Introduction

Par Heim Gilbert

Nous sommes actuellement dans cette période transitoire entre deux époques, on pourrait même dire entre deux mondes ou entre deux dimensions.

Depuis le 19éme siècle la médecine dite moderne a fait des bonds de géant dans le domaine matériel, mais en oubliant la base même des anciennes médecines traditionnelles. Cette nouvelle médecine à emprunté à ces médecines ancestrales la connaissance de l’action des végétaux ou des rayonnements sans tenir compte de l’aspect que j’appellerai ‘vibratoire’ ou ‘holistique’. Pendant un temps cette médecine moderne à fait ces effets, et a permis de nombreux soins et de nombreuses guérisons. Hélas dès le 20éme siècle cette médecine s’est égarée dans le mercantilisme. D’énormes pouvoirs d’argent, des lobbies dirigés par des laboratoires sans scrupules ont remplacé le modeste apothicaire du 19éme siècle. La course effrénée de ces laboratoires vers le pouvoir et le gain ont créé une multitude de molécules médicamenteuses plus meurtrières les unes que les autres. Ces magnifiques créations de la Nature qu’étaient les végétaux, les champignons et certaines bactéries qui nous permettaient d’évoluer dans ce monde terrestre à travers la connaissance de nos origines (car nous sommes tous issus du minéral, du végétal et de l’animal) ont été mis au rencart pour être remplacé par des molécules de synthèses plus dangereuses les unes que les autres.

Même au niveau de notre nourriture l’humain a cru bon de jouer à l’apprenti sorcier pour créer des nourritures de plus en plus destructrices pour le corps humain.

Ces deux actions conjointent ont créé cet état de dépendance médicamenteuse qui rend les pourvoyeurs de drogue licite de plus en plus puissant dans ce monde matérialiste, à tel point qu’ils réussissent à détourner les pouvoirs gouvernementaux à des fins d’interdiction d’utilisation de plantes naturelles pour la guérison. Ou va-t-on ?

Le passage prochain de la 3éme à la 5éme dimension va automatiquement transformer notre façon de soigner et notre façon d’aborder la guérison.

Les Anciennes Traditions Thérapeutiques.

Nos ancêtres ont prouvés que leurs façons de soigner étaient tout aussi efficace que cette médecine moderne. Il est vrai qu’au cours des siècles passés de nouvelles maladies sont apparues, mais sont-elles vraiment nouvelles ? Voici à travers les siècles et les civilisations quelques exemples de Thérapies traditionnelles.

La Médecine dans l'Égypte antique.

La médecine dans l'Égypte antique se réfère à la pratique courante de la médecine dans l’Égypte du 33e siècle avant notre ère jusqu'à l’invasion perse de -525.

Cette médecine très avancée pour l'époque, était le fait d'un système de soins particulier, avec des médecins spécifiquement formés et aux pratiques contrôlées, exerçant en clientèle ou dans des lieux réservés, établissant des conclusions diagnostiques, usant de moyens thérapeutiques multiples, et toujours en relation avec le divin. Le concept de maladie était différent de la définition moderne :

-         en Égypte antique, on ne meurt pas en bonne santé,

-        la maladie est la manifestation corporelle de la « prise de possession » du corps du patient, œuvre d'agents surnaturels (ennemi disposant d'une puissance magique, défunt mécontent, divinité fâchée, etc.),

-        l'enveloppe corporelle est un élément nécessaire pour accéder à la vie éternelle, et sa destruction interdirait de l'espérer (la pire situation pour un ancien égyptien était d'avoir son corps brulé, car le corps était alors perdu).

Les médecins égyptiens pratiquaient une petite chirurgie, non invasive, la réduction des fractures, disposaient d'une riche pharmacopée et se servaient de formules magiques. Les remèdes de l'Égypte antique étaient constitués d’incantations et de filtres magiques, les recherches en égyptologie biomédicale montrent qu'ils étaient souvent efficaces et que soixante-sept pour cent des formules connues respectent les règles du codex pharmaceutique britannique de 1973. Les textes médicaux précisent les étapes de l’examen clinique, du diagnostic, du pronostic et les traitements qui étaient souvent rationnels et appropriés.

Les connaissances sur la médecine en Égypte antique proviennent de papyri, de récits de savants grecs et romains, de bas-reliefs, d'ostraca.

Jusqu'au XIXe siècle, les principales sources d'information sur la médecine égyptienne antique ont été les écrits de l'Antiquité tardive. Homère en -800 remarquait dans l’Odyssée : « En Égypte, les hommes sont plus qualifiés en médecine que tous les autres hommes » et « les Égyptiens avaient dans le domaine de la médecine davantage de compétence qu’en tout autre art. ». L'historien grec Hérodote s'est rendu en Égypte aux environs de -440 et en a rapporté des descriptions détaillées, de leurs pratiques médicales. Pline l'Ancien a également dit grand bien d’eux dans son œuvre historique. Hippocrate (le père de la médecine), Hérophile, Érasistrate et plus tard Galien ont étudié au temple d’Amenhotep et ont reconnu la contribution de l'Égypte antique à la médecine grecque.

En 1822, la découverte de la pierre de Rosette a finalement permis la traduction des inscriptions hiéroglyphiques et des papyrus de l'Égypte antique, dont de nombreux textes consacrés à des thèmes médicaux. L'intérêt pour l’égyptologie qui s’en est résulté au cours du XIXe siècle a conduit à la découverte de documents médicaux écrits :

-        les papyrus médicaux remontent à 3000 ans avant notre ère.

-        le papyrus Edwin Smith est un manuel de chirurgie et d’observations anatomiques détaillées traitant de l’examen, du diagnostic, du traitement et du pronostic pour de nombreuses affections. Il a probablement été écrit vers -1600, mais est considéré comme une copie de plusieurs textes antérieurs.

-        le papyrus Ebers (v. -1550) est rempli d'incantations et d’imprécations épouvantables destinées à chasser les démons responsables des maladies et comprend également 877 prescriptions.

La médecine en Égypte antique est un service public :

-         gratuit, c'est-à-dire accessible à tous, quelle que soit la situation de fortune ;

-        disponible dans tout le pays ;

-        disponible à tout moment.

Les établissements médicaux, aussi appelées Maisons de vie, sont connus pour avoir été mis en place dans l'Égypte antique dès la 1ére dynastie. À l’époque de la XIXe dynastie, leurs employés jouissent d’avantages que l'on peut assimiler à l’assurance maladie, la retraite et les congés de maladie.

Il est placé sous l'autorité de l'institution du temple. Dans la maison de vie, l'institution du temple gère, entre autres, l'école des scribes, ouverte à tous, qui forme les futurs scribes, mais ne conserve que les meilleurs. La maison de vie assure la formation des futurs médecins et des futurs prêtres. Cette institution gère également les lieux de soins à l'intérieur du temple, et plus particulièrement un espace de soins, nommé « sanatorium » a posteriori :

-         ce ne sont pas des maisons de santé « climatologiques » avec balnéothérapie,

-        ce sont des espaces sacerdotaux, contenant des cuves et des baignoires remplies d'eau sacrée, et la partie malade est immergée dans un but d'espérance de guérison divine.

Il y avait beaucoup de catégories et de spécialisation parmi les médecins. Les rois avaient leur propre médecin et même leurs propres spécialistes.

La démarche diagnostique est décrite dans le papyrus Ebers. Le déroulement en est le suivant :

-        Poser des questions au patient, par étape, calmement ;

-        Faire une enquête d'entourage ;

-        Trouver l'origine directe et indirecte de la souffrance ;

-        Chercher l'existence d'antécédents familiaux ;

-        En cas de rechute vérifié si le traitement est convenablement pris ;

-        Préparer un plan de soins, à court et moyen terme.

À ce niveau le diagnostic se confond avec la prescription : il s'agit plus d'un rapport détaillé comportant une suite de signes cliniques suivie d'une liste de médications. La première chose à faire est de calmer la souffrance, ensuite de stopper l'évolution et enfin de trouver une solution définitive.

La Thérapie Ayurvédique.

L’Ayurveda ou médecine ayurvédique est une médecine traditionnelle originaire de l’Inde, également pratiquée dans d'autres parties du monde. C'est une médecine non conventionnelle. L'Ayurveda puise ses sources dans le Véda, ensemble de textes sacrés de l'Inde antique. En l'occurrence, il s'agit d'une approche dite holistique de la culture védique, dont l'hindouisme s'est librement inspiré. L'Ayurveda demeure une forme de médecine traditionnelle encore vivace en Asie du Sud.

Les praticiens ayurvédiques ont également mis au point un certain nombre de préparations médicinales et de procédures chirurgicales pour prévenir ou guérir diverses maladies et affections. L'Ayurveda est devenue une forme de médecine alternative en Occident, bien que les brevets concernant ses médicaments aient été contestés par des institutions officielles des pays occidentaux et de l’Inde. L'Organisation mondiale de la santé l'a reconnue comme un système de médecine traditionnel.

Cette médecine traditionnelle indienne a identifié la fièvre, la toux, la consomption, la diarrhée, l’œdème, l’abcès, les convulsions, les tumeurs et les maladies de peau (y compris la lèpre). Le traitement des affections complexes — y compris l’angine de poitrine, le diabète, l’hypertension artérielle et les calculs — ont également été pratiqués au cours de cette période, la chirurgie plastique, la chirurgie de la cataracte, la ponction pour l’évacuation des fluides contenus dans l’abdomen (ascite), l'extraction des corps étrangers, le traitement des fistules anales, le traitement des fractures, l’amputation, la césarienne et la suture des plaies étaient connus. L'usage des herbes et des instruments chirurgicaux se sont généralisés.

Parallèlement à la Renaissance en Europe, l'Ayurveda est réapparu. Avec les différentes colonialisations européennes, surtout britannique, cette médecine a subi de nombreuses pressions, et fut interdite par les Anglais. C'est seulement avec l'Indépendance en 1947, sous l'influence du Mahatma Gandhi, que l'Ayurveda a de nouveau été reconnu.

Aujourd'hui, l'Ayurveda semble susciter plus d'intérêt pour son approche du bien-être holistique que pour son aspect médical (ce dernier se développe de plus en plus et la recherche médicale est en cours).

L’Ayurveda croit en l’existence de cinq grands éléments (la terre, l’eau, le feu, l’air et l’espace), formant l'univers, y compris le corps humain. Le sang, la chair, le gras, l'os, la moelle, le chyle et le sperme sont les sept principaux éléments constitutifs de l'organisme.

La Thérapie Chamanique.

Le chamanisme est une pratique centrée sur la médiation entre les êtres humains et les esprits de la surnature (les âmes du gibier, les morts du clan, les âmes des enfants à naître, les âmes des malades à ramener à la vie, etc.). C'est le chaman qui incarne cette fonction, dans le cadre d'une interdépendance étroite avec la communauté qui le reconnaît comme tel.

Le chamanisme, au sens strict (chaman vient étymologiquement de la langue toungouse), prend sa source dans les sociétés traditionnelles sibériennes. Partie de la Sibérie, la pensée chamanique a essaimé de la Baltique à l'Extrême-Orient et a sans doute franchi le détroit de Béring avec les premiers Amérindiens. On observe des pratiques analogues chez de nombreux peuples, à commencer par les Mongols, qui seraient tous originaires de Sibérie, mais aussi au Népal, en Chine, en Corée, au Japon, chez les Indiens d'Amérique du Nord, en Afrique, en Australie et chez les Amérindiens d'Amérique latine.

Le terme « chamane » est introduit en Europe vers la fin du XVIIe siècle à travers les récits publiés par quelques explorateurs et marchands. Le chamanisme est donc une conduite, une efficacité, une technique, à restituer dans le tout de la société. Il remplit une fonction d'adaptation à des situations démunies et difficiles, par sa souplesse, son pragmatisme (contrairement aux religions instituées), et par sa disponibilité.

Les traits essentiels du chamanisme, dans les sociétés de chasse, sont : l’alliance avec les esprits de la "sur-nature", le voyage de l'âme, la gestion de l’aléatoire par le rapport entre chamane et esprits, mais aussi la fluidité, car le chamanisme n’est pas quelque chose de figé puisqu’il intègre.

L’institution chamanique dépasse largement la région sibérienne. Tous les continents sont touchés et l'on assiste aussi à des mouvements du New-Age en Amérique du Nord, en Europe et en France, avec l’émergence d’un néo-chamanisme.

Le chamane est un être complexe chez qui on a voulu voir un guérisseur, un sorcier, un prêtre, un magicien, un devin, un médium ou un possédé.

    Il existe en fait une polyvalence dans ses attributions. Celles-ci s'effectuent dans un cadre rituel bien précis. Elles varient d'une région à l'autre, mais aussi et surtout d'une époque à l'autre. On peut citer parmi ces attributions :

-        faire du tort à un ennemi ;

-        traiter certaines maladies ;

-        nommer un enfant ;

-        faire tomber la pluie ;

-        faire venir le gibier ;

-        retrouver un objet perdu.

Pour communiquer avec les esprits, le chamane se met en transe grâce à ses rituels. Ceux-ci se caractérisent par une expression corporelle et un état psychique particulier, dont les tremblements sont l'élément le plus évocateur (un esprit est présent dans le corps du chamane). La transe est toujours associée à un élément musical et dans son étymologie il y a la notion de passage et de changement. Enfin, la transe s'effectue au service de la croyance. Le chamane se met aussi en rapport avec l'au-delà par le moyen de songes ou de visions.

    Le rituel du chamane n'est pas figé, il existe une personnalisation de sa pratique. Chaque chamane fait différemment des autres, il n'y a pas de liturgie et il possède un talent personnel à exercer une fonction héréditaire.

La Médecine traditionnelle chinoise.

La médecine chinoise traditionnelle est fondée sur une théorie du fonctionnement de l'être humain en bonne santé, d'un point de vue physiologique, psychologique, anatomique, etc. Elle tente également d'expliquer les causes des maladies et les mécanismes biologiques et psychiques qui en sont les conséquences. La médecine chinoise cherche à comprendre l'être humain dans son ensemble, aussi bien sain que malade, tant du point de vue des symptômes visibles qu'invisibles, par une gestion de l'équilibre de l'énergie interne appelée Qi ou Tchi.

Vieille de quelques milliers d'années, la Médecine traditionnelle chinoise est un « système », c'est-à-dire un ensemble de théories (explications) et de pratiques (techniques) concernant l'humain et sa santé. Sa relative complexité, pour les Occidentaux, tient surtout aux faits suivants :

    Elle possède sa propre base philosophique et symbolique.

    Elle voit le corps, le cœur et l'esprit comme un tout.

    Elle s'est élaborée non pas en disséquant des morts, mais en observant des vivants. Par conséquent, rien n'est vu comme statique.

    Elle considère les phénomènes non pas en soi, mais à partir des relations entre eux. Par conséquent, la santé d'un organe ou d'une personne dépend de multiples facteurs tous reliés entre eux.

La Médecine traditionnelle chinoise vise d'abord à maintenir l'harmonie de l'énergie à l'intérieur du corps ainsi qu'entre le corps et les éléments extérieurs. La santé est liée à la capacité de l'organisme de maintenir la dynamique nécessaire pour affronter les agressions. En contrepartie, la maladie se manifeste lorsque l'organisme a perdu sa capacité d'adaptation.

Chaque individu possède une constitution particulière où les différents éléments interagissent, selon un équilibre qui lui est propre. C'est ce qu'on appelle le terrain. Chez deux personnes, un même symptôme (mal de tête ou difficulté à digérer, par exemple) ne relève pas, a priori, d'une même cause, mais d'un déséquilibre propre à chacune d’elles.

Pour que la santé se maintienne, l'harmonie doit résider dans chacun des éléments de l'ensemble, ainsi qu’entre les différents éléments. Et sur tous les plans : dans chacun des organes de l'individu, et entre ces organes; dans l'individu, et entre l'individu et son environnement. La Médecine traditionnelle chinoise ne traite pas les symptômes (comme le ferait la médecine mécaniste), mais la personne, de façon holistique.

La Médecine tibétaine traditionnelle

La science médicale tibétaine est extrêmement ancienne. C’est un système thérapeutique holistique, très complexe et élaboré. Du point de vue de la médecine tibétaine, nous sommes composés de cinq éléments comme tout ce qui nous entoure. Ces éléments se manifestent dans notre corps par trois humeurs et c’est de leur bon équilibre que dépend notre santé :

-        Le désir (convoitise), Le désir est lié à l’humeur « vent ».

-        la haine (colère) La haine est liée à l’humeur « bile ».

-        l’ignorance (bêtise)    L’ignorance est liée à l’humeur « flegme ».

Sont les trois émotions négatives considérées comme sources du dérèglement de nos humeurs et à travers cela de nos maladies.

Cet équilibre des humeurs va être influencé par un grand nombre de facteurs : notre alimentation, notre mode de vie et surtout nos émotions.

Il y a plusieurs moyens de traiter ces problèmes, le comportement et l’alimentation étant les premiers, puis viennent les thérapies externes : Lu Jong, Ku Nye etc… ensuite seulement les médicaments à ingérer.

La médecine tibétaine traditionnelle est une médecine traditionnelle dont certains aspects empruntés à la médecine indienne, chinoise et perse remonteraient à près de 2500 ans et qui fut codifiée plus tardivement au travers des « Quatre Tantras Médicaux » de Yutok Yonten Gonpo au VIIIe siècle.

Le Tibet avant le Ve siècle était principalement marqué par la culture chamanique correspondant à la tradition bön. La médecine y aurait été alors basée sur la magie, l'exorcisme et des pratiques chamaniques.

Au XVIIe siècle, l'école médicale tibétaine de Chakpori est fondée par le 5e dalaï-lama et son régent Sangyé Gyatso. Construite sur la colline de Chakpori près de Lhassa, elle vit l'installation de quelques canons par les Tibétains lors du soulèvement tibétain de 1959 et fut détruite par l'artillerie de l’armée populaire de libération.

Les médecins tibétains furent persécutés à partir de 1959. La pratique de la médecine tibétaine fut interdite, et des médecins renommés comme Tenzin Choedrak furent emprisonnés. Détenu à partir de 1959 et pendant près de 22 ans, ce dernier s'enfuit à Dharamsala en 1980, où il rejoignit le 14e dalaï-lama. Le Men-Tsee-Khang a survécu à cette période, permettant à la médecine tibétaine d'être de nouveau enseignée et pratiquée aujourd'hui. Le Gouvernement de la région autonome du Tibet l'a fusionné avec le collège Chagpori pour former l'Hôpital de médecine tibétaine de la région autonome du Tibet.

La médecine tibétaine est un système médical traditionnel qui repose sur une méthode complexe de diagnostic, incorporant des techniques telles que l'examen du pouls et de l'urine. Le médecin tibétain (amchi) donne des conseils de modification de comportement et d'alimentation. Des médicaments confectionnés à partir de plantes médicinales et de minéraux ; des thérapies physiques comme l'acupuncture tibétaine ou la moxibustion sont utilisées pour traiter le malade.

Le système médical tibétain est basé sur une synthèse des savoirs indiens (Ayurveda), persan, grec, indigène tibétain, et les systèmes médicaux chinois. Il continue à être pratiqué au Tibet, en Inde, au Népal, au Sikkim, au Bhoutan, au Ladakh, en Sibérie, en Chine, en Mongolie et en Bouriatie, de même que plus récemment dans des parties de l'Europe et d'Amérique du Nord. Il est lié à la tradition bouddhiste selon laquelle toute maladie résulte en définitive de « trois poisons » de l'esprit : le désir excessif, la haine et l'ignorance.

La médecine tibétaine comporte 3 types principaux de traitements :

-        des conseils alimentaires

-        des conseils comportementaux

-        des pilules à base de plantes

Cette médecine traditionnelle utilise jusqu'à deux mille types de plantes et cinquante minéraux.

Fin 2007, il y avait 14 instituts de médecine tibétaine ainsi que plus de 60 départements de médecine tibétaine dans les hôpitaux des comtés.

Créé en 1977, l'Institut de médecine tibétaine de Lhassa a un service de consultation externe et un service d'hospitalisation, un centre d'enseignement d'astrologie médicale, un atelier de préparations médicales, un musée abritant des tankas médicales.

En 2007, a vu le jour la revue China's Tibetan Medicine (« Médecine tibétaine de la Chine »). Les thèmes abordés sont l'histoire de la médecine, de l'astronomie et du calendrier tibétains, les fondements théoriques et la pratique de cette médecine.

La même année, un Institut de recherche sur la médecine tibétaine a été établi dans la Région autonome du Tibet. Il est chargé de mener à bien 17 projets de recherche.

L'administration d'État de la médecine tibétaine a publié un « Nouvel Abrégé de médecine tibétaine » et un « Dictionnaire de la médecine tibétaine ».

La Médecine dans la Grèce antique.

Probablement inspirée par la médecine égyptienne, la médecine en Grèce antique est censée remonter à l'époque homérique. Elle ne prend toutefois son véritable essor qu'au Ve siècle av. J.-C. avec Hippocrate.

Beaucoup de Grecs font reposer la guérison sur des pratiques magiques ou religieuses. De manière générale, les cultes guérisseurs ont pour caractéristique d'être situés hors des villes : développés de manière tardive, ils s'implantent à la marge.

La plupart du temps, le dieu guérisseur agit par « incubation » : c'est le cas d'Asclépios à Épidaure ou Athènes, ou d'Amphiaraos à Oropos et Thèbes. Le rituel commence pour le malade par un bain de purification, suivi par un sacrifice relativement modeste et donc accessible à tous.

Les stèles retrouvées à Épidaure, sortes d'ex-voto, montrent qu'Asclépios guérit toutes sortes de maladies : il traite les ulcères et guérit la maladie de la pierre tout autant qu'il rend la vue aux aveugles. « Il y en aurait eu bien plus », commente Diogène au sujet d'une autre divinité guérisseuse, « si elles avaient été offertes par ceux qui n'ont pas été sauvés. »

Certaines des « ordonnances » dictées par le dieu ont été conservées et permettent de mieux comprendre les guérisons attestées par les ex-voto. D'abord, il faut souligner que le rituel mêle savamment suggestion et mise en scène. Ensuite, le dieu ordonne généralement des remèdes simples (cataplasmes, tisanes) et prodigue des conseils d'hygiène de vie : nécessité de faire de l'exercice (sport et promenade), régulation du régime alimentaire. Enfin, le volet religieux à proprement parler est généralement assorti d'une véritable cure thermale, comprenant bains et frictions. À Oropos, où aucun témoignage de guérison ne nous est parvenu, les instruments médicaux découverts témoignent de la pratique de la chirurgie.

Les troubles mentaux sont également guéris par des pratiques cathartiques. Ainsi, le chœur dans l’Hippolyte porte-couronne d'Euripide distingue trois types d'« égarement ».

-        L'un est de type panique (associé à Pan),

-        l'autre de type lunatique (associé à Hécate, déesse lunaire),

-        le dernier enfin est associé à Cybèle et aux Corybantes.

Hippocrate lui-même reprend ce type de considérations, avec un effort supplémentaire de typologie, dans Du mal sacré. La cure consiste généralement en une danse rituelle au son d'une musique dans le mode phrygien.

En l'espèce, ce n'est pas le rituel qui est adapté à la maladie mais l'inverse : si le malade réagit aux rituels de tel dieu, c'est bien que son mal était envoyé par ce dieu. En l'absence de réaction, on passe au dieu suivant. Aristophane, dans Les Guêpes, illustre bien l'indifférence des Grecs à la nature du traitement : l'important, c'est qu'il soit efficace. Ainsi, le jeune Bdélycléon essaie de traiter son père successivement par une cure hippocratique (bains et purge), un passage par les Corybantes (traitement par l'hypnose) puis par une nuit dans le sanctuaire d'Épidaure.

La Médecine dans la civilisation islamique.

En histoire de la médecine, le terme médecine islamique ou médecine arabe fait référence à la médecine développée pendant l’âge d'or de la civilisation islamique médiévale et consignée dans des écrits en langue arabe, la lingua franca de la civilisation islamique. En dépit de ce que ces deux termes accolés pourraient le laisser croire, un grand nombre de scientifiques de cette période ne sont pas arabes. Certains considèrent l’expression "arabo-islamique" comme historiquement inexacte, faisant valoir que cette locution ne rend pas compte de la richesse et de la diversité des chercheurs orientaux qui ont contribué au développement de la science islamique à cette époque. Les traductions latines du XIIe siècle d’ouvrages médicaux écrits en arabe ont eu une influence significative sur le développement de la médecine moderne.

Les écrits de médecine de l’âge d’or de la civilisation islamique ont été influencés par plusieurs systèmes médicaux, dont celui de la médecine traditionnelle de l’Arabie de l'époque de Mahomet, celui de la médecine de la Grèce antique ainsi que par la médecine yunâni, la médecine ayurvédique de l'Inde ancienne et la médecine de l’Iran antique de l’Académie de Gundishapur.

Conclusion.

Ces quelques pages ont pu démontrer l’existence de thérapies de tous types dans toutes les civilisations. En lisant bien ces quelques chapitres on peut réaliser combien les médecines traditionnelles, qu’elles soient antiques ou plus récentes, que ce soit près de nous ou à l’autre bout de la terre, sont liées au sacré et associé avec les éléments de la nature qu’ils soient : minéral, végétal, animal ou divin.

Notre monde médical actuel ne tient compte que d’un seul élément, les symptômes. Elle ne tient absolument pas compte de l’origine du mal (émotions, malnutrition, condition de vie etc…), de la constitution énergétique du patient (mauvaise circulation des diverses énergies du corps, présences d’entités malsaines), de ces antécédents familiaux, de son milieu de vie (problèmes géobiologiques, sources ou rivières souterraines, proximité d’antennes téléphoniques etc...).