L'éternel recommencement

Extrait du livre de Zecharia SITCHIN

 Cette extraordinaire histoire, la nôtre depuis 500.000 ans, n'est pas de la science-fiction !

Aujourd'hui, elle révèle que des astronautes bien plus sophistiqués que les nôtres sont venus et revenus sur Terre et ont fait chaque fois brusquement évoluer l'humanité.
Une vision de Nostradamus du passé ? Non, Zecharia Sitchin est l'un des rares spécialistes capables de lire et de comprendre l'écriture cunéiforme et, en se basant sur les archives sumériennes d'il y a 6.000 ans, il déclare en 1976 : « Il y a une planète de plus dans notre système solaire ! ». En 1982, le satellite IRAS signale la course vers la Terre d'un large astre « inconnu jusqu'alors »... En 1988, les ordinateurs de la NASA calculent que son orbite passe entre Mars et Jupiter, exactement comme l'auteur l'avait déduit des documents astronomiques les plus anciens de notre planète.

Qui étaient ces dieux d'antan qui dans leurs vaisseaux sillonnaient le Ciel et la Terre ?

Ils firent l'Eden et Adam, furent amoureux des filles des hommes, protégèrent Noé, interdirent l'achèvement de la « Tour » de Babel, et enrichirent l'humanité de leurs mathématiques, de leur agriculture, de leurs lois, de leur organisation sociale et religieuse, et de l'histoire de leur vaisseau spatial principal : « LA DOUZIÈME PLANÈTE ».

L'éternel recommencement

Qui sommes-nous ? Que sommes-nous ?

Pourquoi sommes-nous sur cette planète, la Terre ?

D'où vint ce monde qui est le nôtre ?

Comment tout cela commença-t-il ?

Y a-t-il d'autres vies ailleurs ?

Sommes-nous un cas unique ?

Sommes-nous seuls ?

Voilà des questions qui ont toujours existé. Pour un astronaute posant le pied sur la lune, pour Jules Verne qui, lui, y alla de toute son imagination, pour les astronomes de la NASA analysant les données fournies par les sondes spatiales enfin arrivées au voisinage des planètes les plus lointaines, pour Copernic fouillant les cieux, pour Hamlet face à un crâne humain, pour les philosophes grecs dissertant sur l'eau, le feu, la terre et l'air, pour Nostradamus prédisant le futur de l'huma­nité, pour les prophètes hébreux annonçant la parole de Dieu, pour les pharaons d'Égypte à la poursuite de la vie éternelle, pour une mère au premier cri de son enfant, pour vous, et aussi pour moi dans ces longues nuits où ces réflexions me tinrent en éveil...

Chaque jour apporte une nouvelle réponse des savants; en apparence tout au moins, car ces réponses ne font que relancer plus avant les questions. Nous avons appris, par les recherches sur le code génétique propre à tous les hommes, que l'humanité toute entière descend d'une seule femme qui vivait il y a 300.000 ans; mais qui était-elle ? Les plus récentes études confirment que toutes les langues sont dérivées d'une source unique; mais qu'elle est-elle ? Nous lisons que toutes les formes de vie sur notre planète ont évolué à partir du même germe génétique; mais quand ce germe fit-il son apparition sur Terre ?

Et maintenant, pourquoi toutes ces découvertes nous semblent-elles si familières ?

N'avons-nous pas déjà lu cela ? Assurément,... dans la Bible.

D'une incroyable manière, plus s'accroît notre savoir sur la Terre et tout ce qui y vit, plus la science moderne corrobore ce que le livre de la Genèse nous a toujours conté...

Il y a à peine plus de cent années que furent mises au jour, en Mésopotamie, des tablettes d'argile couvertes d'écriture. Datant de plusieurs millénaires, elles ébranlèrent les convictions scientifiques, culturelles et religieuses du XIXe siècle : en effet, elles montraient, sans l'ombre d'un doute, que les histoires bibliques concernant la création de la Terre et de la vie, la création de l'Homme, le Jardin d'Éden, le Déluge, la Tour de Babel... étaient en fait des récits écrits pour la première fois par des Sumériens, il y a 6.000 ans, en Mésopotamie.

Il y a un siècle, les archéologues prouvèrent que les informations bibliques concernant les rois, les cités, les voies d'échanges commerciaux, les coutumes patriarcales, étaient toutes véridiques et parfaitement décrites. De nos jours, les recherches des biologistes assurent le bien-fondé de la description sumérienne de la « création » d'Adam : un bébé-éprouvette !

Quant aux astronomes, ils ont encore à rattraper la connaissance céleste des mêmes Sumériens. Les vaisseaux de la NASA ont apporté la preuve qu'une planète peut avoir plusieurs lunes, et non une seule comme la Terre. Il y a 6.000 ans, les Sumériens le savaient déjà ! Ils ont aussi montré l'évidence que l'eau, indispensable au développement de la vie, existe sur toutes les planètes, même les plus lointaines, et que certaines d'entre-elles produisent leur propre chaleur. Cela aussi, les Sumériens l'avaient écrit !

Les dernières nouvelles nous annoncent qu'ils ont calculé l'existence d'une planète de plus dans notre système solaire, bien au-delà de Pluton, un astre désigné par Planète X. Encore un fait bien connu des Sumériens; ils fixèrent même l'orbite de cette planète, la nommèrent et laissèrent les instructions qui permettaient de la retrouver...

La raison de l'existence de ce livre est la redécouverte — non pas en dégageant des cités enfouies, mais à partir des archives déjà mises au jour — de l'étonnante masse d'informations archivées sur les antiques tablettes d'argile et transmises par les Écritures.

Il n'y a rien dans ce livre qui soit de la science-fiction. Rien qui soit issu de la fertile imagination de l'auteur. Tout était disponible à l'érudit depuis un siècle. Cependant, parce que ces tablettes d'argile révélaient un niveau de connaissance que, de l'avis des spécialistes, les peuples du passé ne pouvaient avoir atteint, ces informations furent qualifiées de fantaisistes, sinon réfutées en les classant comme « mythes ».

Néanmoins, acceptons un instant qu'il s'agissait de faits alors bien connus, de faits que, certainement, ils ne pouvaient pas avoir découvert par eux-mêmes, c'est-à-dire de faits qui au­raient été introduits et enseignés par des visiteurs venus,... pourquoi pas ?, de la Planète X...

Il ne s'agit pas d'accompagner Jules Verne, mais bien de vivre avec nos ancêtres en une terre ancienne, et de concevoir, dans nos pensées, un voyage qui nous conduirait sur une autre planète en compagnie de ceux qui l'habitent : les « dieux » qui vinrent sur Terre.

Tout cela réclame bien peu : il faut simplement cesser de considérer ces textes comme des «mythes»; ainsi nous pour­rons, par nous-mêmes, vérifier si l'histoire qu'ils nous content demeure vraiment incroyable.

L'Ancien Testament fait partie de ma vie depuis mon enfance. Lorsque l'idée d'écrire ce livre germa dans mon esprit, il y a presque cinquante ans, j'ignorais tous des débats brûlants qui opposaient la Bible à la théorie de l'évolution. Mais un jour, alors que je n'étais qu'un tout jeune écolier apprenant la Genèse dans son hébreu d'origine, j'ai déclenché, malgré moi, la polémique.

Nous lisions, dans le chapitre VI, que lorsque Dieu se résolut à détruire l'humanité par le Déluge, les "fils des divinités" vivaient sur Terre. En hébreu d'origine, ils portent le nom de Néfilim.

Notre professeur déclara que ce mot signifiait "géants". Je protestai : cela ne voulait-il pas dire, littéralement, "Ceux-qui-furent-projetés-vers-le-bas", c'est-à-dire qui étaient descendus sur Terre ? Pour toute réponse, il me punit et m'ordonna d'accepter la version traditionnelle.

Au fil des années, même après avoir appris tout aussi bien les langues que l'histoire et l'archéologie de l'ancien Proche-Orient, les Néfilim demeurèrent pour moi une préoccupation toujours plus obsédante. Les découvertes archéologiques et le déchiffrement du sumérien, du babylonien, de l'assyrien, du hittite, du cananéen, des textes et des épopées anciennes, confirmaient chaque jour l'exactitude des références de la Bible aux royaumes, aux cités, aux dirigeants, aux lieux, aux temples, aux routes de commerce, aux artefacts, aux outils et mœurs de l'Antiquité. N'était-il pas temps d'accepter pleinement les documents anciens qui présentent les Néfilim comme des êtres venus des Cieux en visite sur Terre ?

L'Ancien Testament affirme à maintes reprises : "Le trône de Yahvé est au Ciel", "C'est du Ciel que le Seigneur contempla la Terre". Le Nouveau Testament parle de "Notre Père qui est au Ciel". Certes, la crédibilité de la Bible fut ébranlée par l'irruption, puis l'acceptation générale, de la théorie de l'évolution. En effet, si l'homme était le produit d'une évolution, alors, bien évidemment, il ne pouvait pas avoir été créé en une seule fois par un Dieu qui aurait suggéré : "Créons Adam à notre image et en tout semblable à nous-mêmes." Néanmoins, tous les anciens peuples croyaient en des dieux descendus des Cieux sur Terre et capables, à volonté, de parcourir le ciel. Ces récits, qualifiés de mythes par les savants, ne furent jamais pris au sérieux.

Les écrits de l'ancien Proche-Orient, qui comptent un grand nombre de textes astronomiques, parlent clairement de la planète d'où vinrent ces astronautes ou "dieux". Cependant, quand les érudits déchiffrèrent et traduisirent, il y a 150 ans, les anciennes listes de corps célestes, les astronomes ne connaissaient pas encore la planète Pluton (trouvée en 1930). Comment espérer qu'ils aient pu accepter l'existence d'un autre membre du système solaire ? Mais, maintenant que, comme les anciens, nous connaissons les planètes au-delà de Saturne, pourquoi ne pas accepter l'existence de la Douzième Planète ?

Au moment où nous nous aventurons dans l'espace, il serait vraiment temps de reconsidérer et d'accepter les écrits anciens. Depuis que des astronautes se sont posés sur la Lune et que des sondes spatiales ont exploré d'autres planètes, il n'est plus impossible de croire qu'une civilisation d'une autre planète — plus avancée que la nôtre — ait réussi, à un moment donné du passé, à poser ses astronautes sur Terre.

En fait, un certain nombre d'auteurs célèbres ont émis l'hypothèse que les anciens artefacts, telles les pyramides et les sculptures géantes de pierre, ne pouvaient avoir été réalisés que par des visiteurs évolués venus d'une autre planète car, bien entendu, l'homme primitif n'avait pas eu à sa disposition la technologie indispensable pour les réaliser. A titre d'autre exemple, comment se fait-il que la civilisation de Sumer se soit épanouie, il y a presque 6.000 ans, si soudainement ? Comme, en règle générale, ces écrivains ne réussissent pas à démontrer quand, comment, et surtout d'où viennent ces anciens astronautes, leurs fascinantes questions ne restent que spéculations sans réponses.

Pendant trente ans, j'ai conduit d'innombrables recherches, je suis retourné aux sources anciennes, je les ai acceptées littéralement afin de recréer, dans mon esprit, un scénario cohérent et plausible des événements préhistoriques. La Douzième Planète cherche donc à fournir au lecteur un récit qui le renseigne sur les « Quand, comment, pourquoi et d'où ».

Les preuves sur lesquelles je m'appuie sont essentiellement des textes et des documents iconographiques anciens. Dans La Douzième Planète, j'ai tenté de déchiffrer une cosmogomie très élaborée qui explique, aussi bien que les théories scientifiques actuelles, comment le système solaire actuel a pu être formé par une planète étrangère qui s'introduisit dans le système solaire antérieur pour y créer la Terre et d'autres corps planétaires. J'ai inclus, comme preuves, des cartes du ciel se rapportant au vol spatial entre cette Planète, la douzième, et la Terre.

Puis, dans l'ordre chronologique, j'ai retracé, l'installation spectaculaire des premières colonies des Néfilim sur Terre : leurs chefs, qui furent nommés à ces postes, leurs relations parfois conflictuelles, leurs amours, semblables aux nôtres, tout aussi bien que leurs jalousies, leurs réussites et leurs batailles, nous sont dévoilés. Ensuite, j'ai expliqué la nature de leur « immortalité ».

Par-dessus tout, La Douzième Planète vise à retracer les événements fondamentaux qui eurent pour conclusion la Créa­tion de l'Homme, et à présenter les méthodes évoluées grâce auxquelles cela put être accompli.

Ce livre évoque aussi l'enchevêtrement des relations qui s'instaurèrent entre l'Homme et ses seigneurs, et jette un jour nouveau sur le sens des événements du Jardin d'Eden, de la Tour de Babel et du Déluge. Les hommes, parfaitement dotés biologiquement et matériellement par leurs créateurs, finirent, parce que de plus en plus nombreux sur Terre, par en chasser leurs dieux.

Ce livre suggère que nous ne sommes pas seuls dans ce système solaire. Clairement, cette situation devrait aviver plutôt que diminuer notre foi en un Être Universel tout-puissant car, si les Néfilim créèrent l'Homme sur Terre, il est probable qu'ils n'aient réalisé qu'une partie d'un projet primordial à bien plus grande échelle.

Zecharia SITCHIN, New York, septembre 1988.

A SUIVRE: Prologue : Genèse

Date de dernière mise à jour : 19/07/2012