Les Sumériens

Il y a cinq mille ans, dans une plaine limoneuse et fertile, deux peuples, Akkadiens et Sumériens, ont mis en commun leur génie et leur culture pour jeter les bases d'un empire qui domina tout le Proche-Orient antique : la Mésopotamie.

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Les sumériens sont les inventeurs de l'écriture, des bateaux, de l'art de bâtir en briques, de la roue, l'école, la démocratie, la justice, la monnaie, les impôts et la médecine...

Dans les tablettes répertoriées et traduites il est dit que les premiers temples du monde furent édifiés pour leurs dieux qui vivaient parmi eux et qui les ont aidés à développer une grande civilisation qui trouble les scientifiques pour son développement rapide.

Chaque ville était gouvernée par un dieu (ça rappelle le Critias de Platon) Lune Nanna à UR / Zabada à KISH / Shara à UMMA / Ningursu à GIRSU / Enlil à NIPPUR ...

Toute la haute cuisine de l'ancienne Mésopotamie se développa dans les temples au service des dieux comme Anou et Antou qui se lavaient les mains avec l'eau d'une cuvette en or avant de manger (Oui, manger comme le dieu de la bible peut manger, invité par Abrahâm :

Dans ces festins des temples sumériens 7 autres grands dieux se lavaient les mains dans leur coupelle d'or. On pratiquait le “rituel du laver de bouche“ ; les prêtres récitaient l'hymne : “ L'astre d'Anou est le héros des cieux“. Les torches étaient allumées et les “dieux“, les prêtres, les chanteurs, les porteurs de victuailles, se mettaient en ordre de procession pour accompagner les “visiteurs célestes“ à leur sanctuaire où ils passaient la nuit.

Quatre “divinités“ principales étaient tenues de rester dans la cour et de monter la garde jusqu'au lever du jour. D'autres étaient postés à certaines portes.

Les prêtres priaient pour la bénédiction des sept “dieux“ célestes et invoquaient les dieux qui étaient au ciel et les dieux qui étaient sur terre.

La deuxième puissance du panthéon sumérien était ENLIL (seigneur de l'espace aérien), fils de AN (Anou).

Des textes sumériens et akkadiens, à partir desquels des “faits“ bibliques ont dû être copiés disent que ENKI, frère D' ENLIL défia l'assemblée des “dieux“ en permettant à un disciple de confiance ZIUSUDRA (le Noé de la bible) de construire une arche pour lui et sa famille, et d'y rassembler des animaux.

Cette légende, retranscrite au sein de "l'épopée de GILGAMESH", est la première trace écrite d'un mythe du déluge, notamment proche du mythe biblique de l'arche de Noé.

    Ils avaient des flottes de bateaux qui comportaient 105 termes sumériens pour différents bateaux (pour le fret, pour les passagers, ou réservés exclusivement à certains dieux).

    Il y avait toute une hiérarchie de dieux chez les sumériens.

    Les dieux mineurs ou prolétaires (les Igigi) furent forcés de travailler pour les grands dieux. Ils extrayaient aussi de l'or dans les mines. C'est alors que les Igigi commencèrent à gémir à grands cris pour demander du repos. Namma, mère d'Enki, appela ce dernier pour qu'il vienne en aide à ces dieux mineurs et trouve ainsi une solution. Enki fut appelé parce qu'il était non seulement le dieu des eaux, mais aussi celui de la sagesse. Les grands dieux avaient en effet besoin des Igigi pour leur faire cuire le pain et les décharger des travaux pénibles. Mais, ces grands dieux devaient, dans un même temps, soulager les dieux prolétaires de leurs durs labeurs avant qu'ils ne se révoltent. La solution fut donc de créer une race d'esclaves : les hommes. Enki prit alors de l'argile (ou poussière) et la trempa dans la chair et le sang d'un dieu sacrifié ; l'homme aurait ainsi une part de l'intelligence divine.

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L'ORGANISATION DES DIEUX : le panthéon sumérien.

Le panthéon sumérien était très hiérarchisé, ce qui devait d'ailleurs être plus tard une constante de toutes les religions polythéistes de l'Antiquité.

La structure du panthéon peut aisément se comparer à une structure pyramidale :

1) A la base, juste au-dessus des hommes, se trouvent les Igigi. Ce sont des dieux prolétaires au service des 50 grands dieux (voir ci-dessous)

2) Puis, nous avons 50 grands dieux que l'on regroupe souvent sous l'appellation collective d'Annunnaki (= fils de An).

3) Ensuite viennent les 7 dieux 'qui décrètent le destin'. Ces 7 dieux se subdivisent eux-mêmes en sous-catégories :

- les 4 dieux créateurs : An (=Anu, Antu) qui règne sur les cieux, Enlil qui dirige l'air ou l'atmosphère, Enki maître des eaux, et Ninhursag (= Ninmah, Nintu, Mammi ; plus tard, elle sera parfois identifiée à Ki - la terre) déesse de la terre.

- les trois divinités astrales : Nanna, dieu de la lune, Utu, dieu du soleil et Inanna (= Ishtar), déesse de Vénus.

4) Au sommet se détachent la Divine Triade : An, Enlil et Enki. Attention, le terme triade est ici trompeur, au sens où il pourrait nous faire croire que le pouvoir suprême était divisé à part égale entre ces trois divinités, ce qui n'était pas le cas, An étant le dieu le plus puissant des trois.

5) Au-dessus de cette triade, venait la déesse Mère Nammu (Namma). Elle était considérée comme la déesse de la Mer Primordiale, la Mère qui engendra Enki et An, et par là, le Ciel et la Terre. LE DIEU PRIMORDIAL ÉTAIT FEMELLE COMME DANS BEAUCOUP DE RELIGIONS POLYTHÉISTES. Bien qu'étant au-dessus de la Triade en termes d'origine (elle engendre), elle ne joua jamais un rôle aussi important que ses fils dans l'histoire des dieux du pays de Sumer.

Voici quelques extraits des textes écris par les inventeurs de l'écriture, les Sumériens. Tous les textes sumériens sont bien antérieurs à la Bible.

Ils ont écrit des textes sur des tablettes en argile retrouvées lors de fouilles en Irak.

Les Américains laissent des musées entiers et des sites de fouilles se faire piller sans vergogne. Ces textes dérangent les pouvoirs religieux et politiques actuels et on aimerait bien que personne n'en entende parler. L'ancienne Babylone étant l'Irak d'aujourd'hui, on comprend que dans les mains des Musulmans ou des Américains on est pas prés de la vérité. Les Sumériens disaient être les esclaves des Anounnakis, des Dieux venus du ciel .

Quand le ciel eut été séparé de la terre, ce constant et lointain jumeau (...)

Que les destinées du ciel et de la terre eurent été fixées (...)

Les Anounnaki, les grands dieux, S'installèrent dans d'augustes sanctuaires, Et sur la création reportèrent leur pensée :

« Maintenant que les destinées du ciel et de la terre ont été fixées,(...) Qu'allons-nous faire ? Qu'allons-nous créer ? »(....)

Les Anounnaki qui fixent les destins, Les deux [groupes] répondirent à Enlil :

Dans l'Ouzoumoua, le lien du ciel et de la terre, Immolons des dieux Lamga De leur sang créons l'humanité.

Le service des dieux sera leur lot.

Autre texte :

Ninti sépara quatorze morceaux d'argile ; Elle en déposa sept sur la droite, Elle en déposa sept sur la gauche.

Entre eux elle plaça le moule …les cheveux… …le couteau pour le cordon ombilical…

Les sages et les instruits, Sept doubles Déesses de Naissance furent assemblées ; Sept donnaient dorénavant des hommes, Sept donnaient dorénavant des femmes.

Les Déesses de Naissance apportaient dorénavant Le souffle de la respiration vitale.

Quelques similitudes EXTRAORDINAIRES entre les 11 premiers chapitres de la bible et les mythes sumériens : - Le dieu AN régnait sur son royaume que les sumériens assimilaient à une haute montagne.

Yavhé, l'un des dieux de la bible était nommé le “dieu des montagnes“ ou “l'autre, l'étranger des montagnes“ par le vocable hébraïque “EL SHADDAÏ“

- Il y a trois divinités de base " AN + ENLIL et ENKI " ce qui rappelle la notion de trinité mais je rassure les Chrétiens, musulmans ou autres déistes, les dieux sumériens n'ont rien à voir avec leur conception du réel.

- Dans la mythologie suméro-akkadienne, ENKI est à l'origine de la création des hommes. Créés à partir d'argiles , ceux-ci sont censés suppléer les dieux dans leurs tâches (travail) quotidiennes.

- Nous avons vu que les Igigi extrayaient de l'or et voici un extrait de la bible :

Genèse II, 8, 12 : "IHVH-Adonaï Elohîms (Dieu) plante un jardin en Édèn au levant. Il met là le glébeux (l'humain) qu'il avait formé. (...)

IHVH-Adonaï Elohîms fait germer de la glèbe tout arbre convoitable pour la vue et bien à manger, l'arbre de la vie, au milieu du jardin et l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

Un fleuve sort de l''Édèn pour abreuver le jardin. De là, il se sépare : il est en quatre têtes.

Nom de l'un, Pishôn, qui contourne toute la terre de Havila, là où est l'or.

L'or de cette terre est bien et là se trouvent le bdellium et la pierre d'onyx."

On peut se demander pourquoi le Dieu de la bible dont le nom d'origine est IHVH (Yahvé) trouve bon de planter son jardin près de l'or ???! Je ne vois pas très bien ce qu'ils auraient pu en faire, Lui et Adam, ce dernier vivant dans un système paradisiaque où il ne manquait de rien. La seule réponse possible est que la bible tire sa source dans la mythologie sumérienne... Rappelez-vous que les Dieux Sumériens créèrent l'humain pour remplacer la caste des dieux prolétaires pour extraire l'or à leur place.

- L'EDEN, dans la tradition hébraïque est ce mythique jardin où le seigneur plaça Adam et Eve. D'ailleurs, I ‘hébreu Eden a conservé le sens de volupté de plaisir et de félicité. La linguistique nous apprend que, non seulement, la notion d'Eden, mais le terme lui-même, est d'origine sumérienne dans le terme " Edinu " (la plaine, la campagne).

- ADAPA, l'homme model (comprenant la racine phonétique d'ADAM) fut créé par le dieu EA.

EA lui donna la sagesse ; la vie éternelle ne lui fut pas accordée. Les années s'écoulant, EA décida de modifier la fin mortelle d'ADAPA en lui fournissant un “SHEM“ avec lequel il devait atteindre la divine demeure d'ANOU pour goûter au pain de vie et à l'eau de vie et ce malgré la détermination des dieux à refuser d'accorder la vie éternelle à l'humanité.. Lorsque ADAPA arriva à la demeure céleste d'ANOU avec l'aide de son "SHUMU", ANOU exigea de savoir qui avait fourni un “SHEM“ à ADAPA afin de lui permettre d'atteindre le “lieu céleste divin“.

Notons que "SHEM" (SHUMU), en hébreux veut dire "NOM"... Enfin, c'est la traduction qu'on en a faite...

Le mot hébreu « SHEM » est dérivé du terme akkadien sémite « SHUMU », qui curieusement, est utilisé dans l'Épique de Gilgamesh, dans un cas qui ressemble à la Tour de Babel. De plus, dans cette épique, il est dit que les SHUMUS sont très élevés.

Dans le conte sumérien d'Adapa, Le dieu Anou, veut savoir qui lui a procuré un SHUMU pour qu'il puisse atteindre la demeure céleste.

"La terre entière se servait de la même langue et des mêmes mots. Or en se déplaçant vers l'orient, les hommes découvrirent une plaine dans le pays de Shinéar (Sumer) et y habitèrent. Ils se dirent l'un à l'autre: "Allons ! Moulons des briques et cuisons-les au four." Les briques leur servirent de pierre et le bitume leur servit de mortier. "Allons! dirent-ils, bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel. Faisons-nous un nom (SHEM) afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre." Le Seigneur descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils D'Adam.

"Eh, dit le Seigneur, ils ne sont tous qu'un peuple et qu'une langue et c'est là leur premier oeuvre ! Maintenant, rien de ce qu'ils projetteront de faire ne leur sera inaccessible ! Allons, descendons et brouillons ici leur langue, qu'ils ne s'entendent plus les uns les autres !"

De là, le Seigneur les dispersa sur toute la surface de la terre et ils cessèrent de bâtir la ville. Aussi lui donna-t-on le nom de Babel car c'est là que le Seigneur brouilla la langue de toute la terre, et c'est de là que le Seigneur dispersa les hommes sur toute la surface de la terre. "

Bible, Genèse 11:1-9

"Et ils dirent : Allons, bâtissons-nous une ville, et une tour dont le sommet atteigne jusqu'aux cieux; et faisons-nous un nom, de peur que nous ne soyons dispersés sur la face de toute la terre."

"(...) une tour dont le sommet pénètre les cieux (...)" [Traduction Bible de Jérusalem]

la Tour de Babel (ou la ziggourat de Babylone)

Décortiquons le mot BABEL...

BAB = "Porte",

EL = "EL, ELOHIM"...

Ce qui veut dire : "Porte des ELOHIM", "Porte de EL"

Revenons aux mythes sumériens...

- L'homme et la femme avaient étés façonnés selon l'image des dieux (comme dans la genèse de la bible)... Les dieux étaient immortels et doués d'une force considérable. On affirmait même qu'ils possédaient des pouvoirs surnaturels et qu'il se dégageait de leur entité une sorte de rayonnement lumineux, une splendeur d'une lumière éclatante qui plongeait les mortels dans la crainte et un sentiment de grand respect...

- La déesse NINHOURSAG prétendit après la création des humains qu'elle avait le pouvoir de détruire le travail de son époux. ENKI l'en empêcha, mais il ne put lui enlever le pouvoir de créer des monstres, des géants ou des êtres humains difformes et stériles. Des géants sont mentionnés dans l'ancien testament de la bible.

- La “certitude“ sumérienne que non seulement les dieux, mais aussi certains élus mortels pouvaient s'élever vers la demeure divine dans les cieux est reprise dans les récits de l'ascension d'ENOCH et du prophète ELIE de l'ancien testament de la bible.

- Pour le déluge, nous avons vu qu'il était déjà mentionné dans “l'épopée de Gilgamesh“ et notamment dans pas moins de [25 mythologies, nouvelle page] que j'ai pu recenser des 5 continents dont la bible et le coran, par des peuples qui n'avaient aucun liens “apparents“ entre eux.

- SARGON devint le premier roi de la dynastie d'AKKAD, région centrale de la Mésopotamie (entre les deux fleuves : Euphrate et Tigre) au nord de Nippur. il serait né à Azupiranu (la ville du safran sur les bords de l'Euphrate). Sa mère, une grande prêtresse le mit au monde en secret et le déposa dans une corbeille entourée de bitume qu'elle jeta dans le fleuve ! (épisode qui fait penser à la naissance ultérieure de Moïse) de là, le bébé Sargon dériva jusqu'à ce qu'un puiseur d'eau, nommé Aqqi, le trouve, l'adopte, l'élève et lui enseigne son métier de jardinier.

Devenu le serviteur d'Ur-Zabada, le roi de Kish, il parvint au rang d'échanson. Un jour il se révolta contre son bienfaiteur, le détrôna et marcha sur URUK où régnait le très-puissant LUGALZAGESI. Après avoir conquis la ville par surprise, il fit détruire ses remparts et parvint durant la bataille à capturer le grand roi. Sargon fit enfermer Lugalzagesi dans un carcan et le transporta jusqu'au temple d'Enlil à NIPPUR, la capitale spirituelle de la Mésopotamie.

- La raison d'être du temple sumérien est dans sa traduction “la maison qui sert à descendre des cieux“ comme pour le temple de Jérusalem du roi Salomon qui permettait au dieu de la bible d'avoir une maison parmi son peuple et où il descendait dans sa “gloire“.

- Le nom de la ville de Babylone provient sans doute du nom pré-sumérien Babulu, que les Akkadiens ont expliqué étymologiquement par bab-ili(m), ce qui signifie « la Porte du Dieu », devenu plus tard bab-ilani, « la Porte des Dieux ». Ce nom a été traduit en sumérien selon le même sens en Ka.dingir.ra. Les Grecs ont traduit ce nom en Babylon, qui a été repris par la suite par les Européens. Les Hébreux ont rapproché le nom de la ville de la racine hébraïque bbl, qui signifie « mélanger », ce qui rappelle le mythe de la Tour de Babel (nom hébreu de Babylone).

A SUIVRE : L'éternel recommencement

 

Date de dernière mise à jour : 26/05/2015