Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov

 Je désire ici rendre hommage à un grand maître incarné qui à voué sa vie à la Lumière.

Le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov (1900-1986) est né en Bulgarie. A l'âge de 17 ans, il devint le disciple du Maître Peter Deunov auprès duquel il resta jusqu'en 1937. En effet, c'est à cette date que Peter Deunov, fondateur de la Fraternité Blanche, lui demanda de quitter la Bulgarie pour la France afin de faire connaître son enseignement.

A partir de 1938, jusqu'en 1986, il donna quelque 4500 conférences d'abord en France (à Paris et la région parisienne, plus tard à Fréjus dans le Var), puis en Suisse, au Canada, aux Etats-Unis, en Inde, en Suède et en Norvège. Il  visita également de nombreux autres pays.

    

Maitre en grece

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, le Maître

« Beaucoup croient que l'essentiel c'est la parole d'un Maître, la sagesse qu'il transmet, et que s'il ne dit rien, ils n'apprennent rien. Même s'il ne parle pas, le rayonnement qui émane de lui vous communique quelque chose de sa lumière et de sa force. »

«J'ai goûté au chemin mystique : le cœur, les sentiments, l'amour.

J'ai goûté au chemin spirituel : l'étude, le savoir.

J'ai aussi suivi le chemin des réalisations par le travail et la volonté.
Et pourtant, je ne veux pas choisir de suivre l'un ou l'autre seulement, mais les trois.»

Omraam Mikhaël Aïvanhov, l’harmonie des sphères

« Quand je méditais, je cherchais à percevoir l’univers comme une immense symphonie…Un jour, je me suis senti emporté dans l’espace, très loin, et soudain j’ai entendu que tout l’univers chantait… aucune musique humaine ne peut se comparer à ce que j’ai entendu… Cette musique ne s’entend pas avec les oreilles physiques, mais avec l’âme, avec l’esprit… Cette expérience que j’ai faite si tôt dans ma vie est restée comme un sceau dans mon âme et m’a poussé à rechercher toujours et partout l’harmonie. »

Calendrier 2009
Maitre enfants

Omraam Mikhaël Aïvanhov, un être d'amour

 

Son rire était celui d'un être pur, libre, heureux, fraternel... C'est extraordinaire de voir comment un être qui avait autant travaillé dans l'ascèse, l'avancement spirituel, qui était passé par tant d'épreuves, comment il pouvait être aussi heureux : parce qu'il s'intéressait aux autres, parce qu'il cherchait tout le temps à révéler la beauté de la terre.

Omraam Mikhaël Aïvanhov : l’idéal de la fraternité universelle

 « L’idée de fraternité pour laquelle nous travaillons est encore comme un enfant nouveau-né. Je parle à l’univers entier de cet enfant qui veut grandir, apprendre à marcher, s’instruire. Je connais tous ses besoins, mon souci constant est d’assurer sa subsistance et sa croissance, je n’ai pas d’autre travail, et je dois être tellement vigilant ! Cette idée de fraternité, c’est elle et elle seule qui a le pouvoir de faire régner la paix dans le monde. Je suis venu parmi vous afin qu’ici puisse se réaliser un idéal de vie fraternelle qui servira d’exemple pour l’avenir ... apporter un modèle de vie collective, fraternelle, où chaque individu acceptera consciemment une sorte de servitude magnifique afin d’accéder à une autre liberté, plus vraie, plus profonde, celle de son Être supérieur. C’est le moment de vivre une expérience que les humains n’ont pas encore tentée et qui les libérera de leurs illusions, de leur isolement et de leur impuissance

Maitre fraternite
Maitre saluant regard vers haut Pour le travail que j’envisage, je veux des êtres qui soient riches dans leur cœur et dans leur âme. Il ne faut plus se contenter de parler d’amour, de paix et de fraternité, il faut les vivre en apprenant à se rencontrer et à faire des échanges dans des domaines où les valeurs prônées par la société ne comptent plus tellement. Venez soutenir mon travail, prêtez vos forces, donnez un exemple d’esprit fraternel. Vous prétendez aimer votre pays, mais que faites-vous pour que tous puissent y vivre fraternellement ? Vous ne savez pas encore combien votre exemple pourrait devenir contagieux.

Les Pensées  d' Omraam Mikhael Aivanhov


Pensée n°  0 :

"Vous dites que vous avez besoin d’amis qui vous comprennent, et que nulle part vous ne trouvez cette compréhension. Demandez-vous d’abord ce que vous voulez qu’on comprenne en vous. Et même si ce sont vos aspirations les plus élevées, pourquoi exiger des autres qu’ils pénètrent dans votre cœur et dans votre âme pour savoir ce qui s’y passe ?
Il devrait vous suffire de savoir que vous avez la compréhension et le soutien des anges, des entités lumineuses qui peuplent l’espace, et de Dieu Lui-même qui vous a créé. Pour le reste, vos sensations, vos humeurs, vos sympathies, vos antipathies, dites-vous bien que ce ne sont que des questions de tempérament, que chacun a le sien et qu’il n’est pas tellement important que les autres s’y intéressent et les comprennent. D’ailleurs, êtes-vous sûr de bien vous comprendre vous-même ? Non ? Et vous voulez que les autres le fassent !"

Pensée n°  1 :
"Celui qui fait du bien, comme celui qui fait du mal, n’est pas toujours conscient de ses actes : instinctivement, sans même y penser, il apporte l’aide et la joie aux autres. Mais l’Intelligence cosmique veut que l’homme se connaisse dans le bien comme dans le mal afin d’apprendre les lois qui régissent l’univers et sa propre existence. C’est pourquoi, après la mort, il faut que ce bienfaiteur inconscient non seulement sente, mais voie et comprenne ce qu’il a fait. Car là aussi il a des choses à comprendre pour pouvoir persévérer avec encore plus de conviction dans la voie du bien. Il ne suffit pas d’agir correctement, il faut apprendre à agir en connaissance de cause, et donc connaître le fonctionnement des lois qui régissent l’univers. C’est pourquoi, quand l’être humain pénètre dans l’autre monde, il découvre en détail non seulement le bien qu’il a fait mais comment ce bien a agi sur les autres, et c’est là une magnifique leçon."

Pensée n°  2 :
"L’argent, les cadeaux, la violence, l’envoûtement, la magie… aucun de ces moyens ne peut obliger un être à vous aimer. L’âme et l’esprit sont fille et fils de Dieu et rien ni personne n’a le pouvoir de les contraindre. Supposons qu’un homme, ou une femme, dont vous auriez forcé l’amour par la magie finisse par céder. En réalité, ce n’est pas son âme qui vous désire. Votre magie a attiré d’autres créatures qui sont entrées dans cet homme ou cette femme pour vous aimer à travers lui, ou à travers elle. Seulement, attention, ces créatures que vous avez attirées ne sont pas des entités lumineuses (les entités lumineuses ne cèdent pas à ce genre de pratiques), mais des larves, des élémentaux. Alors elles vous aimeront peut-être, mais en vous dévorant, en vous épuisant, si bien que plus tard vous payerez très cher le semblant d’amour que vous aurez ainsi obtenu.
Vous n’avez qu’un moyen inoffensif de vous faire aimer d’un être : ne jamais rien penser de mauvais à son sujet, ne lui envoyer que des pensées lumineuses et pures. Même s’il vous repousse, soyez patient, supportez tout et faites tout ce que vous pouvez pour l’aider. Si vraiment vous tenez tellement à lui, tôt ou tard, son âme finira par être touchée et il vous aimera.

Pensée n°  3 :
"N'acceptez jamais l'inertie. Quel que soit le degré d'évolution auquel vous êtes arrivé, efforcez-vous d'aller toujours plus loin dans la conscience et l'exploration de vos facultés. Car le Ciel ne cesse de vous tendre la main, il vous montre le chemin, il vous présente de nouvelles mines à exploiter, de nouvelles richesses à puiser. Donc, ne vous arrêtez jamais, car tout ce que vous aurez acquis dans votre âme et votre esprit comme connaissances, comme vertus, vous l'emporterez un jour avec vous dans l'autre monde, et vous le rapporterez aussi lorsque vous reviendrez vous incarner. Oui, c'est sur votre être intérieur que vous devez travailler : c'est lui que vous devez chercher à explorer, à exploiter, car vous y trouverez les éléments les plus précieux pour votre épanouissement et votre élévation."

Pensée n°  4 :
"Il est souhaitable pour chacun d’être libre, oui, mais pas de n’importe quelle façon. Beaucoup de gens font tout pour échapper à leurs obligations, pour fuir leurs devoirs, couper tous les liens, et voilà, ils se croient libres! Non, car la vraie libération consiste à commencer par payer toutes ses dettes, c’est-à-dire à assumer ses engagements, et non à se débarrasser de sa femme, de ses enfants, de son patron, de la société, ou de la vie même! Comme celui qui, après avoir bien mangé dans un restaurant, veut partir sans payer. C’est malhonnête, et les esprits lumineux qui nous surveillent n’acceptent pas une telle attitude. C’est pourquoi ceux qui veulent se libérer ainsi rencontrent fatalement de nouvelles entraves, de nouvelles servitudes pour leur apprendre qu’ils se trompent: c’est ce qui s’appelle « tomber de Charybde en Scylla ». Il n’y a pas de libération possible tant qu’on n’a pas payé toutes les dettes. Rien ne vaut la liberté, mais à condition de la chercher d’après les règles divines."


Pensée n°  5 :
"Lorsque vous avez devant vous un homme qui est dans l'incapacité de penser, de parler, de s'exprimer de quelque façon que ce soit, est-ce son esprit qui est handicapé? Non, son esprit est un virtuose, mais il a reçu un instrument défectueux: un cerveau mal conformé, à travers lequel il ne peut pas se manifester. Qu'on lui donne un bon instrument, et il révélera tous ses dons. Il ne faut pas confondre l'instrument, le corps physique, avec l'entité qui l'habite. Pour être ainsi handicapé, c'est que cette entité est punie; pour certaines raisons on lui a imposé de ne pas s'exprimer, de ne rien pouvoir donner. Mais ce n'est pas pour l'éternité. Imaginez le cas d'un prisonnier qui est placé dans des conditions terribles de saleté, de laideur, de limitation. Lui-même n'est pas fait pour vivre dans ces conditions, il a un raisonnement sensé, des goûts esthétiques, il souffre, il est malheureux. Mais comme il a transgressé certaines lois, il est obligé de subir sa punition. Il en est de même d'un être qui naît handicapé; c'est seulement son corps qui est momentanément malformé. Mais quand, dans une prochaine incarnation, il recevra un autre corps, il se manifestera peut-être comme un génie."

 

Pensée n°  6 :
"La vie est pleine de difficultés et d'embûches, c'est vrai, mais il ne faut pas oublier que le Ciel ne nous a pas envoyés sur la terre démunis et désarmés. Au contraire, il nous a donné les possibilités de tout affronter. De même que nous sommes arrivés sur la terre parfaitement équipés et armés physiquement avec une tête, des bras, des jambes, un cœur, un estomac, les cinq sens, etc... Pour affronter le monde matériel, psychiquement aussi nous sommes bien équipés pour faire face. La pensée, le sentiment, la volonté, l'imagination sont là pour que nous puissions les utiliser exactement comme nous utilisons nos membres et nos organes dans le plan physique. Habituez-vous à voir les choses ainsi, et ne laissez pas vos facultés inemployées, sinon, le jour où vous en aurez vraiment besoin, elles ne vous seront d'aucun secours, elles seront devenues comme des outils rouillés"

Pensée n°  7 :
"Les Initiés, les sages ne peuvent pas tout, et ils le savent ; c’est pourquoi ils s’occupent d’instruire seulement les êtres qui, dans l’échelle de l’évolution, représentent symboliquement des plantes, des animaux et des hommes. Un Maître spirituel ne peut rien faire avec ceux qui sont restés des pierres, c’est inutile, car il faut encore et toujours les pousser, leur donner un élan pour les faire bouger. Cet élan épuisé, ils s’arrêtent jusqu’à ce qu’il leur vienne du dehors une nouvelle impulsion. Certains vont s’étonner et même s’indigner : « Comment ? Mais un Maître spirituel devrait avoir assez d’amour pour s’occuper de tous les êtres ! » Malheureusement, si grand que soit son amour, il est impuissant devant ceux qui sont des pierres et veulent rester des pierres. Pour les aider, il faudrait au moins que ces pierres aient le désir de devenir des plantes…"

Pensée n°  8 :
"Ne croyez pas que le bonheur viendra nécessairement sous la forme où vous l’attendez. Tellement de possibilités se présentent à vous ! Mais vous ne les voyez pas et vous ne voulez pas les voir. Vous vous accrochez à l’idée que vous vous faites, vous, du bonheur. Vous espérez que telle porte va s’ouvrir, mais voilà qu’elle reste fermée. Pourquoi alors vous lamenter devant cette porte ? Pensez qu’il peut y en avoir d’autres, à côté, qui s’ouvriront.
Vous attendez de bonnes choses de quelqu’un, et non seulement il ne vous les donne pas, mais il se montre très désagréable. Eh bien, au lieu de ruminer cette déception, regardez un peu mieux autour de vous : il y a d’autres personnes qui sont certainement prêtes à vous aider. Si vous restez uniquement occupé à envoyer de mauvaises pensées à ceux qui vous ont chagriné ou déçu, vous ne verrez pas tous ces autres amis qui viennent à vous. C’est dans ce sens aussi que les épreuves sont utiles : elles vous obligent à faire ou à découvrir ce que vous ne feriez pas et ne découvririez pas sans elles."

Pensée n°  9 :
"Quelqu'un dit: «Je m'efforce d'être honnête, bon, généreux, mais à quoi cela servira-t-il, puisque partout dans la nature et dans la société règne la loi de la jungle? Pourquoi devrais-je faire exception? Moi aussi, je vais lutter, donner des coups et je réussirai.» Combien de fois on entend ce raisonnement! Mais ceux qui parlent ainsi ne tiennent compte que de ce qu'ils voient sur la terre et qui représente seulement une partie de la vérité. S'ils jetaient un regard vers le ciel, ils verraient qu'il y a aussi le soleil, et le soleil, c'est l'autre moitié de la vérité. Alors que sur la terre les animaux et les hommes ne font qu'absorber, engloutir, prendre, ravager, le soleil ne fait que briller, rayonner, projeter, donner. Pourquoi? Pour que nous ayons la vie, la chaleur, la lumière. Aurions-nous encore la vie s'il n'existait pas une autre loi, la loi de l'amour et du sacrifice qui n'est pas la loi de la terre mais celle du soleil? Non. Eh bien, si tout ce que vous voyez sur la terre vous décourage, pensez au soleil, acceptez ses lois et vous vous sentirez encouragé."

Pensée n°  10 :
"Il ne suffit pas de se rendre auprès d’un Maître pour évoluer. Combien de gens bénéficient tous les jours de la lumière et de la chaleur du soleil sans se transformer! Pourquoi? Parce qu’ils sont fermés. Pour s’ouvrir, il faut la foi et l’amour. La foi et l’amour sont les clés qui ouvrent toutes les portes. Le disciple véritable est donc celui qui a conscience d’avoir besoin d’un Maître pour le stimuler et l’inspirer dans la voie du bien. Et quand il a trouvé ce Maître, il ne doute pas de lui, il ne s’oppose pas à lui, il n’exige rien de lui. Souvent, le Maître ne lui a presque pas parlé, il ne s’est pas occupé de lui, mais le disciple sait que son Maître existe et il est heureux, il fait des progrès parce qu’il l’aime, il croit en lui, il est lié à lui. Même malheureux, pauvre, malade, mourant, il se sent consolé, réconforté seulement à la pensée que son Maître existe, car l’image qu’il a de lui dans sa tête, dans son cœur, est toute-puissante. C’est ce Maître intérieur qui lui ouvre toutes les portes."

Pensée n°  11 :
"Les athées s'imaginent faire preuve de lucidité, de logique, de raison : eux au moins se prononcent d'après ce qu'ils voient, entendent, touchent, mesurent, etc., à la différence de ces croyants tellement obnubilés par leur foi qu'ils manquent totalement d'objectivité. Eh bien non, pour aussi intelligent que soit un homme, s'il n'accepte pas l'existence de Dieu, la réalité de l'âme, l'immortalité de l'esprit, il lui manquera toujours un élément essentiel pour parfaire ses observations et ses jugements. L'absence de cet élément le limite, car il s'arrête à la forme, à la surface de l'existence. Un athée est comparable à celui qui, devant un être humain, ne considère que son anatomie. Tant qu'il s'agit d'identifier les membres, les organes, et de décrire leur apparence, ça va, l'anatomie peut suffire. Mais s'arrêter à l'anatomie signifie s'occuper d'un corps sans tenir compte de la vie qui l'anime. Seule la croyance à la vie de l'âme et de l'esprit, donc au monde divin où ils ont leur origine, peut donner à l'homme la véritable dimension des êtres et des choses et la conscience des courants qui circulent en eux."

Pensée n°  12 :
"Tant que vous n'avez pas la lumière de la Science initiatique, évidemment, vous pouvez vous trouver impeccable, parfait. Mais le jour où vous recevez cette lumière, vous êtes immédiatement moins fier, car vous êtes obligé de vous rendre compte que vous n'êtes pas tout à fait au point : vous voyez que vous avez perdu beaucoup de temps et gâché beaucoup de forces dans toutes sortes d'activités inutiles ou nuisibles. Parfois, même, vous êtes tellement épouvanté que vous n'avez envie que de retourner dans l'obscurité. Eh bien, non, il faut rester dans la lumière, car la lumière est quand même préférable. Il vaut mieux se voir sale et laid que d'être aveugle sur soi-même, car c'est le seul moyen d'avoir envie de se transformer. " Oui, mais on va souffrir ! " Tant pis, il vaut mieux souffrir un peu et être dans la lumière. Cela ne sert jamais à rien de se cacher la réalité."

Pensée n°  13 :
"Au-dessus d'une flamme, vous placez un tuyau de métal ou de verre : vous entendez un son. Comment se fait-il que la flamme puisse produire un son ? Cela provient des vibrations de l'air chauffé par la flamme. Et suivant que le tuyau est plus ou moins long, les sons émis sont plus ou moins graves ou aigus. Eh bien, par analogie, on peut dire qu'on retrouve ce même phénomène dans l'homme. Car l'homme n'est fait que de tuyaux : la colonne vertébrale, le gosier, l'œsophage, les intestins, les artères, les veines, les filets nerveux... Et là encore, ces tuyaux sont plus ou moins longs. Lorsque la flamme qui brûle en lui, c'est-à-dire le feu qui le maintien en vie, passe à travers tous ces tuyaux, il se produit une musique extraordinaire, comparable aux grandes orgues des cathédrales.
L'être humain émet donc des sons dans l'espace, que d'autres êtres entendent et captent. Évidemment, si cette énergie vitale n'est pas répartie équitablement entre tous les organes du corps ou si elle est bloquée, il s'ensuit une cacophonie épouvantable. Mais je ne parle pas là tellement du plan physique. C'est dans le plan psychique surtout qu'il est important que l'homme arrive à organiser sa vie, à la purifier, à l'éclairer. Alors tous ses organes émettront des sons harmonieux : ce sera une telle symphonie que les anges et les archanges s'approcheront pour écouter, et ils seront émerveillés.

Pensée n°  14 :
"Dans certaines églises on vénère une Vierge noire. Pourquoi? En réalité, l’existence des Vierges noires est liée aux secrets alchimiques de la transmutation de la matière. La matière première sur laquelle l’alchimiste doit travailler est décrite tout d’abord comme une sorte de chaos originel dont les Vierges noires sont une représentation. C’est pourquoi, le plus souvent, leurs statues sont placées sous terre, dans des grottes ou des cryptes, parce que cette matière qu’elles symbolisent est extraite de la terre vierge primitive, ce qu’exprime le terme de « noir ». Et les alchimistes disent que, de même que la Vierge a mis le Christ au monde dans les souffrances, de même après une longue cuisson dans le feu, la matière donne naissance à la pierre philosophale qui transmute les métaux en or et guérit toutes les maladies."

Pensée n°  15 :
"Aussi longtemps que l'homme reste en dehors de Dieu, il ne Le connaît pas. Pour comprendre l'immensité, l'infini de Dieu, il doit se fondre en Lui, se perdre en Lui, se fusionner avec Lui. Mais cette fusion ne peut se faire tant qu'il ne travaille pas à se purifier... Prenons une image: vous avez une grosse goutte de mercure, vous l'éparpillez en gouttelettes sur une feuille de papier, puis vous rapprochez ces gouttelettes: elles n'en forment à nouveau qu'une seule. Vous avez certainement tous fait cette expérience. Maintenant, sur ces gouttes éparpillées laissez tomber quelques grains de poussière: quoi que vous fassiez ensuite pour les réunir, elles restent séparées. Eh bien, c'est ce qui se passe aussi avec nous. Le Seigneur est la splendeur, la lumière, l'immensité et pour nous rapprocher de Lui nous devons éliminer toutes ces impuretés qui, comme des couches de poussière, empêchent la fusion."

Pensée n°  16 :
"De même que le contenant ne peut jamais être dissocié du contenu, la matière ne peut pas être dissociée de l'esprit. La matière est la forme qui contient, retient et comprime l'esprit. Une explosion atomique, par exemple, est en réalité une irruption que fait l'esprit hors de la forme qui l'emprisonne pour se manifester comme lumière, chaleur et feu. L'explosion n'est possible que parce que l'esprit est là comme énergie comprimée dans la matière; la matière seule ne peut rien, elle est seulement un support, un récipient. C'est pourquoi tous ceux qui s'émerveillent de la puissance de la matière sont des ignorants: ils ne savent pas que les forces qui se dégagent d'elle sont celles de l'esprit; elles sont seulement enfermées là un certain temps pour ne pas se disperser, et elles attendent le moment de se manifester. La preuve, c'est qu'une fois libérées, on ne peut plus les récupérer; quand l'esprit a pu s'échapper, il est impossible de le capturer à nouveau, il retourne vers les régions d'où il est venu. Quant à la matière, il n'en reste plus rien: elle a été pulvérisée par l'esprit."

Pensée n°  17 :
"Vous n'avez peut-être jamais fait de voyage en ballon, mais vous savez que ce qui permet au ballon de s'élever dans le ciel, c'est la chaleur produite par la combustion d'un gaz qui gonfle la toile et le rend plus léger que l'air. Dans le plan spirituel aussi, pour s'élever il faut devenir léger, se dilater; et pour se dilater il faut chauffer quelque chose en soi. C'est la chaleur de l'amour qui gonfle le cœur et le rend si léger qu'il se met à monter comme un ballon. Vous voyez, pour se rapprocher du Ciel il est plus utile de savoir lire le livre de la nature que les ouvrages des théologiens. Le livre de la nature vous apprend que si vous vous refroidissez, vous vous contractez, vous devenez lourd, plus lourd que l'air, et vous tombez… Et quand vous êtes par terre, bien sûr vous vous plaignez d'être abandonné par le Ciel. Mais réchauffez votre cœur, remplissez-le d'amour, et de nouveau vous allez vous élever au-dessus des nuages pour retrouver le soleil, le Seigneur."

Pensée n°  18 :
"Chacun trouve normal d’être apprécié et reconnu pour ce qu’il a fait de bon, et s’il se voit négligé ou critiqué, il est déçu, chagriné. Eh bien, voilà une faiblesse dont le disciple doit se débarrasser. Du moment qu’il est conscient que son activité est bénéfique, désintéressée, lumineuse, il doit avoir confiance dans les lois cosmiques en sachant qu’un jour ou l’autre il recevra l’estime et la place qu’il mérite.
S’il y a une chose à laquelle vous devez croire, c’est à l’existence de lois dans l’univers. Vous prononcez un mot, vous faites un geste, vous avez un désir, une pensée : aussitôt ils sont enregistrés, classés, et ils produisent des résultats. C’est sur ces lois qu’il faut compter, car tout peut changer autour de vous, sauf ces lois : un jour elles vous enverront exactement ce que vous méritez, d’après la façon dont vous aurez travaillé."

Pensée n°  19 :
"Certaines écoles d'occultisme préconisent à leurs adeptes la méthode de la visualisation pour obtenir la réalisation de leurs désirs. Ce qu'elles ne leur expliquent pas, ce sont les malheurs qui vont leur arriver si ces désirs sont trop personnels, trop égoïstes, s'ils vont contre l'ordre divin. Car il faut que vous le sachiez: d'une manière ou d'une autre, tout peut finir par se réaliser et c'est là le danger. Vous direz que vous ne voyez pas où est ce danger. Mais justement, qui vous dit que, si vos désirs se réalisent, vous n'allez pas souffrir, parce que vous n'avez pas su prévoir les complications qui en résulteront, parce que vous n'avez pas bien étudié les rapports entre ces désirs et les lois de la nature et de la vie?
Il vous est permis de contribuer à la réalisation de vos désirs par un travail de la pensée, mais étudiez bien la nature de ces désirs, car s'ils sont trop personnels, s'ils ne vibrent pas en harmonie avec l'ordre établi par Dieu dans toute la création, ils entreront en conflit avec les lois divines, et même si au début vous remportez quelques succès, vous finirez par vous casser la tête.

Pensée n°  20 :
"Innombrables sont les analogies que l'on peut faire entre l'arbre et l'homme. Les racines de l'arbre correspondent dans l'homme à l'estomac et au sexe. Sur la terre, en effet, l'homme s'enracine grâce à l'estomac qui lui permet de se nourrir et au sexe qui lui permet de se reproduire. Le tronc de l'arbre est représenté par les poumons et le cœur, c'est-à-dire le système respiratoire et le système circulatoire avec ses deux courants artériel et veineux. Par le tronc, le courant ascendant transporte la sève brute jusque dans les feuilles où elle se transforme, tandis que le courant descendant transporte la sève élaborée qui nourrit l'arbre. Il en est de même en l'homme avec la circulation sanguine: le système artériel qui transporte le sang pur, et le système veineux le sang déjà vicié. Les feuilles, les fleurs et les fruits correspondent à la tête. Toutes les pensées représentent les fruits de l'homme, car c'est par la tête que l'homme fructifie..."

Pensée n°  21 :
"Si vous voulez que votre amour pour un homme ou une femme soit durable, sachez qu'il y a un ordre à respecter. Qu'est-ce que cela signifie? Que vous devez placer en premier le Seigneur dans votre cœur et dans votre âme. Oui, commencez par apprécier l'Être de tous les Êtres, la Lumière de l'univers, le dispensateur de tous les biens; et ensuite, si vous ne voulez pas rester seul, choisissez celui ou celle dont vous ferez votre compagnon ou votre compagne. Oui, le véritable spiritualiste, qu'il soit homme ou femme, place d'abord en lui-même le Créateur comme source de l'amour, de la sagesse, de la vérité. Ensuite, il cherche la créature qui est la plus capable de le maintenir en liaison avec Lui; il s'arrête auprès d'elle, il la prend comme collaboratrice dans le plan physique, car il sent que quelque chose en elle le rapproche de la Source, qu'elle est une messagère qui lui parle du monde divin. Ce n'est qu'à cette condition qu'on ne perdra jamais son amour."

Pensée n°  22 :
"Pour recevoir les influences bénéfiques, il faut s'ouvrir. Le Ciel a répandu toutes ses bénédictions en abondance, mais vous ne les recevez pas, parce que vous avez de la vie une conception tellement limitée que vous vous coupez du monde divin. Ensuite, vous vous plaignez : " Oh, personne ne m'entend, personne ne vient m'aider, je suis seul, je suis abandonné, Dieu n'existe pas ! " Eh oui, c'est extraordinaire : les humains se mettent eux-mêmes dans une situation déplorable, et ensuite ils tirent des conclusions sur l'existence de Dieu ! Rien que ça ! Mais qu'ils essaient un peu de s'ouvrir au Ciel, de communier avec les entités divines et ils découvriront qu'elles ont toujours été là pour les soutenir, pour les éclairer, et que s'ils n'ont pas reçu cette aide, cette lumière, c'est qu'ils étaient fermés. Celui qui se limite, se fait du mal. Il doit donc s'ouvrir, s'élargir : il sera saisi d'émerveillement, il sentira partout les bénédictions de la présence divine au-dessus de lui, autour de lui, en lui."

Pensée n°  23 :
"Pour échapper aux états négatifs dans lesquels vous plongent les difficultés et les conflits de la vie quotidienne, vous devez apprendre à vous harmoniser avec les forces et les entités spirituelles qui peuplent l’espace infini, car c’est ainsi que vous recevrez les bénédictions qu’apporte la vie parfaite : la lumière, la joie, la paix, l’amour. Lorsque vous saurez vibrer à l’unisson avec l’univers, il se dégagera de vous des ondes d’une telle intensité que vous entraînerez dans votre sillage toutes les créatures qui, comme vous, aspirent à cette harmonie. Vous deviendrez une puissance bénéfique porteuse de tous les présents du Ciel. Seule la vie harmonieuse vous donnera le pouvoir de faire le bien, d’éclairer les êtres, et c’est dès maintenant que vous devez commencer ce travail."

Pensée n°  24 :
"Lorsqu'on les interroge sur leur foi, beaucoup de personnes disent qu'elles croient à "quelqu'un" ou à "quelque chose", sans arriver à expliquer exactement de qui ou de quoi il s'agit. Elles ont l'intuition d'avoir su et vécu quelque chose autrefois et, par instants, cette connaissance, ces expériences remontent à leur conscience, comme le bref scintillement d'une lumière venue du fond des âges. Elles ignorent pourquoi cette impression s'impose avec une telle évidence, mais cela reste pour elles une réalité indubitable. A un moment ou à un autre de son existence, tout être humain est traversé par la sensation que quelque chose le lui en rattache à un monde supérieur, mystérieux, dont il a gardé l'empreinte. La différence entre les êtres, c'est que certains laissent s'effacer cette sensation sans chercher à approfondir de quoi elle est le signe. Pour d'autres, au contraire, elle est le point de départ d'une recherche intérieure qui les conduira jusqu'à la Divinité."

Pensée n°  25 :
"La plupart des gens sont tout à fait prêts à admettre que, pour réussir dans le plan matériel, il faut être convaincu et travailler sans vouloir brûler les étapes; et pourtant, ils s'imaginent que dans le plan spirituel on peut facilement et rapidement obtenir des résultats. Quelle erreur! Il faut d'abord se mettre au travail sans jamais relâcher son effort. Ensuite, il ne faut pas être pressé, parce que la réalisation de chaque grande chose est une entreprise de longue haleine pour laquelle on ne doit pas compter son temps. Enfin, il faut être convaincu que ce que l'on entreprend ainsi donnera un jour des résultats, car la nature est fidèle et véridique et les lois qui la régissent ne peuvent jamais être prises en défaut.
 Le travail, le temps, la foi. Vous ne soupçonnez pas la richesse contenue dans ces trois mots. On peut, bien sûr aussi, les présenter dans un autre ordre: la foi, le travail, le temps, etc. L'essentiel, c'est de comprendre que ces trois facteurs sont liés et comment ils sont liés."

Pensée n°  26 :
"La matière se caractérise par l'inertie, l'esprit par l'impulsion, et l'homme qui est à la fois matière et esprit reçoit leur double influence: il est animé par l'esprit, tandis que la matière cherche à l'engloutir et à le ramener vers l'indifférenciation. Il doit sans cesse se surveiller pour maintenir l'activité en lui afin que les courants continuent à circuler; s'il se laisse aller à l'inertie, il devient un marécage. Et c'est ce qui arrive à certains qui ne font aucun véritable travail mental, spirituel: ils deviennent des marécages aux odeurs nauséabondes, envahis de moustiques, de têtards et de grenouilles. Tandis que ceux qui sont éclairés veillent non seulement à ne jamais brimer l'esprit, mais ils lui ouvrent toutes les portes; et l'esprit, qui à ce moment-là est roi, commence à tout apaiser, harmoniser, vivifier et illuminer en eux."

Pensée n°  27 :
"Sous la forme de mythes, toutes les religions révèlent d'une certaine façon l'origine divine de l'homme. Mais à un moment ou à un autre de l'histoire, il s'est glissé chez certains la conviction que telles races ou telles catégories d'êtres étaient inférieures, et ils ont commencé à les exclure ou à les opprimer.
 Si Jésus a été tellement exceptionnel, c'est qu'il est venu affirmer que, quelles que soient leur race, leur culture, leur appartenance sociale, devant Dieu tous les êtres humains sont par essence égaux. Les inégalités qu'on voit se manifester ne sont que superficielles et passagères: leurs qualités physiques, intellectuelles, morales, spirituelles, les événements de leur existence, tout ce qui fait que, dans un domaine ou dans un autre, les uns semblent privilégiés et les autres non, correspond seulement à un moment de l'évolution. Les humains sont frères et sœurs par la vie, la vie divine qui coule en eux et qui les fait aussi frères et sœurs de toute la création."

Pensée n°  28 :
"La seule manière de régler correctement vos relations avec les autres, c'est de ne jamais perdre de vue la question des deux natures: inférieure et supérieure. En vous et chez les autres, n'ayez confiance qu'en la nature divine. Un être humain est comme une banque dans laquelle vous déposez des capitaux. Alors, attention, assurez-vous d'abord que «la banque» à laquelle vous vous adressez est solide, fiable, sinon vous risquez de tout perdre. Et puisque vous êtes-vous aussi une banque, efforcez-vous d'être une banque digne de foi. La question ne se limite pas à savoir si vous pouvez, vous, faire ou non confiance aux autres; demandez-vous s'ils peuvent, eux aussi, avoir confiance en vous, et tâchez de mériter cette confiance. C'est cela surtout qui doit réellement vous importer."

Pensée n°  29 :
"Pourquoi tant d’hommes et de femmes qui s’adoraient finissent par être fatigués les uns des autres et se quittent? Parce qu’ils n’ont pas su rester vivants. S’ils s’étaient occupés d’entretenir la vie en eux, de l’embellir, de la rendre poétique, ils continueraient à se plaire et à s’aimer. Car inconsciemment, c’est la vie que tous cherchent, les hommes et les femmes; ils ne cherchent même que cela. Et la vie est toujours liée à l’amour. Lorsque vous aimez un être, vous essayez de donner telle ou telle explication à votre amour, alors qu’en réalité il n’y a pas d’explication: si vous l’aimez, c’est à cause de la vie qui émane de lui sous forme de beauté, ou de bonté, ou de pureté, ou d’intelligence, ou de paix, etc.
L’ennui qui habite tellement de gens sur la terre et qui les pousse dans des voies sans issue, vient de ce qu’ils ne savent pas renouveler la vie en eux: ils se rencontrent, et après quelques moments d’effervescence, ils commencent à s’ennuyer. Alors, si vous voulez être aimé et ne pas ennuyer les autres, soyez vivant."

Pensée n°  30 :
"Pour sortir des limites de sa conscience, le disciple de la Science initiatique doit apprendre à se projeter très haut jusqu'à l'Être sublime qui embrasse et nourrit toutes les créatures: il se demande comment cet Être voit le devenir de l'homme, quels sont ses projets pour lui, pour son évolution non seulement dans un avenir proche mais dans un avenir lointain. C'est ainsi que le disciple arrive à sortir de lui-même: parce qu'il essaie de plus en plus de se rapprocher de cet Être immensément grand, lumineux et parfait. Un travail se fait au-dedans de lui, dans sa subconscience, sa conscience, sa super conscience, et ce qu'il vit alors comme sensations et expériences est inexprimable. Cette pratique est une des plus salutaires pour le disciple; en s'y adonnant chaque jour, il arrive à s'éloigner de son moi limité pour se fondre dans cet océan de lumière qui est Dieu. C'est là qu'il trouve les gages, les vrais, de la connaissance, de la plénitude et de la libération."

Pensée n°  31 :
"Il y a des gens qui passent une partie de leur vie dans des réunions où ils discutent interminablement des mêmes projets sans jamais arriver à se mettre d'accord. S'ils étaient capables de faire preuve de compréhension et d'amour les uns vis-à-vis des autres, ce serait facile. Mais ils viennent sans amour, ils ne font que se critiquer, se contredire, s'opposer, et c'est pourquoi ils ne trouveront jamais de solution. Lorsqu'on vient vraiment inspiré par l'amour, il suffit parfois de cinq minutes pour résoudre un problème ; mais sans amour, même après des années et des années de discussions on n'arrive à rien.
 Alors, si vous rencontrez tellement de difficultés à vous mettre d'accord avec les autres, il ne faut pas être tellement fier, mais réfléchir à ce qui vous en empêche : n'est-ce pas le manque d'amour ? Mettez un peu plus d'amour et les problèmes seront résolus. Vous partirez tout heureux, étonné même que ç'ait été si simple."

Pensée n°  32 :
"Vous connaîtrez le secret de l'amour quand vous cesserez de le confondre avec le plaisir. Vous direz que sans le plaisir l'amour est bien ennuyeux et insipide. Pas du tout, car le plaisir ne concerne que le plan physique. Au-delà du plaisir, il y a la joie, l'inspiration, l'émerveillement, l'extase que goûtent l'âme et l'esprit. Quand un homme et une femme sont capables de se donner un sentiment divin sans se laisser emporter par la passion, cette communion, cette tendresse entre eux devient extraordinairement expressive, riche, intense et belle. C'est un plaisir, bien sûr, mais un plaisir supérieur, divin, qui les rend immortels. Sinon, vous connaissez la chanson: «Amour, amour, quand tu nous tiens...» Pour ceux qui cherchent le plaisir, l'amour est comme une force brute qui s'empare d'eux et qui les tient tellement bien qu'ils ne peuvent plus lui échapper, ils deviennent ses esclaves. Malheureusement, c'est ainsi que la plupart comprennent l'amour: l'amour qui les tenaille, l'amour qui les brûle, qui les consume et les laisse sans force. Parce qu'ils ont confondu l'amour et le plaisir."

Pensée n°  33 :
"C'est une très mauvaise tendance chez les disciples d'un Enseignement initiatique que de vouloir commencer par ce qui doit venir en dernier : l'acquisition des pouvoirs occultes. Ils n'ont aucune connaissance des mondes psychique et spirituel, ils ne se sont pas purifiés, mais ils sont avides de recevoir les plus grands secrets de l'Initiation. Ces grands secrets vont les écraser, ils ne pourront pas les supporter, mais cela ils ne le voient pas et ils ne veulent pas le voir. Combien de gens j'ai essayé d'éclairer, en leur disant qu'ils s'exposaient à des accidents à cause de grandes lacunes qu'ils avaient encore en eux ; mais très peu ont accepté mes conseils. Se purifier, se maîtriser, faire des sacrifices, quel ennui ! C'est immédiatement qu'il leur faut les moyens de se procurer tout ce dont ils ont envie. Pourquoi ce désir de tout avoir avant d'être prêt ? Il faut se préparer. La préparation est la chose la plus longue, elle peut durer une vie entière, plusieurs existences même ; mais au moment où on est vraiment prêt, on peut tout obtenir en quelques minutes. Et ce que l'on obtient ainsi devient une source de bénédictions."

Pensée n°  34 :
"Pour pouvoir s'améliorer, il faudrait au moins que les humains aient appris à reconnaître leurs lacunes. Seulement voilà, la lucidité ne les tente pas, ils préfèrent se tromper pour pouvoir garder leurs illusions. Ils se sont déjà formé un si bon opinion de leur personne que, même s'ils vont soi-disant s'instruire auprès d'un Maître spirituel, ils ne feront aucun progrès. Et d'ailleurs le Maître lui-même renoncera à les éclairer; il sait d'avance ce qui l'attend s'il ouvre la bouche. Ils ne lui diront pas: "Oui, je sens que vous avez raison, je dois corriger ce défaut, combler cette lacune", mais "Non, jamais de la vie, vous vous trompez, je n'ai pas cette faiblesse dont vous me parlez", et ils seront même furieux contre lui. Évidemment, c'est toujours le Maître qui se trompe, eux sont impeccables et ne se trompent jamais!... Devant des êtres pareils, que voulez-vous que fasse le Maître? Il n'insiste pas. Il continue à donner son enseignement, mais il n'insiste pas. Il sait que la vie finira par leur apprendre à se connaître; et alors, ils reviendront penauds écouter les leçons de leur instructeur."

Pensée n°  35 :
"Il faut savoir que chaque chose, chaque être dans la nature a deux pôles. Regardez un arbre : par ses branches et ses feuilles, il se nourrit d'air et de lumière, tandis que par ses racines il se nourrit d'eau et de terre. L'homme, comme l'arbre, reçoit des forces d'en haut et des forces d'en bas.
Quand Adam et Eve vivaient au Paradis, dans le jardin d'Éden, c'était comme s'ils vivaient dans les fleurs. Les fleurs sont exposées à l'air, à la lumière du soleil, elles reçoivent la visite des papillons, des abeilles : c'est une vie céleste et rayonnante que l'on vit dans les fleurs. Mais le jour où, sous l'influence du serpent, Adam et Eve ont quitté les fleurs et sont descendus à travers le tronc jusqu'aux racines de l'Arbre cosmique, ils ont atteint des régions qui étaient privées de lumière et de chaleur ; ils ont alors senti le poids de la matière et tout est devenu plus difficile : se mouvoir, se nourrir, etc. Et c'est encore la situation de l'humanité actuelle. Mais le travail du disciple, justement, est d'apprendre à dominer et à utiliser les forces souterraines qu'il puise par ses racines pour produire des fleurs et des fruits."

Pensée n°  36 :
"Pourquoi allons-nous contempler le soleil le matin? Parce que c’est lui qui nous met dans les meilleures dispositions pour aimer et aider les humains. Tant qu’on n’a pas ce modèle de chaleur et de lumière, on se laisse aller à des manifestations égocentriques et grossières. Regardez ce qui se passe dans le monde: on ne voit que des gens qui veulent profiter des autres, les asservir, les écraser. Ce n’est pas glorieux, tout ça! Tandis qu’avec le soleil, nous avons l’image d’un être toujours rayonnant et généreux. Et en admettant même qu’il ne soit pas un être intelligent et raisonnable au sens où nous l’entendons, le contact conscient avec sa chaleur et sa lumière ne peut que nous inspirer des sentiments plus fraternels à l’égard des autres."

Pensée n°  37 :
"L’être humain est sorti du sein de l’Éternel où il vivait dans la plénitude, la félicité. Il a voulu être indépendant pour agir, créer, mais comme il n’a pas encore réussi à trouver la meilleure forme à donner à ses actes, à ses créations, il souffre. Cela veut-il dire qu’il ne doit plus rien faire ? Non, il doit agir. « Oui, mais il souffrira ! » Évidemment, il souffrira, mais il apprendra, il se perfectionnera ; et quand il saura comment travailler, il ne souffrira plus.
Les souffrances que nous avons à endurer dans cette vie sont la conséquence des erreurs que nous avons commises dans nos existences antérieures. Ce que les hindous appellent le karma n’est donc que l’application à la destinée humaine de la loi des causes et des conséquences. Celui qui n’est ni assez éclairé, ni assez désintéressé, ne peut avoir une activité véritablement harmonieuse : il tâtonne. Ces tâtonnements s’accompagnent toujours de heurts, de chocs, mais il apprend."

Pensée n°  38 :
"Est-ce que vous savez attendre, oui, attendre afin de puiser des éléments bénéfiques dans les quelques moments qui précèdent l’arrivée d’un événement heureux ? Vous attendez une lettre de quelqu’un que vous aimez. Enfin, elle arrive, quelle joie ! Mais comme vous êtes impatient, vous vous dépêchez de l’ouvrir et voilà votre joie envolée, car cette lettre, que contenait-elle ? Souvent, pas grand-chose. Mais c’est l’attente qui était extraordinaire ! Oui, si vous attendez un peu, en essayant de deviner ce que contient cette lettre, vous goûtez des moments uniques, et vous pouvez les prolonger autant que vous le désirez. Mais voilà, on est faible, on est tenté, on ne sait pas résister et on détruit sa joie.
La lettre n’est là qu’un exemple pour vous faire comprendre que vous devez vous exercer à prolonger vos joies. Quand vous travaillez pour obtenir quelque chose, là encore vous pouvez vous réjouir seulement de ce que vous vivez par avance dans votre pensée, votre cœur, votre âme. Les projets une fois réalisés, on est déçu souvent : on en attendait beaucoup plus."

Pensée n°  39 :
"Il ne faut pas interpréter la création du premier homme telle qu'elle est rapportée dans les Livres sacrés comme la création des êtres humains que nous sommes. Et sur ce sujet c'est la Kabbale qui nous donne des éclaircissements. Ce premier homme, la Kabbale le nomme Adam Kadmon, ce qui signifie " homme (Adam) primordial (Kadmon) ". Adam Kadmon est le premier être créé par Dieu, l'Homme cosmique dont le corps est formé des constellations et des mondes. Et Dieu est au-delà de l'univers créé.
Dans la Kabbale, l'univers est symbolisé par l'Arbre de la Vie formé des séphiroth Kéther, Hohmah, Binah, Hessed, Guébourah, Tiphéreth, Netsah, Hod, Iésod et Malhouth.* C'est cet Arbre de la Vie, l'Arbre séphirotique, qui représente le corps d'Adam. Kéther est sa tête. Hohmah est son oeil droit et la partie droite du visage. Binah est son oeil gauche et la partie gauche du visage, Hessed le bras droit, Guébourah le bras gauche, Tiphéreth le coeur et le plexus solaire, Netsah la jambe droite, Hod la jambe gauche, Iésod les organes génitaux et Malhouth les pieds. Adam Kadmon est l'archétype cosmique dont nous sommes une cellule, un reflet."

Pensée n°  40 :
"«Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait», disait Jésus. C'est sur cette pensée fondamentale que nous devons travailler à construire notre vie. Il est très important pour nous d'avoir une pensée fondamentale autour de laquelle gravitent toutes nos autres pensées, car c'est comme une charpente qui soutient tout l'édifice.
Mettez donc à la première place la pensée de la perfection divine. A ce moment-là, toutes les pensées disparates qui vous tiraillent dans tous les sens et vous affaiblissent trouveront leur maître: elles seront obligées de se soumettre et de participer à votre travail intérieur de régénération. Chaque pensée étrangère qui essaiera de pénétrer en vous sera saisie et mise au service du monde divin, comme vous-même avez décidé de le faire. Tous les animaux qui voudront piétiner les fleurs de votre jardin intérieur seront soumis, car cette pensée fondamentale les dominera; elle servira aussi de support pour les entités lumineuses du monde invisible qui viendront faire un travail en vous."

Pensée n°  41 :
"Quelle erreur de s'imaginer qu'en cédant aux tentations, c'est vous-même que vous êtes en train de satisfaire ! Eh non, pas du tout, c'est pour d'autres que vous travaillez. Malheureusement, vous vous en apercevrez trop tard. Quand vous vous sentirez appauvri, affaibli, vidé, à ce moment-là vous comprendrez que toute votre vie, vous avez travaillé pour d'autres et non pour vous-même, c'est-à-dire pour cette partie de vous qui doit sans cesse s'enrichir, grandir, s'épanouir. Et quels sont ces " autres " ? Des entités ténébreuses du plan astral, qui se nourrissent des effluves malsains produits par les fautes et les crimes des humains et qui les épuisent ! Par contre il existe aussi d'autres créatures du monde invisible, des créatures lumineuses que vous pouvez nourrir sans cesser de vous fortifier, de vous épanouir, parce qu'à chacun de vos efforts pour les satisfaire, c'est votre patrimoine spirituel que vous augmentez."

Pensée n°  42 :
"Il ne faut pas s’étonner si les malfaiteurs prolifèrent… La cause en est les ténèbres qui règnent dans les intellects. Et comme les malfaiteurs ont besoin de l’obscurité pour agir, ils profitent de ces conditions favorables. Mais imaginez, par exemple, que les gens développent de plus en plus les facultés de clairvoyance, d’intuition : les pensées qui naîtront dans la tête des malfaiteurs seront immédiatement perçues, détectées. Car les pensées émettent des ondes, et ce sont ces ondes qui avertiront les gens des dangers qui les menacent. Le jour où les criminels seront découverts avant même d’avoir agi, ils devront renoncer à leurs projets.
Aucune loi humaine, aucune police aussi bien organisée soit-elle, n’est assez puissante pour faire disparaître les malfaiteurs. Ceux-ci existeront jusqu’au moment où les humains allumeront leurs lampes intérieures et ouvriront leurs yeux spirituels. Alors, d’eux-mêmes, les malfaiteurs sentiront que leur règne est terminé et ils seront obligés de disparaître ou de se transformer."

Pensée n°  43 :
"Il est écrit dans la Genèse que Jacob, en route pour le pays des fils de l’Orient, passa la nuit dans un lieu où il eut un songe: il vit, appuyée sur la terre, une échelle dont le sommet touchait le ciel, et sur cette échelle des anges montaient et descendaient.
L’échelle de Jacob est le symbole des hiérarchies angéliques qui font le lien entre l’homme et Dieu. Cette idée de hiérarchie est très importante pour une bonne compréhension de la vie spirituelle. Car s’imaginer, comme le font certains, que l’homme peut s’adresser directement au Seigneur, est tout simplement la preuve de la plus grande ignorance. Sur la terre il est impossible de rencontrer un personnage important si on ne passe pas par des intermédiaires; mais le Seigneur, on ira directement Le toucher sans la moindre difficulté! Eh bien, non. Ce n’est pas que le Seigneur soit hautain ou orgueilleux, Il ne refuse pas que les créatures entrent en contact avec Lui, mais sa présence est d’une puissance telle qu’aucun être humain ne peut Le toucher. Pour nous approcher de Dieu, nous devons passer par les hiérarchies angéliques, car ce sont elles qui font le lien entre Lui et nous."

Pensée n°  44 :
"Le processus de la nutrition n'est vraiment complet, idéal, que si l'on apprend à se nourrir par tous les pores de la peau. C'est une discipline à laquelle s'exercent certains yogis de l'Inde : à travers leur peau ils arrivent à capter certaines énergies et substances vitales. S'ils sont capables, pour vivre, de se contenter d'une très petite quantité de nourriture et de boisson, c'est parce qu'ils ont appris à absorber des éléments plus subtils. Et vous pouvez, vous aussi, vous exercer. Lorsque vous êtes au lever du soleil, par exemple, concentrez-vous sur les rayons, en pensant que vous les absorbez à travers la peau. Peu à peu vous sentirez que de petites bouches s'ouvrent en vous, de petites portes. Si pour le moment vous ne le sentez pas, c'est tout simplement que vous ne vous êtes pas exercé. Concentrez-vous sur la lumière du soleil, pensez qu'elle pénètre en vous et vous sentirez toutes ces portes s'ouvrir.

Pensée n°  45 :
"Les livres sacrés de toutes les religions sont des ouvrages très précieux, ce n’est pas moi qui dirai le contraire ; mais un être humain est encore plus précieux, parce qu’il est vivant et qu’il porte en lui tout l’univers. Vous croyez qu’il n’y aurait plus moyen de trouver la vérité une fois que les livres sacrés auraient disparu ? Pas du tout. On pourrait les rétablir à nouveau, parce que leur origine est en haut, dans le zodiaque, dans les étoiles, et aussi dans l’être humain. Mais au lieu de comprendre cela, les théologiens sont fixés sur des textes : ils annotent, ils comparent, ils commentent. Mais qu’ils sortent un peu de ces textes, qu’ils aillent regarder ailleurs, plus haut, plus loin, dans la vie, et ils comprendront mieux !"

Pensée n°  46 :
"La vie de l’homme, son épanouissement, son évolution est fondée sur le pouvoir qu’il possède de transformer la matière : la matière physique et la matière psychique. La nutrition en est l’exemple le plus instructif. Comment ne pas être émerveillé par la complexité, la subtilité de tous les processus qui entrent en action depuis le moment où nous mettons un morceau de pain ou un fruit dans notre bouche jusqu’à celui où la quintessence de ces aliments entre dans notre sang pour devenir santé, pensée, sentiment, inspiration ?
Dans le plan psychique, nous pouvons aussi tout transformer, et cela va même encore plus loin… Oui, sauf cas exceptionnel, l’organisme physique ne peut pas absorber n’importe quelle substance, et il y a toujours plus ou moins quelque chose à enlever ou à ajouter. Mais dans le plan psychique, tout peut être absorbé et transformé : non seulement les énergies brutes que nous portons en nous sous forme de passions, de vices, mais aussi les poisons qui nous viennent de l’extérieur."

Pensée n°  47 :
"On veut faire croire aux humains que leur bonheur dépend des progrès scientifiques et techniques, du confort, quel que soit le domaine ils sont continuellement bombardés de publicités, tous les efforts sont faits pour les empêcher de prendre contact avec d'autres régions, d'autres entités qui, seules, pourraient leur apporter la lumière, l'amour, la paix dont ils ont besoin. Le monde spirituel a été tellement rejeté, ridiculisé, bafoué, que très peu nombreux sont les êtres qui se sentent poussés à y chercher les éléments nécessaires à leur survie. La majorité des humains sont en train de mourir étouffés, intoxiqués, asphyxiés. Pour trouver leur salut, ils doivent de plus en plus chercher à entrer en contact avec ce monde subtil, afin que leur âme et leur esprit respirent, se nourrissent. Quand nous méditons, nous ne touchons rien de matériel ; en apparence, c'est le vide. Mais voilà que c'est dans ce " vide " que l'âme et l'esprit s'épanouissent et trouvent la plénitude.

Pensée n°  48 :
"Les athées s'imaginent faire preuve de lucidité, de logique, de raison : eux au moins se prononcent d'après ce qu'ils voient, entendent, touchent, mesurent, etc., à la différence de ces croyants tellement obnubilés par leur foi qu'ils manquent totalement d'objectivité. Eh bien non, pour aussi intelligent que soit un homme, s'il n'accepte pas l'existence de Dieu, la réalité de l'âme, l'immortalité de l'esprit, il lui manquera toujours un élément essentiel pour parfaire ses observations et ses jugements. L'absence de cet élément le limite, car il s'arrête à la forme, à la surface de l'existence.
Un athée est comparable à celui qui, devant un être humain, ne considère que son anatomie. Tant qu'il s'agit d'identifier les membres, les organes, et de décrire leur apparence, ça va, l'anatomie peut suffire. Mais s'arrêter à l'anatomie signifie s'occuper d'un corps sans tenir compte de la vie qui l'anime. Seule la croyance à la vie de l'âme et de l'esprit, donc au monde divin où ils ont leur origine, peut donner à l'homme la véritable dimension des êtres et des choses et la conscience des courants qui circulent en eux."

Pensée n°  49 :
"Vous prenez une pomme, vous la coupez en morceaux et vous la mangez : vous avez une certaine sensation... Si vous mordez dans la pomme, vous avez une autre sensation... Maintenant allez auprès d'un pommier, tirez à vous une branche et commencez à mordre dans une pomme avant de la cueillir : vous sentez combien cette pomme est vivante, et vous éprouvez un bien-être, une joie... C'est l'arbre lui-même qui vous les communique, parce qu'il est lié à la terre et qu'il puise de la terre ces forces dont vous bénéficiez. Par l'intermédiaire du fruit, l'arbre vous a permis de prendre contact avec la terre.
On peut transposer cet exemple dans le domaine de l'amour. Supposez qu'un homme ou une femme ait coupé le lien avec le Ciel, il est comme un fruit détaché de l'arbre : il a déjà perdu une partie de ses énergies, de son magnétisme ; alors, en le rencontrant, en l'aimant, qu'allez-vous " goûter " ? Bien sûr, vous trouverez quelques miettes à grignoter, mais vous n'aurez pas la sensation d'être lié à l'immensité de l'amour divin. Tandis que si vous aimez un être qui est lié à l'Arbre de la Vie, vous aurez la sensation de communier avec le cœur de l'univers."

Pensée n°  50 :
"Vous ne pouvez perdre que ce qui ne vous appartient pas vraiment, c'est-à-dire qui ne fait pas encore partie de vous-même. Un moment vous avez la foi, et ensuite vous doutez; un moment vous avez la lumière, et ensuite vous êtes dans l'obscurité; un moment vous aimez, et ensuite vous n'aimez plus. C'est que ni la foi, ni la lumière, ni l'amour ne vous appartiennent. Pour qu'ils vous appartiennent, il faut que vous deveniez vous-même la foi, l'amour et la lumière. Quand Jésus disait: "Je suis la lumière du monde", il s'identifiait à la lumière. Il n'a pas dit que la lumière était en lui, ou avec lui, mais qu'il était la lumière. Il y a dans cette formule toute une science à méditer et qui peut être utilisée dans tous les domaines de la vie intérieure. Dans le plan physique, nous pouvons perdre beaucoup de choses qui nous appartiennent. Mais ce qui est en nous, mêlé à nous, fusionné à nous, et qui est devenu en nous chair et os, nous ne pouvons pas le perdre."

Pensée n°  51 :
"L'histoire humaine est une succession de changements. Rien ne peut rester en l'état, car la vie est en perpétuel mouvement. On aimerait penser que ce mouvement est toujours un progrès. Malheureusement, on est obligé de constater qu'il y a parfois des régressions. Mais progrès ou régression, rien ne reste en place, les générations d'êtres humains se succèdent, et même si, dans certaines sociétés, les changements se produisent plus lentement que dans d'autres, quand les conditions sont favorables, personne ne peut empêcher qu'ils se produisent. Ce sont des courants que commencent à capter les êtres préparés et dont ils deviennent les conducteurs. Et si les changements finissent par être acceptés d'une majorité, c'est que le moment était venu."


Pensée n°  52 :
"Si les humains acceptaient de développer davantage leurs possibilités intérieures, non seulement ils auraient moins besoin de piller les ressources de la planète, mais ils sentiraient que, contrairement aux richesses matérielles, leurs richesses intérieures, les richesses spirituelles, sont inépuisables, infinies. Partout des voix s’élèvent pour se plaindre que les gens deviennent de plus en plus grossiers et matérialistes. Et ce qui est extraordinaire, c’est que même les matérialistes s’en plaignent ! Pourquoi ? Parce que c’est toujours les autres qui sont grossiers, égoïstes, cupides. Eh oui, c’est extraordinaire, combien de gens ne se rendent pas compte qu’ils sont habités par ces mêmes tendances matérialistes qu’ils soulignent chez les autres ! Et si ceux qui se disent spiritualistes s’analysaient un peu mieux, ils découvriraient que, eux aussi, attendent plus de satisfactions du monde extérieur que de leur monde intérieur."

Pensée n°  53 :
"Il est facile d’étudier le monde physique: on peut peser, mesurer, dessiner les contours de chaque élément, et chacun est facilement d’accord sur les chiffres et les formes. Tandis que le monde psychique, le monde intérieur… comment dresser les cartes des régions de l’âme et de l’esprit, mesurer et peser des états de conscience ou dessiner les contours des pensées et des sentiments?…
Mais l’avantage du monde intérieur, c’est que, justement, rien n’y étant matériel, il est à l’abri des attaques extérieures. Si, quelles que soient les circonstances, vous apprenez à donner la première place à la vie intérieure, à la vie spirituelle, personne n’aura de prise sur vos pensées, vos sentiments, vos croyances. Même si on vous prive de votre travail et de tout ce qui vous appartient pour vous enfermer dans une prison, on ne pourra pas vous empêcher de vous sentir libre et de continuer à réfléchir, à prier, à faire des expériences dans vos laboratoires intérieurs."

Pensée n°  54 :
"Pouvoir entrer sans cesse en relation avec toutes les créatures et avec les forces vivantes qui animent les pierres, les plantes, les montagnes, les sources, le soleil, les étoiles, c’est cela communier. En souvenir du dernier repas que Jésus prit avec ses disciples, les chrétiens vont à l’église recevoir le pain et le vin. Mais croyez-vous que cela suffit pour communier ? Celui qui sait véritablement communier est capable d’entrer en relation, par son amour et sa sagesse, avec toutes les créatures dans l’univers.
Le jour où nous donnerons à la communion sa véritable dimension, une dimension cosmique, nous pourrons dire que nous mangeons la chair du Christ et que nous buvons son sang. Dans toutes les régions de notre être, nous sentirons circuler des courants d’énergies abondantes et pures et nous saurons que c’est cela, la vie éternelle qui n’a ni commencement ni fin."

Pensée n°  55 :
"Jésus a dit : " Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, de toute ta force. " Ce qui signifie que c'est à Lui que nous devons donner la première place dans notre existence, à Lui que nous devons consacrer tout notre être. Pourquoi ? Parce que cet amour pour Dieu nous donnera tout : la sagesse, la puissance, la liberté, la beauté, la santé, et aussi l'amour. Oui, car c'est en aimant Dieu que nous nous ouvrons pour recevoir son amour en retour.
Alors, chaque jour, plusieurs fois par jour, nous devons, au moins pour quelques minutes, nous efforcer de sortir de nous-même pour nous fondre dans cette immensité d'où nous viennent la vie et toutes les bénédictions. Aucun amour ne dépasse l'amour de Dieu, aucun amour ne peut nous donner quelque chose d'aussi essentiel. Grâce à cet amour qui nous vient de la Source divine, nous apprendrons à mieux aimer les autres et à mieux recevoir leur amour."

Pensée n°  56 :
"En tant qu'êtres humains, nous sommes liés aux êtres que sont au-dessus de nous, les anges, les archanges, Dieu Lui-même, mais aussi à ceux qui sont au-dessous de nous, les animaux, les plantes, les pierres.
Prenons l'exemple des deux courants qui circulent dans le tronc d'un arbre : le courant ascendant transporte la sève brute jusque dans les feuilles où elle se transforme en sève élaborée, tandis que le courant descendant transporte la sève élaborée qui nourrit l'arbre. Dans l'Arbre cosmique, l'homme se trouve sur le passage de ces deux courants qui le traversent et il doit apprendre à travailler consciemment avec eux. Lorsqu'il est parvenu à attirer la sagesse, la lumière et l'amour du Ciel, il les transmet aux êtres situés au-dessous de lui et liés à lui, jusqu'aux minéraux ; puis, grâce à un autre courant de circulation, ces forces remontent depuis les minéraux jusqu'aux règnes supérieurs de la création. Celui qui se lie consciemment à cette chaîne vivante des êtres, est traversé par la joie, la lumière et la paix."

Pensée n°  57 :
"Quelle est l'utilité d'appartenir à une fraternité, à une collectivité spirituelle? Les raisons sont nombreuses, et parmi elles celle-ci: une confrérie spirituelle donne à ses membres les meilleures conditions pour se transformer et progresser. Même s'il souhaite s'améliorer, celui qui est seul n'a pas toujours la volonté de faire des efforts, tandis que dans une collectivité, il est stimulé, entraîné, et c'est donc plus facile. Oui, l'exemple, l'entourage agissent énormément. Que ce soit la débauche, l'alcool, la drogue ou le crime, combien de gens ont fait en groupe des bêtises qu'ils n'auraient jamais faites en restant seuls! Alors, si on admet qu'une collectivité est puissante pour entraîner les êtres dans le mal, pourquoi ne pas comprendre qu'elle peut l'être aussi pour les entraîner vers le bien?"

Pensée n°  58 :
"Pour beaucoup, la foi n'est que l'affaire de gens ignorants, naïfs ou même un peu retardés, et ils sont convaincus qu'il est dans l'évolution de l'humanité d'abandonner ces croyances dites irrationnelles! Eh bien, ils se trompent: la foi est au contraire fondée sur la connaissance des grandes lois universelles; or, y a-t-il science plus essentielle que celle des lois?
Avoir la foi, c'est construire son existence sur des bases solides, parce qu'on connaît les lois. Celui qui a la foi sent qu'il avance sur une voie bien tracée; cette voie, c'est lui-même qui la choisit et qui décide de l'emprunter, parce qu'il connaît la loi des causes et des conséquences: il ne pourra récolter que ce qu'il a semé. Et tandis qu'il est occupé à construire quelque chose de solide, de beau, il n'a pas le temps de s'occuper de tout ce qui se raconte ou se fait d'inutile et de mauvais autour de lui; son attention est concentrée sur le travail qu'il a entrepris. Et si des difficultés surviennent dans sa vie, les résultats qu'il a obtenus par ce travail et qui ont déjà contribué à le renforcer, l'aident à tout surmonter."

Pensée n°  59 :
"A les voir se manifester, on se rend compte que les humains ne font pas grand cas de la maîtrise. À la moindre occasion ils s'irritent, ils explosent, ils s'effondrent, et non seulement ils n'en ressentent aucune gêne, mais ils trouvent cela naturel : ils s'expriment, ils se montrent tels qu'ils sont, et ils en sont fiers. Eh bien non, il n'y a pas de quoi être fier. Seul peut être fier celui qui a appris la maîtrise, car il devient le roi de son royaume : lui-même. Et tous les trésors et les pouvoirs entassés dans ce royaume sont à sa disposition. À ce moment-là, non seulement il devient puissant et riche, mais il peut faire beaucoup de bien aux humains qui à son contact se sentent eux aussi apaisés et renforcés. Et même les Intelligences qui peuplent l'univers lui apportent leur aide : puisqu'il est capable de se contrôler, elles se disent qu'elles peuvent placer leurs trésors chez lui, ils ne seront ni gaspillés ni perdus."

Pensée n°  60 :
"Vous avez tous dans votre maison des compteurs de gaz, d’eau et d’électricité. Régulièrement, un employé vient relever les chiffres qui y sont inscrits et vous devez payer la somme correspondant à vos dépenses. Eh bien, avant d’exister dans les maisons, il y a longtemps que ces compteurs existent en l’homme lui-même.
Le compteur de l’eau, c’est la bouche ; c’est sur elle, sur les lèvres, que s’enregistre la quantité d’eau que vous avez fait couler, et cette eau, ce sont vos sentiments.
Le compteur du gaz, c’est le nez qui permet de connaître l’importance que vous accordez à la pensée et d’apprécier l’usage que vous en faites. Le compteur de l’électricité, ce sont les yeux qui révèlent quelles sortes de courants, harmonieux ou chaotiques, ont traversé votre système nerveux."

Pensée n°  61 :
"Savoir vivre fraternellement avec les personnes qui nous entourent, c'est une richesse, car chacun avec son visage, ses yeux, sa voix, sa pensée, apporte quelque chose de vivant, de chaleureux, dont tous peuvent se nourrir. Si vous saviez comment recevoir ces bénédictions, vous attireriez tellement d'amour de la part de tous que vous vous sentiriez comblés. Qui vous en empêche? Vous direz: «Mais ça va être la révolution dans les couples. Qui va accepter que la personne dont il partage la vie reçoive l'amour d'un autre homme ou d'une autre femme?» Vous me comprenez mal, il ne s'agit pas de l'amour d'une femme ou d'un homme, mais de l'amour de tous les êtres humains. Que peut-on reprocher là? Il n'y a pas de jalousie à avoir, car chacun recevra cet amour. Mais les gens ne savent pas vivre avec l'amour, ils ne savent pas être heureux avec l'amour, ils s'isolent à deux dans un petit trou, et ils croient la question résolue. Non, ils ne savent pas ce qu'est la vraie vie parce qu'ils ne savent pas ce qu'est le véritable amour. La vraie vie, c'est la vie fraternelle, la vie universelle, en communion avec tous les êtres."

Pensée n°  62 :
"Quand tout le monde autour de vous revendique la liberté sexuelle et justifie ces revendications par des arguments apparemment très valables, il ne vous plaît pas tellement, n'est-ce pas, d'entendre parler de maîtrise? Que vous n'ayez pas envie d'être privé de plaisirs, je comprends; mais essayez au moins de voir quels avantages on trouve à renoncer à certains d'entre eux. Il ne s'agit pas de se priver pour ne plus rien avoir et se retrouver dans le vide; il s'agit de comprendre qu'on a avantage à remplacer certains plaisirs grossiers par d'autres plus subtils, plus spirituels. Lorsqu'un médecin constate qu'un patient est en train de s'abîmer la santé par des excès de charcuterie, de sucreries, d'alcool, il ne lui conseille pas de ne plus rien manger! Il sait bien que l'autre de toute façon ne suivrait pas ce conseil; ou même pire, s'il le suivait, il mourrait. Il lui prescrit donc de remplacer ces nourritures par d'autres plus saines, plus légères. Eh bien, voilà ce que je vous conseille moi aussi, mais dans un autre domaine. Je ne vous pousse pas à mourir de faim, mais à vous nourrir différemment pour améliorer votre santé spirituelle."


Pensée n°  63 :
"Pourquoi l’être humain va-t-il toujours chercher à l’extérieur ce qu’il peut trouver en lui-même ? Au-dehors, il ne trouve que des moyens pour agir sur la matière, mais pas pour agir sur sa vie psychique et vivre enfin dans la paix, l’harmonie, la lumière. Pour sa santé physique, à la rigueur, les moyens extérieurs peuvent être efficaces, mais pour tout ce qui concerne sa vie psychique, il ne trouvera des ressources qu’en lui, dans son âme, dans son esprit.
Le disciple d’un Enseignement initiatique sait que Dieu a créé l’homme en plaçant en lui des centres, des organes qui sont, dans les plans subtils, l’équivalent de ses organes physiques. Mais, la plupart du temps, il les utilise si peu qu’ils sont comme des machines qu’on n’a plus fait fonctionner depuis longtemps : bloqués, rouillés, envahis par la poussière et les toiles d’araignées. Tout son travail maintenant consiste à les remettre en marche, et c’est à cela que servent la méditation, la prière et tous les exercices spirituels."

 

Pensée n°  64 :
"La vie est fondée sur l'existence des contraires, c'est-à-dire sur le fait que tout est polarisé en actif et passif, émissif et réceptif, masculin et féminin. C'est cette opposition qui crée le mouvement. Cette idée est exprimée par le nombre 2 qui est le nombre de la polarisation. Le 2, c'est le 1 devenu positif et négatif.
Dans le jeu de cartes du Tarot, le nombre 2 est représenté par la Papesse qui tient un livre ouvert sur les genoux. Celui qui sait déchiffrer cet arcane est capable de résoudre dans sa vie le problème du mal. Il comprend que le bien et le mal, l'amour et la haine, la lumière et les ténèbres, bien que contraires dans leurs manifestations, sont les deux aspects d'une même réalité. Il ne sert donc à rien de vouloir lutter contre le mal. Il faut seulement apprendre comment utiliser les forces du mal (les difficultés et les épreuves) pour les transformer en énergies constructives. Pour résoudre le problème du mal, il faut savoir l'utiliser, c'est-à-dire sortir de la dualité pour retourner dans l'unité.

Pensée n°  65 :
"Chacun sait comment utiliser un compas pour tracer un cercle… On place la pointe sur le papier pour avoir le centre, et c’est en gardant bien ce centre qu’on peut tracer la circonférence. Il y a donc d’abord le centre, la circonférence ne peut être tracée que si l’on tient d’abord le centre.
En faisant du cercle un symbole de la création, les Initiés ont voulu souligner cette idée que tout ce qui existe a un lien avec le centre et ne peut subsister qu’en conservant et en entretenant ce lien. Celui qui coupe le lien avec le centre, non seulement ne peut pas avoir une idée claire sur le monde ni sur les entités et les forces qui y travaillent, mais il se prive du courant de vie pure qui jaillit de la Source, Dieu Lui-même. L’équilibre de la vie cosmique est fondé sur les relations que la périphérie ne cesse d’entretenir avec le centre. Toutes les parties doivent converger vers le centre, car c’est lui qui soutient leur existence. Un exemple de ces relations entre le centre et la périphérie nous est donné par le système solaire, avec les planètes qui gravitent inlassablement autour du soleil dans un mouvement harmonieux."

Pensée n°  66 :
"C’est une tendance naturelle chez les humains que de se montrer devant les autres pour être reconnus, appréciés. Combien passent leur temps dans les réceptions et les intrigues ! Ils gaspillent leur vie à essayer d’épater la galerie sans penser que d’ici quelques années tout sera oublié.
Le véritable sens de la vie, c’est de travailler avec la lumière, pour la lumière, sans s’occuper de plaire ou de déplaire aux autres. Et alors, un jour, même si vous ne le voulez pas, c’est eux qui vous chercheront pour vous manifester leur respect et leur admiration. Lorsque votre pensée reste liée à la lumière et à l’amour divins, tous ceux qui vous rencontrent trouvent nécessairement auprès de vous le réconfort et la paix, et ils vous recherchent, vous apprécient. Tandis que si vous abandonnez le Seigneur, vous ne pouvez plus renouveler vos richesses intérieures, et alors, quand vous serez devenu pauvre et vide, qui aura envie de vous fréquenter ?"

Pensée n°  67 :
"La loi de la nécessité, la loi de la volonté libre, la loi de la Providence divine. Ces trois lois régissent la destinée de trois catégories d’êtres.
À la loi de la nécessité sont soumis tous ceux qui, au cours de leurs incarnations successives, n’ont cherché que la satisfaction de leurs besoins les plus grossiers. Ils se sont tellement enfoncés dans la matière qu’ils n’ont plus aucune liberté de mouvement ; il n’y a pour eux qu’une voie, très dure, sur laquelle ils sont contraints de marcher.
La loi de la volonté libre gouverne des êtres plus évolués. Même si leur liberté est limitée, dans leurs vies antérieures ils ont pensé et agi de telle sorte qu’il leur est permis maintenant de décider de leur orientation.
Quant à la loi de la Providence divine, elle gouverne les Initiés, les grands Maîtres qui ont toujours travaillé pour la lumière. Devant leurs yeux, la vie est vaste et splendide, et ils sont réellement libres, puisque la lumière est en eux."

Pensée n°  68 :
"Quand vous vous promenez dans la forêt, approchez-vous d’un arbre et dites-lui : « Toi qui fais le lien entre la terre et le ciel, combien sont grandes ta beauté et ta force ! Je te demande de me donner ta résistance et ta stabilité ! Et je te charge aussi de dire à tous les autres arbres de la forêt que je les admire et que je les aime. »
Alors, les esprits qui habitent cet arbre se disent : « La majorité des humains qui visitent les forêts sont aveugles et inconscients. Mais celui-là, en entrant, a senti notre présence : c’est un ami, accueillons-le. » Et comme cela arrive très rarement, ils communiquent cette nouvelle d’arbre en arbre ; tous les esprits sortent de leur abri pour vous regarder, s’émerveiller, danser autour de vous, et vous quittez la forêt heureux et régénéré."

Pensée n°  69 :
"Pour comprendre ce qu'est la véritable religion, les humains doivent se rapprocher de la lumière, de la chaleur et de la vie du soleil, c'est-à-dire rechercher la sagesse qui éclaire et résout les problèmes, l'amour désintéressé qui embellit, encourage et console, la vie subtile et spirituelle qui rend actif, dynamique et audacieux, afin de réaliser sur la terre le Royaume de Dieu et sa Justice. Et cette religion, personne ne peut la combattre: celui qui essaie de la détruire se détruit lui-même, parce qu'il se limite.
Quand cette compréhension d'une religion universelle pénétrera les esprits, c'est toute l'organisation de la vie qui deviendra universelle: il n'y aura plus de séparations entre les humains, plus de frontières, plus de guerres. En connaissant le soleil dans ses manifestations sublimes de lumière, de chaleur et de vie, les humains s'approcheront de plus en plus de la Divinité, et ils feront de la terre un jardin de paradis où tous vivront en frères. Il faut que tous acceptent la religion et la fraternité universelles que nous enseigne le soleil."

Pensée n°  70 :
"Celui qui a entrepris un véritable travail intérieur se sent de plus en plus soutenu par la conviction que personne ne peut le priver des découvertes qu'il est en train de faire ni des réalisations qu'il a obtenues. Tandis que sur tout ce qui lui vient de l'extérieur, il sait qu'il ne peut pas vraiment compter. L'électricité, le téléphone, la voiture et toutes ces inventions dont le XXe siècle est – à juste titre, je le reconnais – tellement fier et qui lui sont maintenant devenues indispensables pour vivre, il ne sait jamais si à un moment ou à un autre, il ne va pas en être privé. Alors, pourquoi s'exposer à se trouver un jour tellement démuni?
Je ne veux pas que la science arrête ses recherches, au contraire, je souhaite qu'elle progresse, mais dans une autre direction. Puisque l'univers est une unité, puisque l'être humain est une unité, on peut dire que la science, par d'autres moyens, est à la recherche des mêmes certitudes que la religion. Si elle comprend dans quel sens elle doit désormais orienter cette recherche, elle se rapprochera des vérités découvertes par les grands Maîtres spirituels, et c'est ainsi qu'elle contribuera au véritable progrès de l'humanité."

Pensée n°  71 :
"Comment se fait-il que des religions qui se prétendent monothéistes aient des théories et des pratiques qui contredisent leurs bases mêmes ? Elles opposent à Dieu un ennemi : le diable, tout aussi puissant que Lui. Comme si Dieu n'était pas le seul maître ! Mais qu'est-ce que c'est, ces religions dont le Dieu a un ennemi qu'Il n'arrive même pas à terrasser ? Et ce sont les humains, tellement faibles et chétifs, qui doivent Lui venir en aide ! C'est ainsi qu'on doit comprendre la grandeur et la toute-puissance de Dieu ? Tous ces fanatiques rabaissent Dieu en Le présentant comme incapable de renverser son adversaire. Y avez-vous pensé ?
Et leur mauvaise compréhension ne s'arrête pas là, malheureusement. Cet adversaire de Dieu, ils le voient partout en train de s'infiltrer chez les humains sous toutes sortes de formes. Et alors, que font-ils ? C'est chez les humains qu'ils s'efforcent de le combattre en les traitant de suppôts de Satan, de fils du diable, en les excommuniant ou en cherchant même à les exterminer. Tous ceux qui persécutent ainsi les autres sous prétexte de prendre le parti du Seigneur, se font en réalité les auxiliaires du diable et ils ne cessent de le renforcer. Voilà ce qu'ils doivent comprendre."

Pensée n°  72 :
"En ne cessant de souligner les défauts des autres, les humains ne se rendent pas compte qu'ils entrent en contact avec leurs défauts et se font donc du mal à eux-mêmes. Eh oui, on n'a pas encore bien étudié toutes ces communications qui se font entre les êtres. Lorsque vous critiquez quelqu'un, le Ciel vous dit: "Puisque tu veux le corriger, c'est que tu es riche, donne-lui donc de ta richesse! Combien as-tu dans ta caisse? Donne-lui-en la moitié." Mais lorsque vous parlez bien de quelqu'un, le Ciel lui dit: "En parlant ainsi de toi, il t'enrichit. Alors, donne-lui un peu de tes trésors." Donc, si vous dites du mal des autres, ce sont eux qui en tirent profit; tandis que si vous dites du bien d'eux, c'est vous qui en bénéficiez. Mais admettons maintenant que vous ayez été obligé de dire quelque chose de négatif sur quelqu'un: ne terminez pas là-dessus, ajoutez au moins une parole positive à son sujet. Quels que soient ses défauts, tâchez de trouver en lui une bonne qualité dont vous parlerez, afin d'agir bénéfiquement sur lui, et sur vous! Il ne faut jamais rester sur le côté négatif."

Pensée n°  73 :
"Méditez l'enseignement que nous donnent toutes nos activités quotidiennes. Chacun sait par exemple que chaque jour on doit veiller à garder sa maison propre et en ordre, et il y consacre au moins quelques minutes, sinon l'existence deviendrait vite insupportable. Alors, pourquoi n'avez-vous pas encore compris la nécessité de nettoyer et de mettre de l'ordre dans votre for intérieur avec la même patience, la même régularité, la même ténacité? Si votre maison est devenue trop sale ou trop encombrée, vous avez toujours la possibilité d'aller habiter ailleurs, tandis qu'essayez de déménager hors de vous-même! C'est donc chaque jour, infatigablement, que vous devez visiter votre for intérieur et dire: «Voyons, qu'est-ce qui ne va pas?» Et tout ce qui est déplacé, agité, bizarre, le remettre à sa place, ne pas laisser les choses traîner, la poussière s'accumuler, sinon il arrivera un jour où il sera trop tard pour remédier à la situation. C'est chaque jour, plusieurs fois par jour, qu'il faut essayer de ramener l'ordre, la paix et l'harmonie en soi."

Pensée n°  74 :
"Le mal se dresse contre le bien, il combat le bien ; mais, en réalité, le mal n'existe que dans la mesure où le Créateur lui en a donné le droit. Quand Il le décidera, le mal disparaîtra. Le bien est éternel et le mal est passager, mais ce n'est pas nous, les humains, qui avons le pouvoir de le faire disparaître. Seul le Seigneur Lui-même a ce pouvoir. Il n'a donc pas besoin de nous, les humains, tellement faibles, chétifs et ignorants pour L'aider à triompher du mal : nos armes sont tellement inefficaces ! Alors, que pouvons-nous faire ? Puisque seul Dieu peut s'opposer au mal, nous devons laisser le divin pénétrer en nous, se manifester et travailler à travers nous. C'est lui qui, à travers nous, se chargera de remplacer le mal par le bien."

Pensée n°  75 :
"Comme le soleil qui répand sa lumière et sa chaleur dans l’univers, vous pouvez par vos pensées et vos sentiments toucher toutes les régions de l’espace. En chemin vous rencontrerez une multitude de créatures que vous saluerez et qui vous salueront en retour. Et c’est cela la vraie vie : une communication ininterrompue avec des millions de créatures.
Devenir comme le soleil… Nourrissez cet idéal afin qu’il prenne en vous une telle place que tout votre être en soit embrasé, illuminé. C’est ce haut idéal qui fera croître en vous tous les germes de la vie divine. Sans même que vous insistiez, sans même que vous y pensiez, vous manifesterez ce que vous avez de meilleur. La seule vérité qui vaut la peine d’être cherchée, c’est le soleil spirituel. Dès qu’il brille en vous, vous devenez comme la terre au printemps quand toute la nature ressuscite."

Pensée n°  76 :
"De la même façon que vous participez à la vie de votre famille, de votre ville, de votre pays, vous devez apprendre à participer à la vie cosmique. Pourquoi croire qu'il faut être un astronaute et avoir une fusée pour voyager et travailler dans l'espace ? La terre voyage dans l'univers, entraînée par le soleil, et les humains sont donc sur la terre comme dans un aéronef qui poursuit sa course parmi les étoiles. C'est ce qui fait d'eux des citoyens cosmiques capables de participer consciemment, lumineusement, à la vie universelle. Il est temps d'abandonner ces notions limitées qui vous sont transmises par l'éducation, la famille, la société, pour embrasser des conceptions plus vastes, plus larges, plus grandioses : participer dans ce travail cosmique pour la lumière, sous l'égide du Christ."

Pensée n°  77 :
"Pourquoi constate-t-on tellement de suicides et de morts accidentelles parmi les adolescents? Le passage de l’enfance à l’adolescence est marqué par de grands changements physiques, physiologiques, mais aussi psychiques; et comme les adolescents ne savent pas canaliser leurs énergies, au moment où la vie commence à se manifester le plus puissamment en eux, ils sont en danger de mort. Et c’est là que les parents ont de grandes responsabilités. En se souvenant de leurs propres expériences d’adolescents, des années à l’avance ils devraient penser à cette période de crise que leurs enfants vont fatalement traverser, afin d’être en mesure de leur donner, déjà, les éléments pour la surmonter. Or, que se passe-t-il? Le moment venu, complètement dépassés par les événements, les parents laissent les choses aller en se disant qu’après une période difficile, tout finira bien par s’arranger. Ils font exactement comme les animaux qui, eux aussi, après une certaine période, lâchent leurs petits dans la nature: ils survivront ou ils ne survivront pas, on verra bien. Et en effet: on voit ce qu’on voit!"

Pensée n°  78 :
"Le salut de l'homme est dans sa capacité de se concentrer sur le monde divin. Cette capacité lui permettra de poursuivre tranquillement son chemin durant l'éternité. Supposez qu'en quittant ce monde, vous soyez entouré d'une atmosphère obscure au travers de laquelle vous ne pouvez rien voir, ni vos amis, ni les entités célestes. Vous êtes seul. Qui viendra vous sauver ? Votre capacité de vous concentrer sur le monde divin. Cette capacité subsiste encore après la mort, car elle ne provient pas du cerveau, elle se manifeste seulement à travers lui ; c'est l'esprit qui la possède. Lorsque l'on quitte le corps physique, cette capacité se prolonge dans l'esprit. C'est l'esprit qui pense, qui sent, qui agit, et il le fait au travers de la matière du corps physique. Mais quand il se libère de celui-ci, ne pensez pas que l'homme ne puisse plus penser, sentir ni agir. Au contraire, c'est à ce moment-là que sa pensée devient vraiment puissante, et s'il s'est habitué sur la terre à se concentrer sur le monde divin, il lui suffira de penser au Seigneur ou à la lumière pour dissiper les troubles et les ténèbres."

Pensée n°  79 :
"Ceux qui consacrent leur vie au service de Dieu ne doivent pas s'imaginer qu'ils vont mener une vie paisible sans heurts ni épreuves. Non, le Ciel qui s'occupe d'eux ne les abandonne pas à une vie facile, tranquille, insignifiante. Celui qui a consacré sa vie au Ciel doit savoir qu'il sera éprouvé. Ces épreuves ne lui sont pas données pour le punir mais pour l'amener vers les degrés supérieurs de la conscience. Là, il se développera, s'épanouira et éveillera en lui des possibilités qui n'auraient jamais été éveillées s'il était resté dans la sécurité et le bien-être. Quand l'homme travaille pour la gloire de Dieu, les épreuves ne sont là que pour le pousser à marcher vers la perfection. Alors que s'il travaille en dehors de la lumière, toutes les épreuves qu'il doit subir sont des corrections, des punitions. Evidemment, elles ont aussi un rôle à jouer pour son évolution : elles l'empêchent de continuer à descendre, mais ce sont des punitions. Dans les deux cas, nos épreuves n'ont donc pas la même signification."

Pensée n°  80 :
"On entend souvent dire que l’être humain est peu de chose, et en apparence, c’est vrai. Mais la réalité, c’est que Dieu a mis dans tous les hommes et toutes les femmes la possibilité de progresser à l’infini… jusqu’à devenir comme Lui. C’est eux qui, en cultivant une mentalité déplorable, s’interdisent d’utiliser cette possibilité: ils sont comme chloroformés. Pourtant personne n’est absolument ligoté; même les créatures les plus limitées possèdent les moyens de se dépasser, et si elles décidaient de tourner leur regard et leur pensée vers le Seigneur, à l’instant même elles s’apercevraient de leurs possibilités. Tout dépend seulement de la direction vers laquelle chacun porte ses désirs. Si l’essentiel pour lui est dans le plan matériel: le succès, l’argent, le plaisir… et qu’il ne laisse aucune place dans sa tête pour les valeurs spirituelles, évidemment il restera aussi faible et limité. Mais s’il décide de donner la première place à l’amour, à la beauté, à l’esprit, sans se préoccuper de savoir s’il sera riche ou pauvre, bien vêtu ou en guenilles, honoré ou ridiculisé, à partir de ce moment-là tout est possible pour lui!"

Pensée n°  81 :
"Tout être humain qui vient s'incarner sur la terre a nécessairement des erreurs à corriger, des dettes à payer et c'est ce que l'on appelle le karma. Ainsi, combien d'Initiés, combien de saints et de prophètes ont souffert pour réparer des fautes qu'ils avaient commises dans des incarnations antérieures! Cela n'empêchait pas leur âme et leur esprit de vivre dans la splendeur divine, parce que, malgré les obstacles, malgré l'adversité, ils travaillaient sans relâche afin de garder le contact avec le monde divin.
La grandeur d'un Initié réside dans le fait qu'il ne perd jamais la conscience de l'existence en lui d'une région inattaquable, inaccessible: son esprit, où il peut se réfugier pour travailler. Une fois qu'il a réussi à s'élever jusque-là, même si le karma l'assaille, il se sent au-dessus, toujours au-dessus: le karma veut le limiter, il se libère; il veut l'assombrir, il reste dans la lumière… Envers et contre tout, il continue son travail."

Pensée n°  82 :
"On pourrait comparer l'être humain à un bureau de réclamations. Tout en lui réclame : l'estomac réclame de la nourriture... les oreilles réclament des sons... les yeux réclament la lumière, les couleurs... et la bouche, le nez, tous réclament... et les organes sexuels aussi. Donc, le corps entier réclame, c'est magnifique, c'est merveilleux, c'est naturel. Seulement voilà : il faut une instance supérieure pour contrôler ces réclamations, et cette instance c'est la tête. C'est à elle de voir si elle peut les satisfaire, sinon ce sera la catastrophe : l'homme mangera et boira trop ou pas assez, il s'exposera trop à la chaleur ou au froid, il n'entendra ni ne verra les dangers... Il est bon que le corps soit poussé à réclamer ce dont il a besoin, c'est à cette condition qu'il se maintient en vie. Mais il faut que la tête aussi soit là pour orienter, pour voir à quel moment accepter, à quel moment refuser, et combien donner. Partout il y a des exigences, des réclamations, mais dans l'être humain, comme dans tous les domaines de l'existence, une tête doit être là, présente, pour pouvoir distribuer à tous d'après les règles divines, dans des proportions divines."


Pensée n°  83 :
"N’importe qui peut se prétendre disciple d’un Maître, mais qu’en est-il en réalité? Le véritable disciple est celui qui, grâce à la présence visible ou invisible de son Maître, a conscience d’entrer en relation avec un principe supérieur qui a le pouvoir de transformer ses pensées, ses sentiments et ses actes. À partir de ce moment-là, la vie qui émane de lui est marquée du sceau de l’esprit. Au fur et à mesure que cette vie jaillit, elle produit des changements jusque dans son aspect physique; sur son visage, sur ses gestes, sur tout son comportement, elle imprime quelque chose de plus harmonieux, de plus expressif, de plus lumineux."

 

Pensée n°  84 :
"Pour ceux qui sont forts, qui sont capables de se dominer, tout est bon, on pourrait presque dire: tout est permis. Mais aux faibles, il faudrait interdire même le Ciel! Parce que le Ciel les rendra fous. Oui, voilà souvent ce qui détraque les gens: le Ciel, c'est-à-dire la pureté, la beauté, la lumière. Tandis que dans l'Enfer, au milieu de tous les diables, ils se sentent tout à fait à leur place et sont très bien. Eh oui, avec les faibles, il faut sans cesse prendre des précautions, parce que tout devient dangereux: l'amour, la sagesse, la joie... on ne sait pas comment ils vont les supporter ou ce qu'ils vont en faire. Et même vivre peut être dangereux pour certains. Alors, que reste-t-il de bon pour eux?
Combien de règles morales ont été édictées à cause de la faiblesse humaine! Mais le jour où l'homme deviendra véritablement fort, maître de lui, plus rien ne lui sera interdit."

Pensée n°  85 :
"Il est dit dans la Genèse : " Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu Il le créa, homme et femme Il le créa. " Ce qui signifie, d'après le Zohar, que Dieu créa Adam, l'homme primordial, comme mâle et femelle, c'est-à-dire en possession des deux principes. Vous direz : " Mais alors, et Eve ? Il est écrit qu'ensuite Dieu créa Eve. " Oui, Dieu a fait sortir le principe féminin du principe masculin, Il l'a objectivé devant Lui. C'est le sens de cette image qui a préoccupé tellement de théologiens : Dieu tirant Eve d'une côte d'Adam.
Adam et Eve ne sont pas un homme et une femme, ce sont des symboles. Adam est le principe masculin, qui a engendré Eve le principe féminin. Qu'est-ce que cela veut dire ? Que le principe premier est sorti de son état d'extrême subtilité pour se condenser, et en se condensant il a créé un autre principe : Eve. Si dans la Genèse il est dit qu'Adam a été créé avant Eve, c'est parce que Moïse, qui était un Initié, savait que le principe masculin est toujours premier dans la manifestation. Et il est premier parce qu'il est le principe créateur, c'est lui qui est à l'origine de la création, donc de la matière. La matière est une production de l'esprit, ce que Moïse a représenté par l'image d'Eve tirée d'une côte d'Adam. La matière est une condensation des forces de l'esprit, c'est pourquoi symboliquement, le principe féminin vient toujours après le principe masculin."

Pensée n°  86 :
"Aux premiers hommes Dieu avait donné la terre à cultiver et à peupler. Mais cette terre, ce n’est pas seulement cette étendue physique sur laquelle nous nous déplaçons et travaillons, c’est aussi une terre bien particulière : notre tête. Ce qui se passe dans notre tête est le reflet de ce qui se passe sur la terre, et inversement. S’il y a toujours des guerres sur la terre, c’est qu’il y a toujours des guerres dans la tête des humains. Même les cinq continents y sont représentés : l’Afrique, l’Asie, l’Amérique, l’Océanie, l’Europe. L’occiput, par exemple, représente l’Afrique…
L’idéal du disciple, c’est d’avoir une tête magnifiquement construite. D’après la structure de leur tête un Maître spirituel reconnaît la nature de la « terre » sur laquelle vit chaque être humain."

Pensée n°  87 :
"Vouloir commander est une des tendances les plus ancrées chez les humains. Mais quand un désir se manifeste en eux et les enserre comme un serpent, ils se mettent à sa disposition et capitulent sans résistance. Si vous vous analysez, vous verrez que c'est bien ainsi que les choses se passent. Les humains sont capables de donner des ordres aux autres, mais incapables d'en donner à eux-mêmes pour rétablir la situation. Or, le travail du disciple consiste justement à prendre conscience de son être intérieur pour y rétablir l'ordre, pour retrouver la royauté perdue dont les désirs inférieurs et les passions l'ont dépossédé. Tous les travaux que vous pouvez réaliser dans les autres domaines pâlissent devant l'importance d'un seul travail: vous mettre en harmonie avec le cosmos et installer cette harmonie dans votre propre royaume en vous imposant à votre peuple, vos cellules. Dites-leur: «Vous ferez ma volonté et pas autre chose!» et elles seront obligées de se soumettre, parce que vous vous imposez à elles non en vertu d'une autorité personnelle, mais grâce à votre obéissance aux lois divines. C'est ainsi que vous retrouverez votre royauté."

Pensée n°  88 :
"Les conditions dans lesquelles nous vivons ne sont jamais déterminantes. Lorsqu'il arrive des événements qui touchent la collectivité, par exemple, on constate que les mêmes épreuves n'affectent pas les gens de la même façon. Pourquoi ? Parce qu'ils ne les affrontent pas avec le même état de conscience. Pendant que les uns deviennent de plus en plus aigris, vindicatifs, ou se laissent complètement écraser et empoisonnent la vie des gens autour d'eux, les autres au contraire se renforcent, s'enrichissent et, grâce à leurs expériences, peuvent ensuite aider leur entourage par leurs conseils, leur attitude, leur rayonnement et les forces qu'ils dégagent.
Cela prouve bien que nous ne sommes pas soumis aux conditions. Bien sûr, on ne peut pas les ignorer ou les négliger tout à fait. Mais pour progresser, on ne doit jamais perdre de vue que beaucoup de choses dans la vie ne dépendent que de nous, de notre façon de les considérer, et que le bonheur et le malheur sont des états tout à fait relatifs."

Pensée n°  89 :
"Dans la vie spirituelle le silence n'est jamais un but en soi, il a seulement pour fonction de donner des conditions favorables au travail de la pensée. Le silence par lui-même n'apporte pas grand-chose ; bien sûr, il apaise, il repose, mais c'est tout. Le véritable rôle du silence est de permettre l'essor de la pensée et de l'imagination. Donc, chaque fois qu'il vous est donné de goûter de véritables moments de silence, chez vous ou dans la nature, tâchez de créer par la pensée quelque chose de pur, de chaleureux, de lumineux, pour que l'atmosphère autour de vous vibre, et que tous ceux qui viendront ensuite vous visiter ou qui passeront par là reçoivent une impulsion vers le bien. À quoi cela sert-il d'être là, immobile ? On ne doit pas rester comme une pierre ! Même dans l'immobilité et le silence, il faut savoir être vivant et créateur."

Pensée n°  90 :
"Les caractéristiques de sa vie physique, psychique et spirituelle donnent à chaque créature une longueur d'onde déterminée, des vibrations déterminées qui la mettent automatiquement en contact avec les entités et les courants dans l'espace qui possèdent la même longueur d'onde, les mêmes vibrations. C'est ainsi que s'expliquent les relations qu'entretient l'être humain avec les forces de la nature. Par ses pensées, ses sentiments, ses actes, il entre en affinité avec des régions, des entités qui possèdent les mêmes longueurs d'onde que lui et, par la force de l'attraction, ils doivent tôt ou tard se rencontrer. La Science initiatique donne à tous les clés pour pouvoir créer l'avenir qu'ils souhaitent. C'est la qualité de ses pensées, de ses sentiments et de ses désirs qui entraîne l'homme vers l'Enfer, ou au contraire vers les régions pures et lumineuses du monde divin."

Pensée n°  91 :
Les pierres sont des êtres vivants. Puisque l’univers entier est vivant de la vie de Dieu, les pierres aussi sont vivantes, ce qui signifie qu’elles peuvent se réjouir et même penser. Vous direz que, n’ayant pas reçu de corps éthérique à la différence des plantes, et encore moins de corps astral et mental, elles ne peuvent ni se réjouir, ni penser… C’est vrai, les pierres n’ont ni corps éthérique, ni corps astral, ni corps mental, et si nous les plaçons au bas de l’échelle de l’évolution, c’est que leur être spirituel est si éloigné qu’il n’a aucune communication avec elles. Les pierres sont le réceptacle d’un être spirituel, mais cet être spirituel n’est pas encore suffisamment descendu en elles pour les vivifier. Et alors, qu’est-ce qui se réjouit et pense dans la pierre ? L’esprit en haut, non la pierre elle-même. Lorsqu’on déplace ou casse des pierres, elles se réjouissent, parce qu’elles sentent qu’elles vont participer à une construction, à quelque chose de nouveau.

Pensée n°  92 :
« À quoi pensez-vous ? » Posez cette question à différentes personnes et la majorité vous répondront qu’elles ne savent pas. Voilà, elles ne savent pas, elles ne font jamais attention à ce qui va et vient en elles. Du matin au soir elles sont traversées par toutes sortes de pensées et de sentiments, mais cela se fait comme malgré elles, en dehors d’elles. Comment, dans ces conditions, peuvent-elles dominer les forces psychiques qui circulent dans le monde, les orienter, les utiliser ? C’est absolument impossible.
Si vous laissez n’importe quels courants entrer en vous sans aucun contrôle, ils finiront par vous terrasser. Pour devenir leur maître, vous devez tout d’abord prendre la situation en main, c’est-à-dire être conscient des pensées et des sentiments qui vous traversent. Voilà la plus grande qualité d’un disciple : il est toujours conscient, il sait à n’importe quel moment la nature des courants qui pénètrent en lui. Et dès qu’il sent une pensée ou un sentiment négatif, aussitôt il l’arrête et s’efforce de le remplacer ou de le transformer.