est décrit comme réceptif (ou négatif) par rapport au corps émotionnel, lui-même négatif par rapport au corps mental. Cela signifie que le corps physique constitue en quelque sorte un tableau d’affichage par rapport à l’état du corps émotionnel. Le corps physique dense est dit ne pas être un principe, ce qui signifie qu’il n’est en lui-même la cause de rien, mais la conséquence de tout. C’est le premier corps que notre Esprit quitte lors de notre mort.

La matière physique forme sept subdivisions, qu'on peut distinguer les unes des autres, et dont chacune produit, entre ses propres limites, des combinaisons infiniment diverses. Ces subdivisions sont :

-        le solide,

-        le liquide,

-        le gaz,

-        puis l'éther sous quatre états aussi distincts les uns les autres que sont distincts entre eux le solide, le liquide et le gaz.

Tels sont les sept états de la matière physique, et toute portion de cette matière est susceptible de passer par n'importe lequel de ces états. Cependant, dans les conditions dites "normales" de température et de pression, elle adopte l'un des sept états comme condition relativement permanente. Ainsi, généralement, l'or est solide, l'eau liquide, et le chlore gazeux. Le corps physique de l'Homme se compose de matière physique en ces sept états, – son corps grossier consistant en solides, liquides et gaz, et son double éthérique se composant des quatre subdivisions de l'éther, respectivement désignées par éther I, éther II, éther III et éther IV.

Alors que jamais le soin exclusif du corps ne pourra nous conduire aux hauteurs où nous aspirons, la négligence de ce même corps nous mettra dans la totale impuissance de gravir jusqu'à ces hauteurs.

Les véhicules dans lesquels l'Homme doit vivre et travailler sont ses instruments. Il faut donc avant tout comprendre que nous ne sommes pas faits pour notre corps, mais que notre corps est fait pour nous. Il nous est donné pour notre usage et nous ne sommes pas sa chose, à son service. Le corps est un outil, qui doit être épuré, amélioré, dressé, qui doit être moulé selon la forme et constitué par les éléments les plus aptes à en faire, sur le plan physique, l'instrument des plus sublimes desseins de l'Homme. Tout ce qui tend vers ce but doit être encouragé et cultivé ; tout ce qui va à l'encontre est à éviter. Peu importent les désirs du corps et ses habitudes prises dans le passé. Le corps est nôtre, il est notre serviteur, pour être employé selon notre bon vouloir. Et dès qu'il prend les rênes en main et prétend guider l'Homme au lieu d'être guidé par lui, alors est inverti le but de la vie entière, et tout progrès devient absolument impossible. D'ailleurs, la nature même du corps physique le rend facile à convertir en serviteur ou en instrument. Il possède certaines caractéristiques qui nous aident à le dresser et le rendent relativement facile à guider et à mouler selon notre désir.

L'une de ces caractéristiques, c'est qu'une fois l'habitude formée de suivre une ligne d'activité particulière, le corps persistera très volontiers à la suivre de son plein gré, avec le même plaisir qu'il éprouvait jadis à suivre une autre ligne, toute différente. Une mauvaise habitude prise, le corps résistera fortement à toute velléité de changement. Mais, ce changement une fois imposé, et la résistance surmontée, le corps, après avoir été d'abord forcé d'agir selon la volonté de l'Homme, suivra bientôt spontanément la voie tracée par cette volonté. En un mot, le corps aura vite fait de reporter sur sa nouvelle habitude toute la complaisance avec laquelle il s'adonnait jadis à l'ancienne, que la raison, que l'Homme a cru devoir changer.

Les fonctions du corps peuvent se subdiviser en deux groupes, dont l'un est généralement indépendant de la volonté, l'autre lui étant, au contraire, soumis.

1)    Le Grand Sympathique

Le système dit "Grand Sympathique" préside aux fonctions du corps chargées d'entretenir la vie habituelle, contraction et expansion du poumon, battements du cœur, mouvements des organes digestifs. Ce système comprend les nerfs des mouvements involontaires, ou de la vie végétative. A une certaine époque, dans le lointain passé de l'évolution physique qui édifia nos corps, ce système était commandé par l'animal qui le possédait. Mais peu à peu, il commença à fonctionner automatiquement, échappa au contrôle de la volonté, se rendit presque indépendant et s'acquitta de toutes les fonctions vitales normales du corps. Tant que l'Homme est en bonne santé, ces fonctions passent inaperçues. Il sent qu'il respire, lorsqu'une oppression fait obstacle à sa respiration, il sait que son cœur bat, lorsque les battements en sont violents ou irréguliers. Mais, si tout est en ordre, il ne s'aperçoit de rien. Il règle aussi les battements de son cœur, activant ou retardant à volonté la circulation. Par ces moyens il peut plonger le corps physique dans un état léthargique et libérer ainsi le corps astral.

2)   Le Système Nerveux

Le système nerveux, beaucoup plus important que le précédent, car c'est lui qui sert à l'expression de notre mentalité. C'est ici le grand système, instrument de notre pensée, grâce auquel nous pouvons sentir et nous mouvoir sur le plan physique. Ce système se compose de l'axe cérébro-spinal (cerveau et moelle épinière), d'où se ramifient, dans toutes les parties du corps, des filaments de substance nerveuse. Ces filaments sont les nerfs sensitifs et moteurs :

-        les premiers allant de la périphérie au centre,

-        et les seconds du centre à la périphérie.

De tous les points du corps partent les filaments nerveux, qui s'unissent en faisceaux, pour rejoindre ensuite la moelle épinière, dont ils forment la substance fibreuse externe. De là ils remontent pour se déployer et se ramifier dans le cerveau, centre de toute sensation et de tout mouvement intentionnel soumis au contrôle de la volonté. Tel est le système qui nous occupe, moyen d'expression de la volonté et de la conscience humaine, aussi peut-on dire que ces facultés ont leur siège dans le cerveau. Sur le plan physique, l'Homme ne peut rien faire sans l'intermédiaire du cerveau et du système nerveux. Si ces appareils sont dérangés, il devient incapable de s'exprimer méthodiquement. De même que toutes les autres parties du corps, le double système nerveux dont nous venons de parler est constitué par des cellules, petits corps bien délimités, comprenant une paroi et une substance incluse, visibles au microscope et modifiés selon leurs fonctions diverses. Les cellules, à leur tour, se composent de petites molécules ; ces dernières enfin sont formées d'atomes. Ce sont ici les atomes du chimiste : chacun d'eux est pour lui l'ultime particule indivisible d'un élément chimique. Ces atomes chimiques se combinent en d'innombrables manières pour former les gaz, les liquides et les solides du corps grossier. Mais pour le théosophe, chaque atome chimique est un être vivant, capable de mener une vie indépendante ; et chaque combinaison de ces atomes en un groupement plus complexe constitue encore un être vivant. Ainsi chaque cellule jouit de sa vie propre, et tous ces atomes chimiques, toutes ces molécules, toutes ces cellules s'unissent pour former un "tout" organique, un corps, qui sert de véhicule à un mode de conscience plus élevé que tout ce que ces êtres rudimentaires peuvent connaître dans leur existence séparée.

Or, les particules vivantes dont se compose ce corps plus élevé, ce corps humain, viennent et s'en vont continuellement. Ce sont des agrégats d'atomes chimiques, trop petits pour être perceptibles à l'oeil nu, mais souvent visibles au microscope. Ainsi, lorsque nous regardons au microscope une goutte de sang, nous y voyons se mouvoir un grand nombre de corpuscules vivants. Ce sont les globules blancs ou rouges ; les blancs se rapprochant beaucoup, par leur structure et leurs [27] mouvements, des amibes ordinaires. Nous y voyons de plus des microorganismes, en rapport avec un grand nombre de maladies, des bacilles d'espèces diverses ; et le savant nous dira qu'il y a dans notre corps des microbes amis et ennemis : les uns nous font du tort, et les autres se jettent, pour les dévorer, sur les intrus malintentionnés et sur les déchets qui ne servent plus à rien. Nous recevons donc continuellement du dehors des microorganismes, dont les uns nous apportent la maladie et la ruine, les autres la santé. Ainsi se renouvellent sans cesse les matériaux constituant notre vêtement corporel. Ils rentrent dans notre organisme, y restent quelque temps, puis s'en vont faire partie d'autres corps. Il y a donc en nous un perpétuel changement, un "va-et-vient" incessant.

Il est nécessaire d'introduire des forces d'un autre plan, du plan astral notamment, pour montrer que la pensée n'est pas le résultat de l'activité nerveuse.

Il est donc bien vrai qu'un cerveau étant sous l'action narcotique, d'une maladie ou d'une blessure, la pensée de l'homme à qui ce cerveau appartient ne peut plus trouver son expression normale sur le plan physique. Le matérialiste vous montrera aussi comment certaines lésions déterminées produisent sur la pensée des effets déterminés. Ainsi, par exemple, il existe une affection, peu fréquente d'ailleurs, nommée l'aphasie, qui détruit une portion particulière du tissu cérébral, voisine de l'oreille. Cette affection est accompagnée d'une perte totale de la mémoire des mots. Si vous posez une question au patient, il est incapable de vous répondre, si vous lui demandez son nom, il reste muet.

Mais prononcez vous-même son nom, et il montrera qu'il le reconnaît, faites-lui une lecture, et il donnera des signes d'approbation ou de désapprobation. Il pense donc, mais ne peut parler. Il semble que la portion détruite du cerveau soit en rapport spécial avec la mémoire physique des mots, de telle sorte que sa destruction fasse perdre à l'homme sur le plan physique, la mémoire des mots. Il serait ainsi rendu muet, tout en conservant le pouvoir de penser et la faculté d'assentiment ou de dissentiment envers toute proposition énoncée devant lui. Il est, d'ailleurs, évident que l'argument matérialiste ne tient plus, dès que l'homme est débarrassé de son instrument défectueux. Il peut alors manifester librement ses pouvoirs ; mais il redevient impuissant dès qu'il en est de nouveau réduit aux moyens physiques d'expression. Quoi qu'il en soit, l'importance de cette discussion, en ce qui concerne notre recherche actuelle, gît, non pas dans le plus ou moins de valeur des doctrines matérialistes, mais bien dans ce fait, que, d'une part, l'Homme est limité, dans son expression sur le plan physique, par les facultés de son instrument physique ; et que, d'autre part, cet instrument est susceptible d'être influencé par les agents physiques. Si ces derniers agents peuvent, comme nous venons de le voir, lui faire du tort, il est certain qu'ils pourront aussi servir à l'améliorer. Cette considération sera pour nous d'une importance capitale.

L'homme ordinaire permet à son corps de s'édifier n'importe comment à l'aide des matériaux qui lui sont fournis.

Il ne s'inquiète aucunement de leur nature, pourvu qu'ils flattent son goût et ses désirs, et n'a cure de savoir s'ils construisent à "l'Ego", au vrai Homme qui vit éternellement, une pure et noble demeure. Il n'exerce aucune surveillance sur ces particules qui viennent et s'en vont, il ne choisit rien, ne rejette rien, mais laisse tout s'arranger au petit bonheur: tel un maçon négligent qui ramasserait, pour construire sa maison, des détritus quelconques, rebuts de laine et de poils, boue, copeaux, sable, vieux clous, déchets et ordures. En un mot, l'homme ordinaire édifie son corps sans rime ni raison.

Il suit de là que la purification du corps grossier consistera en un processus de sélection délibérée des particules qu'on laissera entrer dans sa constitution. L'homme y introduira, sous forme de nourriture, les éléments constitutifs les plus purs qu'il puisse obtenir, comme les légumes et les fruits sous forme cru, repoussant tout ce qui est impur et grossier comme les viandes et les produits alimentaire industriels. Il sait que les particules admises en son corps pendant le temps qu'il a négligemment vécu, s'élimineront d'elles-mêmes, graduellement et naturellement, dans un délai d'environ sept ans (cette élimination est même susceptible d'être fortement activée), et il prend la résolution de n'y plus introduire rien de malpropre. Au fur et à mesure qu'il accroît en lui les éléments purs, il forme en son corps une armée de défenseurs qui détruisent toute particule impure capable de le surprendre du dehors, ou d'y entrer sans son consentement. L'Homme peut même protéger encore plus sa demeure corporelle par une volonté active de la maintenir pure. Cette volonté agit magnétiquement et chasse continuellement du voisinage du corps tous les êtres impurs qui voudraient l'envahir. Le corps humain se trouve ainsi protégé contre les incursions auxquelles il est exposé, alors qu'il vit dans une atmosphère imprégnée de malpropretés de toute sorte.

En adoptant cette résolution de purifier son corps et d'en faire un instrument convenable au service du Soi, l'Homme prend la première détermination. Cette détermination doit être prise un jour, dans cette vie ou dans une autre.

Toute vérification personnelle des faits hyper physiques dépend du complet assujettissement du corps physique à l'Homme, son maître. Cette vérification, il doit la faire, et il en est incapable tant qu'il est enchaîné dans la prison de son corps ou tant que ce corps est impur. En admettant même qu'il ait apporté, de quelque autre existence mieux disciplinée, des pouvoirs psychiques partiellement développés et que ces pouvoirs réussissent à se manifester en dépit des circonstances défavorables auxquelles l'Homme est actuellement soumis, il n'en reste pas moins certain qu'il sera gêné dans leur usage tant qu'il sera dans son corps physique, si ce corps est impur. Le corps obscurcira ou déformera les impressions perçues à travers lui, et tous les renseignements obtenus seront sujets à caution.

Supposons maintenant que l'Homme se décide, après mûre délibération, à se bâtir un corps pur. Ou bien il profitera de ce que son corps se renouvelle complètement dans un délai d'environ sept ans, ou bien il préférera la voie plus courte, mais plus difficile, du changement rapide. Dans l'un et l'autre cas il commencera immédiatement à choisir les matériaux qui devront lui constituer un nouveau corps pur, et la question du régime se présentera à lui. Dès le début, il exclura de son alimentation toute nourriture capable d'introduire dans son corps des particules impures et susceptibles de le souiller. Il supprimera l'alcool et toutes les liqueurs qui en contiennent, car ces boissons introduisent dans son corps physique des microbes impurs, produits de la fermentation. Ces microbes ne sont pas seulement répugnants en eux-mêmes, mais ils attirent à eux, par une indéniable affinité, quelques-uns des habitants les plus dangereux du plan immédiatement supérieur. L'Homme subit donc forcément ce contact impur, qui, pour être invisible physiquement, n'en est pas moins réel. Des ivrognes privés, par la mort, de leur corps physique et incapables d'assouvir par eux-mêmes leur exécrable désir des substances enivrantes sont là, dans l'atmosphère astrale, errant autour des lieux où l'on boit et des gens qui boivent. Ils cherchent à s'insinuer dans le corps même des buveurs, pour prendre leur part de la vile jouissance à laquelle ceux-ci s'abandonnent. Des femmes sensibles et délicates se détourneraient avec horreur de leur verre, s'il leur était une fois donné de voir les créatures répugnantes qui cherchent à partager leur plaisir et le lien intime qu'elles établissent avec les êtres les plus dégoûtants du monde invisible.

Des éléments mauvais s'assemblent également alentour, pensées d'ivrognes revêtues de substance élémentale.

En même temps, le corps physique attire à lui, de l'atmosphère ambiante, des particules grossières provenant du corps d'ivrognes et de viveurs, ces particules entrent dans la composition du corps, qu'elles souillent et avilissent. Si nous considérons les gens qui sont constamment en contact avec l'alcool, ceux qui fabriquent ou débitent les vins, bières, spiritueux, et toutes les liqueurs malpropres, nous verrons, physiquement, combien leur corps est devenu grossier et dégradé. Il suffit, comme exemple, d'un brasseur ou d'un cabaretier (sans parler des gens de toute classe qui boivent avec excès), pour montrer ce que font, partiellement et graduellement, tous ceux qui introduisent en eux de tels éléments. Plus ils en absorbent, plus leur corps devient vulgaire et grossier.

Il en est de même de toutes les autres substances alimentaires impropres à la consommation de l'Homme : la chair des mammifères, des reptiles, des poissons, celle aussi des crustacés et des mollusques qui vivent de cadavres, ainsi que toute nourriture souillée de sang, indigne des lèvres de l’homme. Comment un corps formé de tels matériaux peut-il être pur, sensitif, délicatement équilibré et, en même temps, parfaitement sain, ayant la force et la finesse de l'acier trempé ? Comment peut-il être, en un mot, l'instrument indispensable à tout travail supérieur ? Ceux qui construisent leur corps à l'aide de substances si corrompues, attirent, eux aussi, des éléments d'un genre très dangereux. Un sensitif peut les voir, errant autour des boucheries et aspirant les effluves qui montent des carcasses sanglantes et des flaques de sang à moitié dissimulées sous la sciure. Est-il besoin d'y joindre encore la leçon pratique que nous fournit le seul aspect physique de ceux qui vivent dans un tel milieu ? Voyez l'équarrisseur et le boucher, et demandez-vous si leur corps semble être l'instrument le mieux indiqué pour un travail de haute pensée ou la méditation des sublimes vérités spirituelles. Et, cependant, le corps du boucher n'est que le produit achevé des mêmes forces qui opèrent, en proportion, chez les clients qu'il fournit de ses viandes impures. Nous le répétons encore une fois, aucune attention prêtée par l'Homme au corps physique seul ne pourra lui donner d'elle-même la spiritualité, mais est-ce une raison pour s'encombrer d'un corps impur ? Est-ce une raison pour permettre que les pouvoirs de l'Homme, grands ou petits, soient limités, entravés, étouffés dans leur manifestation par l'imperfection forcée d'un tel instrument ?

Nous trouvons pourtant sur notre chemin une difficulté qu'il ne faut pas passer sous silence. Nous pouvons prendre grand soin de notre corps et nous abstenir résolument de le rendre impur, mais nous vivons au milieu de gens insouciants et qui, pour la plupart, sont dans la plus complète ignorance de ces faits de la Nature. Dans une ville occidentale, il est impossible de parcourir les rues sans être offusqué presque à chaque pas. Or, plus nous purifions notre corps, plus s'accroît la délicatesse de nos sens physiques, et plus, par conséquent, nous avons à souffrir au sein d'une civilisation aussi grossière et aussi bestiale que la nôtre. Lorsque nous traversons les rues pauvres et commerçantes, qui ont des cabarets à tous les coins, impossible d'échapper à l'odeur de boisson. L'effluve de chaque guinguette déborde sur celle de la suivante, et, parfois même, des rues soi-disant convenables sont ainsi infectées. En outre, nous sommes contraints de passer devant les abattoirs et les boucheries, et de voyager dans les trains et les omnibus en compagnie de corps puant la viande et l'alcool. L'on sait évidemment que de meilleures dispositions seront prises lorsque la civilisation sera un peu plus avancée, et qu'il y aura quelque chose de gagné lorsque toutes ces malpropretés seront centralisées dans des quartiers spéciaux, où ceux qui y tiennent pourront les aller chercher. Mais, en attendant, les particules impures nous arrivent de tous ces mauvais lieux, et nous les respirons avec l'air de nos villes.

Heureusement, comme le corps sain où les microbes ne peuvent germer, le corps pur, lui aussi, offre un terrain impropre au développement de ces particules malsaines. De plus, ainsi que nous l'avons vu, il y a en nous des armées d'êtres vivants qui sont toujours à l'œuvre, travaillant à maintenir la pureté de notre sang. Ces véritables gardes du corps se jettent sur toute particule empoisonnée pour la mettre en pièces et l'exterminer, dès qu'elle s'introduit dans la cité d'un corps pur. A nous de choisir entre posséder en notre sang ces défenseurs de la vie, ou le peupler de pirates qui ravagent et tuent tout ce qui est bon. Plus fermement nous nous refuserons à admettre dans notre corps tout élément malpropre, mieux nous serons protégés contre les attaques du dehors.

"Il faut commencer de suite à purifier votre corps, et cela avant toute pratique de Méditation digne de ce nom. Car, pour un corps impur et indiscipliné, la véritable Méditation est aussi dangereux qu'une allumette enflammée pour un baril de poudre"

Supposez qu'un homme ait contracté l'habitude de nourrir son corps de diverses sortes de choses malpropres, son corps les exigera impérieusement, et il sera tenté de céder à ses exigences, mais, s'il n'y prête aucune attention, s'il agit à sa guise, et non suivant les désirs de son corps, il s'apercevra, à sa grande surprise peut-être, que le corps reconnaît bientôt son maître et se conforme à ses ordres. Au bout d'un certain temps, même, il commence à préférer ce que son maître lui donne et conçoit un goût prononcé pour les aliments propres et un dégoût des aliments malpropres. L'habitude peut donc, selon les cas, être pour nous un secours, ou un empêchement. Votre corps cède dès qu'il sent que vous êtes le maître et que vous n'avez pas l'intention de vous laisser détourner du but de votre vie par un simple instrument fait pour vous servir.

Le corps Ethérique.

Le corps éthérique interpénètre le physique dense et le dépasse légèrement. Il est comme un brouillard (gris-bleu?). Il se compose d’un tissu de courants d’énergie, de lignes de force et de lumière. L’énergie circule le long de ces lignes comme le sang dans les veines et les artères. Cette circulation permanente, humaine, planétaire et solaire de force vitale animant le corps éthérique de toutes les formes est la base de toute vie manifestée. Aucune vie n’existe sous une forme séparée. Le corps éthérique d’un être humain fait partie du corps éthérique de la planète donc, il est relié à toutes les formes qui se trouvent dans ce corps éthérique, quel que soit le règne de la nature auquel il appartient. C’est le véhicule emprunté par les courants de vitalité qui maintiennent le corps en vie. Apporte vitalité et énergie au corps physique et l’intègre au corps éthérique de la terre et du système solaire. Après avoir quitté notre corps physique notre Esprit met un certain temps avant de quitter ce deuxième corps.

La notion de « corps éthérique » ou celle d'aura ont été un moment liées à la photographie Kirlian, découverte en 1939. Kirlian, avec un oscillateur à hautes fréquences ou générateur d'étincelles, prit des photos sans appareil photo, juste en utilisant le courant électrique et du film photographique, il vit des halos autour des objets, ses mains, des feuilles, des pierres.

Le corps Emotionnel.

Le Corps Emotionnel intègre toutes les émotions qui nous appartiennent dans cette vie et aussi tous les chocs émotionnels qui n’ont pas été nettoyés dans de multiples vies. Ces charges émotionnelles vont tout d’abord (dans l’immédiat) charger le creux des épaules, elles sont à l’origine de beaucoup de maladies des glandes mammaires chez la femme.

Les charges émotionnelles accumulées au cours de notre vie vont charger, à droite le foie, à gauche la rate, d’où à un certain âge les dépressions nerveuses.

  Donc vous venez dans ce monde avec une charge très importante, surtout au niveau du corps inférieur. Maintenant cette charge doit être complètement annihilée.

Afin d’annihiler cette charge émotionnelle qui vous freine, il faut opposer à toute charge émotionnelle négative, les charges émotionnelles positives, il faut impérativement élever votre fréquence vibratoire bien au-delà de tout ce que nous pourrions appeler vos petits bobos, vos petits problèmes, car votre vie est faite de beaucoup de petits bobos, de petits problèmes que vous grossissez beaucoup trop souvent d’une façon inconsidérée.

Le corps Mental.

Ce véhicule de la conscience humaine est constitué par la substance des quatre sous-plans inférieurs. Son rôle est double :

-        d'une part, il constitue le véhicule spécial de notre conscience dans cette région du plan mental ;

-        de l'autre, il agit sur notre corps astral et, par lui, sur nos enveloppes physiques, pour produire tout ce que nous appelons les manifestations de l'intelligence à l'état normal de veille.

En fait, chez l'homme peu développé, tant que dure la vie terrestre, ce corps est incapable de fonctionner séparément sur son propre plan, comme véhicule de la conscience. Lorsqu'un tel homme exerce ses facultés mentales, elles doivent se revêtir de matière astrale et physique, avant qu'il ne puisse lui-même être conscient de leur activité.

Le corps mental est donc le véhicule de l'Ego, du Penseur, pour tout son travail de raisonnement ; mais, tant que l'Ego est encore jeune, ce véhicule, imparfaitement organisé, est faible et diffus, comme le corps astral de l'homme peu évolué.

La substance dont se compose le corps mental est extrêmement ténue et subtile. Cette matière appartient au cinquième plan de notre Univers en commençant par le haut, ou au troisième en commençant par le bas. Dans cette matière, "l'Ego" se manifeste comme intelligence, tandis que dans celle du plan inférieur (l'astral) il se manifestait comme sensation.

La limite extérieure du corps mental, visible dans l'Aura, met en évidence une particularité : ce corps augmente, il croît en grandeur et en activité à mesure que l'Homme, dans la série de ses incarnations, se développe et évolue. Jusqu'ici, nous n'avions pas rencontré cette particularité. Pour chaque incarnation, un corps physique est construit, différant selon la nationalité et le sexe ; mais nous l'imaginons conservant la même taille, ou peu s'en faut, depuis les Atlantes jusqu'à nos jours. Le corps astral, d'autre part, croît en organisation, comme nous l'avons observé, à mesure que l'Homme progresse. Mais le corps mental, lui, croît littéralement en grandeur avec l'évolution humaine. En considérant une personne très peu développée, nous aurons du mal à distinguer son corps mental, il est si peu évolué que, si l'on n'y mettait du soin, on ne le verrait même pas. Prenons ensuite un homme plus avancé, un homme qui n'a pas encore atteint la spiritualité, mais dont les facultés mentales sont développées, et l'intellect entraîné. Nous verrons que son corps mental est en train d'acquérir une formation très nette, et qu'il se révèle, par son organisation, comme étant un véhicule de l'activité humaine. Il constitue un objet au contour net et clair, tissu de fine substance et d'admirables couleurs, vibrant constamment, plein d'activité, de vie et de force, – expression de l'intelligence dans le monde de l'intelligence.

Sa nature donc, essence subtile; ses fonctions : véhicule immédiat où "l'Ego" se manifeste comme intelligence. Sa croissance : à travers la série des vies successives elle se poursuit, proportionnée au développement intellectuel ; son organisation aussi s'achève, de plus en plus parfaite, à mesure que les qualités et les attributs de l'intelligence se marquent plus nettement.

A l'inverse du corps astral, le corps mental, lorsqu'il fonctionne de concert avec les véhicules inférieurs, ne reproduit nullement l'image physique de l'Homme, sa forme, ou ses traits. Au contraire, il est ovoïde ; il pénètre le corps astral et le corps physique, et les dépasse, formant autour d'eux une atmosphère rayonnante qui grandit sans cesse avec le développement intellectuel de l'Homme. Inutile d'ajouter que cette forme ovoïde devient un admirable et radieux objet lorsque l'Homme développe les facultés supérieures de son intelligence. Elle échappe à la vision astrale, mais est clairement perçue par cette vision plus haute qui appartient au monde mental. Un homme ordinaire, vivant dans le monde physique, ne voit rien du monde astral, bien qu'il y soit immergé, jusqu'au jour où s'éveillent ses sens astraux. De même, l'homme chez qui les sens physiques et astraux sont seuls développés, ne verra rien du monde mental, ni des formes composées de sa substance, jusqu'à ce que les sens mentaux soient éveillés en lui, ce monde, néanmoins, l'entoure de toute part.

Le corps mental est le véhicule à travers lequel notre Esprit se manifeste en tant qu'intelligence et dans lequel se développent les pouvoirs de notre mental sous deux formes :

-        Le Mental inférieur.

Le corps mental est formé de quatre subdivisions inférieures du monde mental, de la matière mentale qui correspond aux quatre subdivisions inférieures de matière astrale, aux états solide, liquide, gazeux et éthérique de la matière physique.

Les mauvaises pensées, telles que celles qui se rapportent à l'égoïsme et à l'avarice, sont des vibrations de la matière la plus grossière qui se trouve à la partie inférieure de l'ovoïde. Par suite, l'homme ordinaire qui nourrit souvent des pensées de nature égoïste développe la partie inférieure de son corps mental.

-        Le Mental supérieur.

Les trois subdivisions supérieures du plan mental fournissent la matière du corps causal ou corps mental supérieur.

Les bonnes pensées produisent des vibrations dans la matière la plus fine du corps mental, qui, par suite de sa densité plus faible, se trouve à la partie supérieure. L’homme qui n'a que des pensées nobles développe la partie supérieure de son corps mental.

Lorsque les pensées sont pures et spirituelles, la partie supérieure du corps Mental est d’un très beau violet. A mesure de l’évolution du méditant le cercle augmente de grandeur et d'éclat.

A la partie inférieure du corps Mental la couleur dominante pour les pensées spirituelles est  bleue, elle s’élargit au fur et à mesure de l’évolution spirituelle.

Ensuite vient la zone beaucoup plus large des pensées d'amour, dont la couleur varie du cramoisi au rose, suivant le genre d'affection qu'elle indique, et souvent au contact même de cette bande, se trouve la zone orangée qui exprime les pensées orgueilleuses et ambitieuses.

Nous trouvons encore en relation avec l'orgueil la ceinture jaune de l'intellect habituellement divisée en deux parties qui correspondent respectivement aux pensées philosophiques et scientifiques. L'emplacement de la portion jaune varie suivant les individus: quelquefois elle occupe toute la partie supérieure, s'élevant au-dessus de la dévotion et de l'affection; dans ce cas, l'orgueil est généralement excessif.

La couleur verte correspond aux formes-pensées ordinaires. Selon l’éclat du vert, les pensées sont pures ou sombres ; dans ce cas elle est souvent teintée de brun ou de jaune suivant le caractère de l'individu.

Il n’est pas important de considérer ces couleurs dans un sens critique ou à des fins de jugement.

Nous avons donc grand intérêt à comprendre comment se construit notre corps mental, et comment il croît. – Il croît par la pensée. Nos pensées sont les matériaux qui nous servent à édifier ce véhicule mental. Par l'exercice de nos facultés mentales, par le développement de notre puissance artistique, de nos émotions élevées, nous sommes occupés, littéralement, à bâtir notre corps mental jour par jour, pendant chaque mois, chaque année de notre vie.

-          Si vous n'exercez pas vos facultés mentales ;

-          si vous n'êtes que le réceptacle de vos pensées, sans en être jamais le créateur ;

-          si vous ne savez qu'accepter du dehors au lieu de former du dedans ;

-          si, pendant votre traversée de la vie, vous ne faites qu'héberger les seules idées des autres;

-         si, en fait de pensée, vous ne connaissez rien de mieux, alors, d'une vie à l'autre, votre corps mental ne pourra se développer;

-          d'une vie à l'autre vous reviendrez tel que vous étiez au départ ;

-          d'une vie à l'autre vous piétinerez sur place, individu rudimentaire, non évolué.

Exercer l'intelligence elle-même, utiliser créativement ses facultés, les mettre à l'épreuve, œuvrer par elles, exiger d'elles un continuel effort, tels sont les seuls moyens d'assurer le développement du corps mental, les seuls moyens du véritable progrès dans l'évolution humaine.

Dès que vous commencerez à vous en rendre compte, vous chercherez sans doute à modifier l'attitude générale de votre "moi" conscient. Vous commencerez à observer son fonctionnement ; et dès lors vous pourrez vérifier l'exactitude de ce qui vient d'être dit. Vous découvrirez qu'une grande part de votre activité mentale n'est pas vôtre : elle n'est, à proprement parler, que l'acceptation des pensées d'autrui. Les pensées, vous ne savez pas comment elles vous viennent ; elles arrivent, et vous ignorez leur provenance ; elles vous quittent, et vous ne savez où elles vont. Et vous commencerez alors à sentir, non sans quelque détresse peut-être et quelque contrariété, qu'au lieu d'être hautement évolué, votre entendement n'est qu'un carrefour, où des pensées passent.

Examinez-vous vous-même, analysez le contenu de votre magasin intellectuel, cherchez à distinguer ce qui est vraiment à vous de ce qui n'est qu'emprunt fait à l'extérieur. De temps à autre, pendant la journée, arrêtez-vous brusquement et voyez à quoi vous pensez ; vous serez peut-être surpris de découvrir que vous ne pensez à rien – expérience très commune – ou que vous pensez si vaguement, qu'aucun principe mental en vous ne peut en éprouver autre chose qu'une impression toute fugitive. Lorsque vous aurez répété un bon nombre de fois cette expérience, et que ces essais eux-mêmes vous auront rendu plus "soi-conscient" qu'auparavant, commencez à analyser minutieusement les pensées qui se trouvent en votre conscience, et cherchez à voir quelle différence il y a entre leur condition à l'entrée et à la sortie ; à voir, en un mot, ce que vous avez bien pu ajouter à ces pensées pendant leur séjour chez vous. Ainsi votre mentalité deviendra réellement active et commencera à exercer sa puissance créatrice.

Nous comprendrons mieux l'action automatique du corps mental, mentionnée plus haut, si nous considérons la nature des matériaux qu'il emprunte pour sa construction. Le Mental Universel, auquel sa nature intime le lie, est, sous son aspect matériel, le réservoir où ces matériaux sont puisés. Ils consistent en mouvements vibratoires de tout genre, variant en qualité et en puissance, selon les combinaisons produites. De ce réservoir commun, le corps mental attire à lui, automatiquement, des éléments susceptibles d'entretenir ses combinaisons déjà existantes ; car il s'opère, dans le corps mental comme dans le corps physique, un renouvellement continu, et chaque particule disparue doit normalement être remplacée par l'arrivée d'une particule de même nature. Du jour où l'Homme, remarquant en son esprit des tendances mauvaises, entreprend de les modifier, il met en jeu des vibrations d'un genre nouveau, et le corps mental, accoutumé à répondre aux vibrations anciennes, résiste à la tendance nouvelle qu'on veut lui imposer : il y a alors lutte et souffrance. Mais graduellement, à mesure que les anciennes particules sont rejetées et remplacées par celles susceptibles de répondre aux vibrations nouvelles (particules attirées automatiquement en vertu de leur affinité), le corps mental change de caractère, que dis-je, sa matière même se renouvelle, et ses vibrations finissent par être répulsives envers les pensées mauvaises, et attractives envers les bonnes. De là l'extrême difficulté des premiers efforts, qui provoquent la réaction et doivent surmonter la résistance, du mental sous son ancien aspect ; de là aussi la facilité de plus en plus grande que l'on éprouve à penser avec rectitude, au fur et à mesure que cet ancien aspect se modifie ; et finalement, la spontanéité parfaite du nouveau mode d'activité et le plaisir qui l'accompagne.

Le corps Astral.

Le monde astral est une région déterminée de l'Univers, entourant et pénétrant le monde physique, mais échappant à nos moyens ordinaires d'observation, parce qu'elle consiste en substances d'un ordre différent. Prenons l'ultime atome du plan physique, et dissocions-le, il disparaît en ce qui concerne le monde physique, mais nous trouvons qu'il est composé de nombreuses particules de la substance astrale la plus grossière (la matière "solide" du monde astral). Or, nous avons reconnu, dans la matière physique, les états solide, liquide, gazeux et quatre modes d'éther, soit en tout sept états, où viennent se classer les innombrables combinaisons qui forment le monde physique. De même, nous trouvons sept états de la matière astrale, correspondant aux sept états de la matière physique et embrassant les innombrables combinaisons qui constituent le monde astral. Tous les atomes physiques ont leur enveloppe astrale, la matière astrale formant ainsi ce que nous pourrons appeler la "matrice" de la matière physique, qui s'y trouve sertie.

La substance astrale sert de véhicule à la Vie qui anime toutes choses, c'est grâce à elle que les courants énergétiques entourent, entretiennent, nourrissent chaque particule de matière physique et donnent naissance, non seulement à ce qu'on appelle couramment la "force vitale", mais encore à toutes les énergies électriques, magnétiques, chimiques et autres, à l'attraction, à la cohésion, à la répulsion et toutes forces analogues, différenciations multiples de la Vie, au sein de laquelle, comme les poissons dans l'Océan, flottent les Univers.

Pénétrant intimement par-là au sein du monde physique, la vie passe à l'éther de ce dernier monde cet éther devient à son tour, comme nous l'avons déjà dit, le véhicule qui transfère toutes ces énergies aux degrés inférieurs du plan physique, où nous voyons enfin leur action manifestée.

Comme son nom l’indique le corps astral se trouve hors de notre corps physique. Il est le lieu (s’il on peut l’appeler ainsi) ou notre Esprit s’évade lorsque nous dormons, ou lorsque nous sommes en état alpha dans nos méditations. Lors de notre mort il est l’espace ou notre Esprit se réfugie après qu’il ait quitté notre corps physique puis notre corps éthérique. Les chakras astraux et éthériques sont en relation très étroite, mais il existe entre les uns et les autres, les interpénétrant d'une manière difficile à décrire, une membrane ou tissu d'une texture très serrée, composée d'une simple couche d'atomes physique très comprimés et imprégnés d'une forme spéciale de Prana. La vie divine qui normalement descend du corps astral au corps physique est de telle nature qu'elle passe très facilement à travers ce bouclier, mais celui-ci constitue une barrière infranchissable pour toutes les forces qui ne peuvent pas utiliser la matière atomique des deux plans.

Ce tissu constitue une protection naturelle destinée à empêcher la mise en communication prématurée des deux plans tant que celle-ci ne pourrait avoir que des conséquences néfastes.

C'est aussi ce qui empêche normalement de se souvenir de la vie pendant le sommeil, et ce qui produit l'inconscience momentanée que l'on subit après la mort. Sans cette précaution, l'homme ordinaire pourrait à chaque instant être mis par n'importe quelle entité astrale sous l'influence de forces auxquelles il ne serait pas en état de résister. Il serait ainsi susceptible d'être obsédé par des entités astrales désireuses de s'emparer de ses véhicules.

Lorsque l'Homme fonctionne, indépendamment de son corps physique, dans cette autre région de l'Univers constituée par le plan ou monde astral, il peut, sur ce plan, exprimer de son savoir et de son pouvoir, de lui-même, en un mot, ce que son corps astral lui permet de manifester, et rien de plus. Chacun des corps de l'homme est pour lui en même temps un véhicule et une limite. L'Homme est plus que ses corps : il y a, en lui, bien des choses qu'il ne peut manifester ni sur le plan physique, ni sur le plan astral, mais d'une façon générale, on peut considérer comme l'Homme lui-même, dans telle ou telle région déterminée de l'Univers, ce qu'il peut exprimer de son Etre dans cette région. La manifestation de son Etre ici-bas est limitée par son corps physique; sa manifestation dans le monde astral est limitée par son corps astral. L’une des principales caractéristiques du corps astral est le jeu incessant des couleurs qui sont l'expression dans la matière astrale des sentiments, passions et émotions.

Lors de voyage astraux dans les sphères supérieures (de la 8éme à la 12éme, les autres n’étant actuellement pas accessible par le genre humain) les couleurs de l’Astral deviennent de plus en plus délicates et brillantes, de sorte qu'on peut les considérer comme des octaves supérieures de couleurs.

Chaque couleur du plan Astral reflète une émotion correspondante :

NOIR : en nuages épais : haine et malice.

ROUGE : éclairs rouge-foncé, habituellement sur un fond noir : colère.

NUAGE ÉCARLATE : irritabilité.

ECARLATE BRILLANT : sur le fond de l'aura : "noble indignation".

ROUGE SANG ET ROUGE SOMBRE : couleur difficile à décrire mais facilement reconnaissable : sensualité.

GRIS-BRUN : gris sombre et pénible : égoïsme, l'une des couleurs les plus fréquentes dans le corps astral.

ROUGE-BRUN : sombre, voisin de la couleur de la rouille : avarice, habituellement disposée en rayures parallèles sur le corps astral.

BRUN VERDÂTRE : illuminé d'éclairs rouge-foncé ou [23] écarlates : jalousie. Dans le cas d'un homme ordinaire, il y a habituellement beaucoup de cette couleur lorsqu'il est "amoureux".

GRIS : de plomb : dépression. Comme le rouge-brun de l'avarice, disposé en lignes parallèles donnant l'impression d'une cage.

GRIS LIVIDE : une teinte hideuse et effrayante : peur.

CRAMOISI : sombre et lourd : amour égoïste.

ROSE : amour non égoïste. Quand il est exceptionnellement brillant, teinté de lilas : amour spirituel de l'humanité.

ORANGE : orgueil ou ambition. Existe souvent en même temps que l'irritabilité.

JAUNE : intellect. Varie depuis une teinte foncée jusqu'à une couleur dorée, brillante, puis un jaune citron ou primevère clair et lumineux.

OCRE JAUNE FONCÉ : implique l'application de l'intellect à des buts égoïstes.

JAUNE CLAIR: indique un type nettement plus élevé.

JAUNE PRIMEVÈRE : dénote un intellect voué à des buts spirituels.

OR : indique l'intelligence pure appliquée à la philosophie ou aux mathématiques.

VERT : nombreuses significations et a besoin d'être soigneusement étudié avant d'être interprété correctement ; la plupart du temps, indique adaptabilité.

VERT-GRIS : d'apparence écumeuse : astuce et pouvoir de tromper.

VERT ÉMERAUDE : versatilité, ingéniosité appliquée d'une manière altruiste.

VERT BLEU PALE ET LUMINEUX : profonde sympathie et compassion avec le pouvoir d'adaptabilité que ces sentiments seuls peuvent donner.

UN BEAU VERT POMME : semble toujours accompagner une forte vitalité.

BLEU : sombre ou clair : sentiments religieux. Il peut être teinté de beaucoup d'autres qualités et par suite, varier de l'indigo ou d'un beau violet jusqu'au gris-bleu sale en passant par toutes les nuances intermédiaires.

BLEU LUMINEUX : marin ou cobalt : dévotion à un noble idéal spirituel. Une teinte violette indique un mélange d'affection et de dévotion.

BLEU LILAS BRILLANT, habituellement accompagné d’étoiles dorées étincelantes : la plus haute spiritualité, avec les aspirations les plus nobles.

ULTRA-VIOLET : développement le plus élevé et le plus pur des facultés psychiques.

INFRA-ROUGE : basses facultés psychiques de celui qui est plongé dans les formes mauvaises et égoïstes de magie.

La joie se manifeste par un éclat général des corps astral et mental, et dans un frémissement particulier de la surface du corps. La tendance à la gaîté se manifeste sous une forme peu différente de la précédente, et aussi par une clarté très stable.

La surprise se manifeste par une constriction brusque du corps mental, qui se communique habituellement aux corps astral et physique, et est accompagnée d'une augmentation de l'éclat de la bande de l'affection si la surprise est agréable, et d'une augmentation du brun et du gris si la surprise est désagréable. Cette constriction produit souvent des sensations désagréables, elle affecte quelquefois le plexus solaire, causant l'affaiblissement et la maladie ou bien elle affecte le cœur, causant des palpitations et même la mort.

Il ne faut pas oublier que les émotions humaines étant rarement pures, les couleurs ci-dessus ne le sont pas davantage, et l'on observe habituellement des mélanges. Ainsi, la pureté de bien des couleurs est assombrie par le lourd gris-brun de l'égoïsme ou teintée par l'orange de l'orgueil.

Pour comprendre la pleine signification des couleurs, il faut prendre en considération d'autres points qui sont :

-        l'éclat général du corps astral, la précision relative de son contour,

-        l'éclat relatif des différents centres de force.

Le jaune de l'intellect, le rose de l'affection et le bleu de la dévotion se trouve toujours dans la partie supérieure du corps astral.

Les couleurs de l'égoïsme, de l'avarice, de la malice et de la haine sont dans la partie inférieure.

La masse des impressions sensuelles flotte généralement entre les deux.

Chaque qualité exprimée par une couleur a son type particulier de matière astrale, et la position moyenne de ces couleurs dépend de la densité des diverses sortes de matière. En général, les qualités mauvaises ou égoïstes s'expriment par les vibrations relativement lentes de la matière la plus grossière, tandis que les qualités meilleures et altruistes sont exprimées par une matière plus subtile. (D’après « Le corps Mental » d’Arthur E. POWELL Pages 16 à 18).

Il est nécessaire d'insister sur cette réalité relative du monde astral comme partie de l'Univers phénoménal et de voir ce monde avec "l'œil de l'intelligence", à défaut de la vision astrale que la plupart d'entre nous n'ont point encore acquise. Ce monde astral est tout aussi réel que le monde physique, plus réel, même, puisque moins éloigné, d'un degré, de la Réalité Une, ses phénomènes sont accessibles à l'observateur compétent, au même titre que ceux du plan physique. Quelques Initiés tels que les avatars, les chamanes, les guérisseurs, certains médiums, etc… ont la faculté de se mouvoir dans le monde Astral à des fins d’aide d’autrui. Essayer de se déplacer dans le monde Astral pour des raisons purement matériel est un réel danger pour notre existence et pour notre Âme, car dans cette dimensions se trouvent toute sortes d’Entités prêtent à utiliser notre corps physique. Il n'est pas bon de forcer ce développement par des moyens artificiels, car, tant qu'un certain degré d'énergie spirituelle n'a pas été développé en l'Homme, il a déjà assez de mal à se tirer d'affaire sur le seul plan physique, et l'entrée en scène des visions, des sons et des phénomènes généraux du plan astral, serait apte à le troubler, à l'alarmer même. Mais un temps vient enfin où ce degré est atteint et où la conscience graduellement éveillée de l'Homme voit se manifester, dans toute sa réalité relative, la partie astrale du monde invisible. Il est nécessaire pour cela, non pas seulement d'avoir un corps astral, condition que nous remplissons tous, mais de l'avoir pleinement organisé et en état de fonctionner librement. Il faut que notre conscience soit habituée à agir dans ce corps astral, et non plus seulement par lui sur le corps physique. Sans le corps astral comme intermédiaire général de l'activité, il n'y aurait aucun lien entre le monde extérieur et l'intelligence de l'homme, aucun lien entre les impressions reçues par les sens physiques et leur perception par l'intellect. C'est dans le corps astral que l'impression se transforme en sensation, pour être ensuite perçue par le mental. De même que le corps physique, qui peut être appelé l'Homme physique, le corps astral, où sont les centres de sensation, est souvent désigné sous le nom d'Homme astral, mais il n'est évidemment qu'un véhicule, un étui dans lequel l'Homme fonctionne, et grâce auquel il transmet son action au véhicule plus grossier, ou corps physique, et en perçoit les impressions. Notre rôle dans ce domaine est d’abord d’éveiller et de renforcer nos Corps physique et éthérique. En tant que guide nous pouvons vous monterez le chemin de votre Evolution :

-        En vous faisant prendre conscience des Sphères énergétiques de votre constitution.

-        En vous amenant par la respiration sacrée et la méditation à élever et renforcer ces Sphères.

-        En vous aidant à prendre conscience de l’existence des 3 Sphères constituant votre corps Physique de Lumière.

-        En vous élevant au niveau des 5 Sphères des Mondes Supérieurs.

Rappelons-nous que le perfectionnement du corps astral se base, d'une part, sur la purification du corps physique et, de l'autre, sur la purification et le développement du mental. Le corps astral est particulièrement sensible aux impressions mentales, car la substance astrale répond beaucoup plus rapidement que la matière physique à toute impulsion venue du monde de la pensée. Ainsi, lorsque nous considérons le monde astral, nous le trouvons plein de formes continuellement changeantes, nous y voyons les "formes-pensées", formes composées d'essence élémentale et animées par une pensée. Nous y remarquons aussi d'immenses amas de cette essence élémentale, d'où surgissent à tout instant des formes qui disparaissent aussitôt, refondues dans la masse. En l'observant avec soin, nous verrons cette matière astrale continuellement brassée par les courants d'énergie mentale:

-        les pensées fortes s'en forment une enveloppe et persistent longtemps ; entités véritables,

-        les pensées faibles revêtent à peine une forme diffuse, pour s'évanouir l'instant d'après.

Ce ne sont donc, à travers tout le monde astral, que changements incessants sous l'impulsion des pensées; et le corps astral de l'Homme, composé de substance astrale, participe à cette sensibilité et vibre en réponse à toute idée qui le frappe, qu'elle soit reçue de l'extérieur, des autres hommes, ou venue de l'intérieur par le mental individuel. Mais d'un autre côté, il est nécessaire de comprendre que des individus qui accomplissent, en spiritualité, de grands et rapides progrès, peuvent fonctionner très activement, et utilement, dans le monde astral, sans transmettre au cerveau, à leur retour, le moindre souvenir du travail auquel ils se sont livrés. En attendant, leur conscience inférieure s'ouvre à une illumination toujours croissante et à une plus large compréhension de la vérité spirituelle.

Dans ce Monde Astral se croise d’innombrables Forces, d’innombrables Âmes, d’innombrables Entités.

-        Imaginés un Monde bleuté constellé de formes lumineuses.

-        Imaginés un Monde ou les Âmes en attente d’une incarnation se recharge, prennent  de nouvelles substances de création.  

-        Imaginés un Monde ou les Maîtres de la Civilisation, les Maîtres de la Création puisent les nouvelles énergies, sous forme de lumière, et les distribuent aux Âmes en incarnation pour l’Evolution des Civilisations.

Le corps astral, séparé du corps physique, peut se montrer à d'autres personnes pendant ou après la vie terrestre. L'individu qui a atteint la complète maîtrise du corps astral peut évidemment quitter son enveloppe physique quand il lui plaît et se rendre auprès d'un ami éloigné. Si ce dernier est clairvoyant, c'est-à-dire a développé la vision astrale, il verra le corps astral de son ami, sans quoi, le visiteur peut rendre son véhicule un peu plus dense, en y attirant, de l'atmosphère ambiante, des particules de matière physique ; il se "matérialise" suffisamment, par-là, pour être perceptible à la vue physique. Telle est l'explication d'un grand nombre d'apparitions d'amis éloignés, phénomènes beaucoup plus communs qu'on ne le croit généralement, leur rareté apparente est due à la timidité des gens qui craignent d'être ridiculisés à cause de leur "superstition". Cette crainte diminue, heureusement, et, si les gens voulaient avoir assez de courage et de sens commun pour dire ce qu'ils savent être vrais, nous aurions rapidement une masse imposante de témoignages relatifs à l'apparition de personnes dont le corps physique est bien loin du lieu où leur corps astral se montre.

En certaines circonstances, et sans que la matérialisation soit nécessaire, ce corps astral peut être vu par des individus qui, à l'état normal, ne possèdent pas le don de vision astrale. Si le système nerveux d'une personne est en hypertension, et qu'en même temps sa santé physique soit affaiblie, l'influx vital se trouvant diminué, l'activité nerveuse, qui dépend si largement du double éthérique, pourra être indûment stimulé, provoquant une clairvoyance momentanée. Une mère, par exemple, sachant son fils dangereusement malade en un pays étranger, le cœur rongé d'inquiétude à son sujet, peut ainsi devenir sensible aux vibrations astrales, surtout aux heures nocturnes où la vitalité atteint son niveau le plus bas. Dans ces conditions, si son fils pense à elle, et qu'il soit endormi, c'est-à-dire que son corps physique inconscient lui permette de visiter astralement sa mère, elle le verra probablement. Mais le plus souvent, ces visites astrales se produisent à la mort, lorsque l'Homme vient de rejeter son vêtement physique. Ces apparitions sont loin d'être une rareté, surtout lorsque le mourant a un violent désir d'atteindre une personne à laquelle une étroite affection le lie, ou lorsqu'il tient à communiquer quelque information spéciale, et qu'il meurt sans avoir pu réaliser son désir.

Si nous suivons le corps astral après la mort, – alors que l'Homme s'est dépouillé également du corps physique et du double éthérique, – nous verrons un changement se produire dans son aspect. Tant que dure son union avec le corps physique, les différents états de la substance astrale forment en lui un mélange intime, où s'entremêlent et se pénètrent les variétés plus denses et celles plus subtiles. Mais après la mort, une nouvelle disposition se manifeste, les particules appartenant aux différents états se séparent et se classent, en quelque sorte, par ordre de densité. Le corps astral prend ainsi l'aspect d'une stratification, ou plutôt d'une série d'écorces concentriques, dont la plus dense est à l'extérieur. Ceci fait ressortir une fois de plus l'importance de la purification du corps astral pendant notre vie terrestre. Nous voyons en effet qu'après la mort, il ne peut plus parcourir à volonté le monde astral : ce monde comporte sept sous-plans, et l'Homme reste emprisonné dans celui auquel appartient la matière de son écorce extérieure. Lorsque cette enveloppe externe se désagrège, il monte dans le sous-plan suivant et ainsi de suite. Un homme aux tendances viles et animales aura dans son corps astral une forte proportion de la variété de substance astrale la plus grossière et la plus dense. Ceci servira à la maintenir dans la plus basse région éthérique, jusqu'à ce que cette écorce soit désagrégée en grande partie, l'homme doit rester captif dans cette section du monde astral et subir les désagréments de ce lugubre séjour. Lorsque cette enveloppe externe est suffisamment désagrégée pour permettre l'évasion, l'homme passe à l'étage suivant du monde astral, ou peut-être serait-il plus exact de dire qu'il devient susceptible d'entrer en contact avec les vibrations de la subdivision suivante de l'astral, ce qui lui donne l'impression du passage à une région différente. Il y reste jusqu'à ce que l'écorce appartenant au sixième sous-plan soit à son tour usée et lui permette de passer au cinquième.

La durée de son séjour dans chaque sous-plan dépend de la force des éléments correspondants de sa nature, force représentée, dans le corps astral, par la quantité de matière appartenant à ce sous-plan. Plus la proportion des éléments grossiers est considérable, plus long est le séjour sur les niveaux inférieurs. Par suite, mieux nous réussirons à nous défaire de ces éléments ici-bas, plus bref sera pour nous le délai au-delà de la mort. Lors même que les matériaux plus grossiers ne sont pas complètement éliminés (car leur entière éradication est chose longue et difficile), notre conscience peut, pendant la vie terrestre, se détourner des passions inférieures avec une telle persistance que la matière capable de servir à l'expression de ces passions ne puisse plus fonctionner activement après la mort, comme véhicule de la conscience ; cet élément du corps astral est atrophié, dirons-nous, en termes d'analogie physique. En ce cas, l'Homme, bien que retenu pendant une brève période sur les niveaux inférieurs, y dormira paisible, nullement conscient de leurs désagréments. Sa conscience, qui ne cherche plus son expression à travers cet ordre de matière, ne s'y extériorisera pas pour entrer en contact avec les objets du monde astral qui en sont composés.

Le passage au travers des Ethers est rapide, en vérité, pour celui qui a purifié son corps astral au point de ne retenir en lui que les éléments les plus purs et les plus subtils de chaque sous-plan (éléments tels, qu'ils passeraient au sous-plan immédiatement supérieur s'ils progressaient d'un degré). Entre deux états consécutifs de la matière, il y a ce qu'on appelle un point critique. La glace peut être amenée à un point où le moindre accroissement de température la transforme en liquide ; l'eau peut être amenée à un point où une nouvelle augmentation de chaleur la transforme en vapeur. De même la matière astrale, en chacun de ses états, peut être amenée à un degré de subtilité tel, que toute purification additionnelle la fasse passer à l'état suivant. Si cela a été réalisé pour la matière de tous les sous-plans entrant dans la composition du corps astral ; si elle a été purifiée jusqu'à atteindre le plus haut degré de subtilité possible, alors le passage en des Ethers sera d'une inconcevable rapidité, et l'Homme, rompant ses liens, passera rapide comme l'éclair dans son essor vers les régions plus hautes.

Ainsi, non seulement nous vivons actuellement dans un corps astral, mais nous façonnons le type du corps astral qui sera nôtre dans une vie future. Raison de plus pour purifier autant que possible notre corps astral actuel et pour utiliser notre connaissance présente afin de préparer notre progrès futur.

Car toutes nos vies sont liées ensemble, et aucune d'entre elles ne peut être isolée de celles qui précèdent et de celles qui vont suivre. En vérité, nous ne vivons qu'une seule existence, où ce que nous appelons une vie n'est réellement qu'un jour. Jamais une vie nouvelle à son début n'est semblable à une feuille blanche, prête à l'inscription d'une histoire entièrement neuve, nous ne pouvons que commencer chaque fois un nouveau chapitre qui doit, bon gré mal gré, faire suite à l'intrigue en cours. Nous défaire, en passant par la mort, des responsabilités Karmiques d'une vie antérieure, cela est aussi impossible que de régler nos dettes par une nuit de sommeil. Si nous contractons une dette aujourd'hui, nous n'en sommes pas quittes demain : la créance nous reviendra jusqu'à ce qu'elle soit acquittée. L'existence de l'homme est chose continue, ininterrompue ; ses vies terrestres sont liées entre elles, et non isolées. Les processus de purification et de développement sont continus, eux aussi, et doivent s'étendre à travers bien des vies successives. Tôt ou tard, chacun deviendra las des sensations de la nature inférieure, las d'être soumis à l'animal, las de la tyrannie des sens. Alors, l'Homme ne consentira plus à l'assujettissement ; il se décidera à rompre les liens de sa captivité.

Pourquoi donc prolonger notre servitude, alors que nous sommes libres, à tout moment, de la rejeter ?

Aucune main, sauf la nôtre, ne peut nous lier, aucune main, sauf la nôtre, ne peut nous délivrer. Nous avons notre libre arbitre, et du moment que nous devons tous, un jour, être réunis dans un monde plus élevé, pourquoi ne pas commencer de suite à rompre nos liens, pourquoi tarder à réclamer notre divin droit d'aînesse ?

L'Homme commence à briser ses entraves, à gagner sa liberté, lorsqu'il se détermine à mettre sa nature inférieure au service de sa nature supérieure, lorsqu'il se décide à entreprendre ici-bas, sur le plan de la conscience physique, l'édification de ses corps plus subtils ; lorsqu'il cherche, en un mot, à réaliser les sublimes possibilités qui lui appartiennent de droit divin et ne sont qu'obscurcies par l'animal en lequel il vit.

Le corps Causal.

Cette appellation est motivée par le fait que dans ce corps résident toutes les causes dont les effets sont manifestés sur les plans inférieurs. C'est ici l'aspect "forme" de l'Individu, de l'Homme véritable. Le corps causal est le réceptacle, le grenier où s'accumulent pour l'éternité les trésors de l'Homme; il se développe à mesure que la nature inférieure lui transmet, de plus en plus abondants, les matériaux susceptibles d'entrer dans sa structure. C'est dans le corps causal que sont assimilés tous les résultats durables de l'activité humaine ; c'est en lui que sont emmagasinés, pour être transmis à l'incarnation suivante, les germes de toutes les qualités. Les manifestations inférieures, étudiées jusqu'ici, dépendent donc entièrement de la croissance et du développement de cet Homme véritable "pour qui l'heure fatale ne sonne jamais".

Lorsque, par la puissance du "Soi" préparant sa propre demeure, la matière du corps mental commence lentement à se manifester, il se produit une descente, un épanchement du vaste océan de l'Esprit qui plane éternellement à la surface de l'évolution humaine. Ce courant descendant, si je puis m'exprimer ainsi, vient à la rencontre du courant ascendant de substance mentale évoluant, qu'il féconde. A ce point de jonction, le corps causal, l'Individu prend naissance.

Alors que les corps éthérique, astral et mental n'existent que pour une seule incarnation, c'est-à-dire qu'ils sont nettement mortels, le corps causal persiste à travers l'entière évolution de l'homme, à travers de nombreuses incarnations, il est donc relativement immortel. Il existe un point où un homme, ayant complété son évolution humaine normale, commence son évolution humaine supra normale et perd le corps causal dans lequel il a vécu et évolué pendant les époques passées de son développement.

L’origine du corps Causal se situe tout d’abord :

-        Dans la Manifestation Divine par l’intermédiaire du Flux Energétique.

-        Dans la Manifestation Métratronique de notre Univers,

-        Dans la Manifestation Christique de notre Système Solaire.

-        Dans la Manifestation Archangélique Planétaire.

-        Dans la Manifestation Humaine à travers la Trinité (Le Père Esprit, La Mère Matière créant le Fils Âme Humaine).

-        Dans la Manifestation de la civilisation créant les Ames-groupes.

En retraçant l'origine des Ames-groupes, nous sommes ramenés, pas à pas, vers les trois grandes sources de la Vie Divine, d'où émanent toutes les formes de la vie manifestée. C’est dans le champ d’évolution des Manifestations de la création qu’il nous faudra chercher l’origine de la formation du monde matériel, et par la même l’origine du Corps Causal dans les différentes incarnations de l’homme.

Par champs d'évolution, nous entendons l'univers matériel dans lequel l'évolution doit se produire. A strictement parler, la vie ou l'esprit, et la matière ne sont pas, en réalité, des existences séparées et distinctes, mais plutôt des pôles opposés d'une même Manifestation.

Le champ d'évolution, dans notre système solaire, comprend sept plans ou mondes formant trois groupes :

-        le champ de manifestation,

-        le champ d'évolution supranormale,

-        le champ d'évolution normale humain, animal, végétal, minéral et élémental.

Dans la vie d'un homme ordinaire le corps causal est semblable à un globe mince, à un voile ténu et délicat, il est renforcé, il revêt des couleurs splendides; plein de vie, rayonnant, glorieux, il s'épanoui avec la croissance et l'évolution de l'Homme.

Or, ce dernier, au début de son histoire, ne fait guère preuve de qualités mentales, au contraire, ses passions, ses appétits sont sa manifestation dominante ; les sensations qu'il perçoit et qu'il recherche lui paraissent seules désirables.

Pour figer les idées, nous pourrons imaginer le corps causal de l'Homme projetant, dans les régions inférieures de son propre plan, une petite portion de la substance délicate qui le compose, un appendice autour duquel le corps mental se forme. Ce dernier se prolonge à son tour vers le plan astral et reste en contact avec le corps astral ainsi formé, de sorte qu'un lien est établi, un pont est jeté sur lequel passe tout ce qui peut y passer.

Par ce pont, l'Homme envoie ses pensées vers le monde des sensations, des passions, de la vie animale, et les pensées se mélangent à ces passions, à ces émotions animales. Ainsi, le corps mental s'enchevêtre avec le corps astral, et, quand vient la mort, il est difficile de les séparer l'un de l'autre. Mais, si l'Homme, pendant sa vie dans ces régions inférieures, émet une pensée désintéressée, une pensée secourable envers un être aimé, s'il fait un sacrifice quelconque pour rendre service, il a dès lors fait œuvre durable; sa création est viable, car il a mis en elle la nature du monde supérieur. Elle pourra remonter jusqu'au corps causal et être assimilée en sa substance, qu'elle embellira, lui donnant peut-être sa première nuance de couleur vive. La vie entière de l'Homme peu évolué ne produira sans doute qu'un petit nombre de ces résultats durables, propres à nourrir le corps causal. La croissance de ce corps est donc très lente, car tout le reste de la vie n'y contribue point.

Le corps Christique.

Peut-être vous a-t-on dit qu'il vient pour l'Homme un temps où riche d'amour, de sagesse, de puissance, il franchit un portail qui marque, dans son évolution, une phase décisive. C'est le portail de l'Initiation. En le franchissant, sous la conduite du Maître, la conscience de l'Homme s'élève pour la première fois jusqu'au Corps Christique, afin d'y goûter cette unité qui est à la base de toute la diversité, de toute la séparation des plans physique, astral et mental. Lorsque l'Homme, revêtu de son Corps Christique, laisse derrière lui ces régions, il constate pour la première fois, par l'expérience directe, que la séparation n'appartient qu'aux trois mondes inférieurs, qu'il est un avec tous ses semblables, et que, sans perdre la notion de "l'Ego", sa conscience peut s'étendre jusqu'à englober la conscience de tous, jusqu'à s'identifier, en réalité, avec le "Soi" de l'Humanité universelle.

Voici enfin consommée l'unification vers laquelle l'Homme aspire sans cesse. L'union qu'il a pressentie sur les plans inférieurs, sans parvenir jamais à la réaliser, est désormais pour lui un fait accompli. La plénitude de son bonheur surpasse tout ce que ses rêves les plus sublimes ont osé concevoir : son "Soi" le plus intime est un avec l'Humanité entière.

Le Corps Christique par l’intermédiaire du Plan Christique:

-        va relié et transformé le rayonnement des Soleils précédents,  dans l’unique perspective de l’Evolution des plans Archangélique, Angélique et Humain.

-        Sur le Plan Archangélique, à travers les Maîtres : Michael, Raphael, Gabriel et Uriel, va créer la vie à travers les éléments : Feu, Air, Eau et Terre. Ils vont gérer comme les Seigneurs de la Création, avec l’aide des 12 Mondes Angéliques l’évolution Terrestre.

Sur le Plan Planétaire à travers sa Trinité (Le Père Solaire, La Mère Terre ou Gaïa et Le Fils Création) va permettre sur notre Planète l’évolution :

-        Du règne minéral

-        Du règne végétal.

-        Du règne animal.

-        Du règne humain.

-        De la Civilisation ou Groupe d’Âmes.

Le corps Divin.

Le corps Divin à travers le plan Divin peut être conçu comme ayant existé avant la formation de notre Univers. Le plan Divin peut être imaginé comme formé par autant de matière de l'espace, symbolisée par des points, que le Flux Energétique Divin, à partir du Soleil Central, détermine pour former la base de sa Création

Le plan Métratronique peut être imaginé comme former de cette même matière, modifiée ou colorée par La vie individuelle, La Conscience animatrice de Métatron, à travers le Soleil de notre Univers reliant la Volonté Divine du Soleil Central.

L'Aura

Nous sommes désormais à même de comprendre ce qu'est et ce que signifie réellement l'Aura humaine. L'Aura, c'est l'Homme lui-même manifesté à la fois sur les quatre plans de son activité ; le développement en est proportionné à la puissance fonctionnelle de l'Homme sur chacun de ces quatre plans. L'Aura, c'est en d'autres termes, l'ensemble des corps, des véhicules de la conscience humaine; en un mot, l'aspect-forme de l'Individu. Voilà ce qu'il faut entendre par "l'Aura" ; il ne s'agit donc pas d'une simple auréole, ou d'un nuage entourant le corps physique.

Surpassant en splendeur tous les autres, le Corps Christique, visible chez l'Initié, laisse rayonner librement le feu vivant du Divin: c'est ici la manifestation de l'Homme sur le plan Christique. Au-dessous, nous trouvons le corps causal, sa manifestation dans le monde mental supérieur, séjour de l'Individualité humaine.

Puis viennent successivement le corps mental proprement dit, appartenant à la région mental inférieure, et les formes astrale, éthérique et grossière composées chacune de la substance des régions correspondantes de l'Univers et représentant l'Homme tel qu'il est dans chacune de ces régions.

A mesure que se développent ses pouvoirs de vision transcendante, le disciple peut voir et suivre dans toutes les manifestations de leur activité tous ces corps, dont l'ensemble constitue l'Homme. Leur substance, différemment subtile, permet de les distinguer entre eux et de déterminer exactement le point atteint par l'Homme dans son évolution. Le corps physique, le plus petit de tous, apparaît comme une sorte de cristallisation dense au centre des autres corps, qui le pénètrent et s'étendent en tous sens autour de lui. Puis vient le corps astral qui joue un si grand rôle chez l'homme ordinaire, rempli de ses passions, de ses appétits, de ses émotions, il varie en finesse, en coloration, selon que l'homme est plus ou moins pur. Fort dense chez l'être grossier, ce corps s'affine de plus en plus, pour devenir extrêmement subtil chez l'Individu hautement évolué. Le corps mental vient ensuite, aussi médiocre que soit son développement dans la majeure partie de l'Humanité, il est néanmoins fort beau chez un grand nombre. D'ailleurs, il varie considérablement en couleur selon le type mental et moral de l'individu considéré. Puis le corps causal, à peine visible chez la plupart, nécessitant pour sa découverte un examen attentif si faible est son développement, si ténue sa coloration, si imperceptible.

Lorsque nous venons à considérer une âme avancée, nous voyons que, tout au contraire, le corps causal et le corps spirituel frappent immédiatement la vue comme étant la représentation typique de l'Homme. Leur lumière rayonnante, leur coloration délicate et splendide à la fois, renferment des tons qu'aucun langage humain ne peut décrire, parce qu'ils ne trouvent pas leur place dans le spectre physique ; des teintes, non seulement pures et belles entre toutes, mais aussi entièrement différentes de tout ce que nous connaissons ici-bas. Ces teintes additionnelles sont l'indice du développement, en ces régions supérieures de la nature humaine, des qualités et des puissances qui n'existent que là.

Lorsqu'à la vision intérieure de l'Homme échoit l'insigne bonheur de contempler l'un des Maîtres, c'est sous cette puissante forme de Lumière et de Vie qu'Il apparaît, rayonnant et glorieux, à l'âme du disciple. D'une indescriptible beauté, d'une splendeur qui surpasse tout ce que l'imagination humaine peut concevoir, son seul aspect suffit à révéler sa nature même. Quelque inconcevable que soit encore pour nous une telle majesté, la possibilité de sa réalisation n'en gît pas moins, obscurément latente, en chaque fils de l'Homme. Ce qu'est actuellement un tel Etre, tous, nous le deviendrons un jour.

Nous pouvons, dans une grande mesure, nous protéger contre les incursions des pensées extérieures en formant autour de nous, au moyen de la substance même de l'Aura, un véritable mur sphérique. L'Aura obéit, avec la plus grande facilité, à l'action de la pensée, et si, par un effort de notre imagination, nous nous figurons sa surface extérieure solidifiée sous forme de coque impénétrable, nous formons réellement autour de nous ce mur protecteur. Cette coque s'opposera à l'entrée des pensées errantes qui remplissent l'atmosphère astrale, elle pourra donc combattre l'influence que ces pensées exercent sur le mental non entraîné. L'épuisement vital que nous éprouvons parfois, surtout lorsque nous entrons en contact avec des gens "qui vampirisent" inconsciemment leurs voisins, trouve aussi son remède dans la formation d'une coque aurique.

Pour que cette coque de protection soit encore plus puissante, capable de faire rebondir toutes agressions, il suffit de faire appel à la Flamme Violette de St Germain Toute personne sensitive, susceptible d'être facilement épuisée par de tels emprunts, agira sagement en se protégeant ainsi. Tellement grande est la puissance de la Pensée humaine, que la seule idée d'être garanti par un manteau protecteur suffit à former instantanément ce manteau autour de nous.

Si nous considérons maintenant les êtres humains qui nous entourent, nous pourrons les voir, à tous les degrés de leur développement, montrant par l'aspect même de leurs corps le point qu'ils ont atteint dans leur évolution. Car leur vie gagne successivement les différents plans de l'Univers, leur activité s'étend à des régions de plus en plus élevées, à mesure qu'ils développent les véhicules de leur conscience qui correspondent à ces régions.

Notre Aura nous montre telle que nous sommes, sa beauté s'accroît lorsque nous-mêmes croissons dans la vie réelle. En menant une existence noble et digne, nous purifions sa substance même, et nous y tissons des qualités de plus en plus élevées.

Est-il possible qu'une philosophie de la vie puisse renfermer plus d'espérance de joie, de force ?

Regardant le monde des hommes avec la seule vue physique, nous le voyons dégradé, misérable, apparemment sans espoir; il est tel, en effet, pour l'œil de chair. Mais ce même monde des hommes nous apparaît sous un tout autre aspect, lorsqu'il est vu avec la vision plus haute. Sans doute, nous y voyons toujours la tristesse et la misère, la dégradation et la honte ; mais nous savons que ces maux sont passagers, qu'ils appartiennent à l'enfance de la race, et que cette race en sera quitte un jour. Et nous avons beau jeter nos regards sur tout ce qu'il y a, dans l'humanité, de plus bas et de plus vil, de plus dégradé et de plus brutal, nous pouvons toujours voir, actuellement présentes, les potentialités divines qui échappent à l'œil ordinaire, nous pouvons nous rendre compte de ce que tous seront dans les temps à venir. Quiconque, dans sa propre vie, montre les signes de la croissance mystique, peut être considéré comme une nouvelle confirmation de ce message. Partout apparaissent les prémices de la moisson, moisson divine pour laquelle le monde entier sera mûr un jour, réalisant enfin le but que lui a prescrit la Manifestation en lui donnant sa vie.

 

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Date de dernière mise à jour : 13/08/2012