La race Toltèque

Condensé du livre de W. SCOTT-ELLIOT

Nous arrivons maintenant à la race Toltèque, ou troisième sous race. Celle-ci atteignit un développement magnifique. Elle régna sur tout le continent de l'Atlantide pendant plusieurs milles ans, puissant d'une grande puissance et d'un grand pouvoir matériel.
En effet, cette race était si forte et si pleine de vitalité que les croisements qui se produisirent par la suite avec les sous race ne parvint pas à modifier son type, qui demeura essentiellement Toltèque et après plus de 100 000 ans nous retrouvons une des plus anciennes familles de cette race régnant avec splendeur au Mexique et au Pérou, de longs siècles avant que ses descendants dégénérés fussent conquis par les tribus plus cruelles des Aztèques du Nord. Cette race avait aussi le teint rouge brun, mais était plus rouge ou mieux plus cuivrés que les Tlavatlis. Il s'était aussi de haute taille ; celle-ci atteignit environ huit pieds à l'époque de ces développements ; avec le temps elle s'amoindrit, comme celle de toutes les races, jusqu’aux dimensions qui sont communes à l'homme d'aujourd'hui.
Le type était supérieur à celui des deux sous race précédente ; les traits étaient réguliers, bien marqués, peut différents de ceux des anciens Grecs.
Le lieu d'origine de sa trace peut-être indiqué, approximativement, par le point qui, sur la première carte, porte le numéro trois. Il était situé près de la côte occidentale de l'Atlantide, vers le 30e degré de latitude nord ; toutes les contrées avoisinantes s'étendant sur toute la côte occidentale du continent étaient peuplé par une race Toltèque tout à fait pure. Mais, ainsi que nous le verrons plus loin, en parlant de leur organisation politique, leur territoire s'étendit par la suite sur le continent tout entier ; leur grande capitale située sur la côte orientale ou les empereurs Toltèque exerçaient leur autorité presque universelle.
Ces trois premières sous races sont connues sous le nom de « races rouges ». Il n'y eut tout d'abord aucun mélange entre elles et les quatre races qui suivirent.

Ce fut la race Toltèque qui développa la plus haute civilisation et qui organisa le plus puissant de tous les empires parmi les peuples de l'Atlantide ; c'est alors que fut établi pour la première fois le principe de la succession héréditaire.
Cette race était tout d'abord divisée en grand nombre de petits royaumes indépendants, constamment en guerre les uns contre les autres et s'unissant seulement dans leur lutte contre la Lémurio-Rmoahas du sud. Ceux-ci furent graduellement conquis et plusieurs de leurs tribus furent réduites en esclavage.
Cependant, il y a un million d'années environ, ces royaumes séparés se réunir en une seule grande fédération à la tête de laquelle se trouvait un empereur. Cela ne fut amené sans doute qu'à la suite de longue guerre ; mais il s'ensuivit une ère de paix et de prospérité pour la race.
Il faut rappeler qu'à cette époque la plupart des hommes possédaient encore des facultés psychiques, et que les plus avancés d'entre eux avaient été soumis à l'entraînement et à l'enseignement des écoles occultes ; et savait atteint des degrés divers d'initiation ; quelques-uns mêmes étaient parvenus à l'état d'Adepte.

C'est ainsi que le second empereur était un Adepte, et que pendant plusieurs milliers d'années la dynastie divine dirigea non seulement tous les royaumes de l'Atlantide, mais encore ceux des îles situées à l'ouest, de même que ce qui s'étaient formées dans la partie méridionale du pays voisin situé vers l'Orient. Lorsque cela était reconnu nécessaire, la dynastie se recrutait dans la loge des Initiés, mais généralement le pouvoir se transmettait de père en fils ; car tous étaient plus ou moins qualifiés pour le recevoir ; le fils recevait quelquefois même un degré supérieur des mains de son père.
Pendant toute cette époque, les instructeurs initiés entretenaient des relations avec leur hiérarchie occultes qui gouverne le monde, se soumettait à ses lois et agissait conformément à ses plans. Le gouvernement était juste et bienfaisant ; les arts et les sciences étaient cultivés ; - et ceux qui travaillaient dans ces voies, guidés comme ils étaient par la connaissance occultes, atteignirent, à la vérité, des résultats prodigieux. La croyance religieuse et les rites étaient relativement purs ; en somme la civilisation de l'Atlantide avait atteint en ce temps-là son point culminant.
Après environ 100 000 ans de cet âge d'or, la dégénérescence et la décadence de la race se manifestèrent. Plusieurs des rois tributaires et une grande partie des prêtres et du peuple cessèrent d'employer leurs facultés et leurs pouvoirs selon les lois instituées par leurs divins instructeurs, dont ils négligèrent les conseils et les enseignements. Leurs relations avec la hiérarchie occulte furent brisées.

Les intérêts personnels, la soif des richesses et de l'autorité, l'humiliation et la ruine de leurs ennemis devinrent de plus en plus le but vers lequel furent dirigés leurs pouvoirs occultes ; ceux-ci, détournés de leur adaptation légitime, et pratiqués dans des vues égoïstes et malveillantes, devinrent inévitablement ce que nous appelons la sorcellerie.
Considérons un instant la signification réelle de ce mot de sorcellerie qui, durant des siècles de superstition et d'ignorance, a été accueilli, d'une part, avec crédibilité, de l'autre, avec dédain ; voyons aussi quels terribles effets la pratique de la sorcellerie est suivie.
Grâce en partie à leurs facultés psychiques qui n'étaient pas encore étouffées par la matérialise vers lequel la race s'achemina plus tard, et en partie à l'acquisition de notions scientifiques dont le développement marqua l'apogée de la civilisation attend tiennent, les membres les plus intelligents et les plus énergétiques de la race obtint graduellement la connaissance des lois de la nature et ils acquirent un contrôle de plus en plus parfait et sur ses forces cachées.
La profanation de cette connaissance et son emploi dans un but égoïste constitue ce qu'on appelle la sorcellerie. Les effets terribles d'une pareille profanation se montrèrent dans les catastrophes épouvantables qui atteignirent cette race. Car, dès que les pratiques de la magie noire eurent pris naissance, elles s’étendirent tout alentour.

La direction spirituelle supérieure ayant ainsi été retiré, le principe Karmique atteignit naturellement son zénith pendant la durée de la quatrième race, s'affirma de plus en plus dans l'humanité. La luxure, la brutalité, la férocité allait en augmentant et la nature animale de l'homme se manifestait de la manière le plus dégradante. Depuis les temps les plus reculés, une question de morale divisait la race atlantéenne en deux camps hostiles ; ce qui avait commencé à l'époque Rmoahal s'accentuer de plus en plus dans l'ère toltèque. La bataille d'Armageddon fut livrée plusieurs fois à chaque époque de l'histoire.
Ne voulant plus se soumettre au sage gouvernement des empereurs initiés, les partisans de la « magie noire » se révoltèrent et élevèrent au pouvoir un empereur rival ; celui-ci, après deux grandes lutte et de grandes batailles, chassa l'empereur blanc hors de sa capitale appelée « la ville porte d'or » il le remplaça sur le trône.
L'empereur blanc chassé vers le nord s'installa de nouveau dans une ville fondée par les Tlavatlis ; cette ville se situait dans la partie méridionale du district Montagneux, était alors le siège d'une des royautés tributaires Toltèques.
Le roi accueillit joyeusement l'empereur blanc et mis la ville à sa disposition.
Plusieurs autres rois tributaires lui demeurèrent également fidèles ; mais la plupart firent acte de soumission au nouvel empereur qui régnait dans l'ancienne capitale. Ceux-ci, cependant, ne demeurèrent pas longtemps fidèles.
Ils manifestèrent constamment des velléités indépendantes ; des batailles continuelles étaient livrées dans différentes parties de l'empire, et pour augmenter les pouvoirs de destruction  que possédaient les armées, on eut largement recours à la pratique de la sorcellerie.
Ces événements se passèrent 50 000 ans environ avant la première grande catastrophe.
À partir de cette époque, les choses allèrent toujours plus mal. Les sorciers usaient de leurs pouvoirs avec témérité et le nombre des personnes capables d'acquérir et de pratiquer cette terrible magie noire allait toujours en augmentant.
C'est alors que survint le terrible châtiment qui firent périr des millions et des millions d'hommes. La grande « cité aux portes d'or » était devenue à cette époque un repaire d'iniquités. Elle fut balayée par les vagues, ces habitants furent engloutis, tandis que l'empereur noir et sa dynastie fut renversée pour ne plus jamais se relever.
L'empereur du nord de même que les prêtres initiés dans tout le continent avaient été prévenus du désastre qui menaçait le pays ; on verra dans les pages suivantes l'exposer des nombreuses mutations qui précèdent cette catastrophe ainsi que celles qui suivirent plus tard ; ces émigrations ont été conduites par les prêtres.
Le continent fut donc affreusement dévasté. Mais la totalité du territoire submergé ne représentait pas tout le dommage occasionné, car des marées périodiques balayèrent de grands espaces, laissant derrière elles de vastes marécages désolés. Des contrées entières devinrent stériles et demeurèrent incultes et désertes pendant plusieurs générations.
La population qui survécut reçut encore de sévères avertissements. On les respecta quelque temps, la sorcellerie fut beaucoup moins pratiquée. Une période assez longue s'écoula avant qu'un gouvernement puissant soit établi. Une telle dynastie de sorciers s'empara un instant du trône dans la « cité aux portes d'or ».
Aucune puissance Toltèque ne dirigea les peuples à l'époque indiquée par la seconde carte. Il y avait encore de nombreuse population Toltèque, mais la race pure avait disparu du continent primitif.
Cependant, sur l'île de Routa, à l'époque qui correspond à la troisième carte, une dynastie Toltèque se leva au pouvoir et gouverna - à l'aide de ses rois tributaires - une grande partie de l'île. Cette dynastie s'adonnait à la magie noire, qui se développa de plus en plus pendant les quatre périodes, jusqu'à ce que, enfin, elle amena une catastrophe inévitable, qui dans une grande mesure, purifia le monde de ce mal monstrueux. Il importe de bien  comprendre que, jusqu'à la fin, jusqu'à la disparition de Poséïdonis, un empereur ou roi initié - ou tout au moins l'un de ceux qui suivaient la « bonne loi » - garde le pouvoir dans quelques parties du continent, agissant sous la direction de la hiérarchie occultes, réprimant, lorsque cela était possible, l'action des mauvais sorciers et guidant et instruisant la petite minorité disposée encore à mener une vie pure et est salutaire. Plus tard, cet empereur « blanc » fut généralement élu par les prêtres, c'est-à-dire par la poignée d'hommes qui suivaient « la bonne loi ».

Il ne reste que peu à dire sur les toltèques. Dans l'île de Poséïdonis, la population était plus ou moins mélangée. Deux royaumes et une petite république située à l'ouest de se partageaient l'île. La partie septentrionale était gouvernée par un roi initié, tandis que le sud le principe héréditaire avait fait place à l'élection par le peuple.
Les races dynastiques disparaissaient, mais des rois d'origine Toltèque s'emparaient parfois du pouvoir dans le nord, ainsi bien qu'au midi ; le royaume du nord étant constamment amoindri au bénéfice de son rival du Sud, et son territoire insensiblement annexé.
Après avoir traité assez longuement de l'état des choses sur la race Toltèque, nous ne nous arrêterons pas longtemps principales caractéristiques politiques et quatre sous race qui suivirent ; Car aucune d'elle n'atteignit le degré de civilisations auxquels parvinrent les toltèques la dégénérescence de la race commençait en effet à apparaître.

A suivre: La Première race Touranienne

Date de dernière mise à jour : 28/01/2012